Accueil > Blog > ADDICTION à la NOURRITURE : Comment S’en Sortir (+ le test d’addiction)
La nourriture affecte votre cerveau et peut se transformer en vrai dépendance ! Voici des solutions pour s'en sortir.

ADDICTION à la NOURRITURE : Comment S’en Sortir (+ le test d’addiction)

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Addiction à la nourriture : êtes-vous la victime de ce problème  » MODERNE  » ?

Peut-être connaissez-vous ces phrases :

  • « Je n’arrive pas à m’arrêter de manger du chocolat »
  • « Si je mets le nez sur une tablette de chocolat, je ne peux pas m’arrêter »
  • « Si j’ouvre une poche de chips, même si je n’ai pas faim, je dois la finir, c’est plus fort que moi ».
     addiction à la nourriture

Le corps médical vous répond en général qu’il faut être suivi par un thérapeute ou encore un diététicien.

Chez un psychologue à orientation psychanalytique, on nous dit que c’est un problème lié à l’enfance, un besoin de « combler le manque affectif que l’on n’a pas eu« .

Chez le/la diététicien-ne on nous donne un régime alimentaire que nous devons respecter si l’on veut perdre du poids. 

Mais si mon problème n’était pas réellement lié à l’enfance, et si un régime alimentaire était tout sauf la clé ?

Dans cet dossier, nous allons voir ce qu’est l’addiction à la nourriture et pourquoi certains aliments sont une véritable drogue.

Nous allons également voir comment les industriels font pour rendre un « aliment » si addictif que dans les études, les animaux préfèrent souffrir et continuer à consommer leur drogue (alimentaire) plutôt que de passer à une alimentation physiologiquement normale n’ayant aucun effet sur le cerveau. 

Nous allons voir aussi que la dépendance alimentaire n’est pas si différente de la dépendance à l’alcool, tabac, etc. 

Vous pourrez voir la liste des aliments les moins addictifs ainsi que des aliments les plus addictifs. 

Enfin, vous pourrez télécharger un questionnaire validé scientifiquement pour déterminer si vous souffrez d’addiction aux aliments.

Pour télécharger et faire ce test de d’addiction à la nourriture, veuillez cliquer sur ce lien :

test addiction alimentaire

L’addiction à la nourriture : c’est quoi au juste ? 

La notion d’addiction à la nourriture est assez récente. 

C’est en 1956, pour la première fois, que T. Randolph, allergologue, parle d’addiction alimentaire. 

Il définit l’addiction alimentaire comme « Une adaptation spécifique d’un ou plusieurs types d’aliments consommés régulièrement, auxquels une personne est très sensible, produisant un ensemble de symptômes décrits comme similaires aux processus addictifs » (1) 

Bien que la science ait été un peu longue à pointer le bout de son nez, et il y a encore beaucoup de travail à faire, les personnes concernées par ce phénomène décrivent ces phénomènes depuis des années ! 

En effet, il n’est pas rare que les personnes souhaitant perdre du poids décrivent des mécanismes d’addiction alimentaire vis-à-vis de certains aliments comme le sucre ou le chocolat. 

La théorie est la suivante : certains nutriments, additifs, ou certains comportements en lien avec la prise alimentaire activeraient les mêmes circuits neurobiologiques que ceux impliqués dans les addictions (2) (comme nous le verront plus bas dans l’article). 

En pratique, l’addiction alimentaire pourrait expliquer, en partie, pourquoi certains patients qui présentent des soucis de poids auraient du mal à changer leurs habitudes alimentaires. 

Trouble du Comportement Alimentaire : TCA VS Addiction Alimentaire 

addiction à la nourriture et prise de poidsAttention ! Souffrir de trouble du comportement alimentaire n’est pas la même chose que de souffrir d’addiction à la nourriture. 

La boulimie, par exemple, pourrait prêter à confusion dans ce cas là. 

La boulimie correspond à l’ingestion, sur une période limitée, d’une quantité de nourriture largement supérieure à ce que la plupart des gens absorberaient dans des circonstances similaires avec un sentiment de perte de contrôle. 

Il arrive très souvent que les crises de boulimie surviennent après une baisse de morale, un coup dur, une dispute ou encore un stress. 

Cette personne va consommer une grande quantité d’aliments sur une courte période et parfois, elle le fera à l’abri des regards. 

La personne boulimique va ensuite entrer dans une sorte de boucle dans laquelle une situation émotionnelle va l’inciter à consommer en grande quantité des aliments très riches en calories (en général, il n’est pas toujours question de goût). 

Ensuite viendra un sentiment de dévalorisation intense, tristesse, colère, honte, dégoût de soi-même. 

Ces comportements boulimiques mèneront à des comportements compensatoires afin de soulager l’inconfort physique / psychologique dans le but de limiter le plus possible la prise de poids. 

Addiction à la nourriture : ce qu’en dit la science 

La prévalence de l’obésité aux USA continue d’augmenter, si ces chiffrent continuent d’augmenter, on s’attend à voir plus de 85 % de la population américaine être en surpoids ! (3)

Plusieurs causes sont liées à l’épidémie d’obésité dont : 

  • L’augmentation de plats riches en calories 
  • L’augmentation de la disponibilités des plats riches 
  • L’augmentation des proportions alimentaires 
  • Diminution de l’activité physique 
  • Sédentarisation 
  • Manque de sommeil 

Bien que les causes de l’obésité soient multifactoriels, une facteur qui contribuerait fortement est l’idée que certains aliments pourraient être capable de déclencher une réaction de dépendance (addiction à la nourriture) chez certaines personnes, ce qui peut conduire à une suralimentation involontaire. 

Gearhardt et ses collaborateurs (4) ont développé et validé la « Yale Food Addiction Scale » (YFAS) de Yale, qui utilise les critères du DSM-IV (le DSM est un Manuel de Diagnostique et de statistique des troubles mentaux) pour la dépendance à une substance afin de quantifier les symptômes de consommation provoquant une dépendance.

Pour télécharger et faire le test de l’addiction à la nourriture, veuillez cliquer sur ce lien :

test addiction alimentaire

 «l’addiction à la nourriture» se caractérise donc par des symptômes tels qu’une perte de contrôle de la consommation, une utilisation continue malgré des conséquences négatives et une incapacité à réduire malgré le désir de le faire [5]. 

Une alimentation semblable à une dépendance a été associée à une impulsivité et à une réactivité émotionnelle accrue également impliquées dans les troubles liés à l’utilisation de substances [6].

Ainsi, la «l’addiction à la nourriture» peut partager des attributs comportementaux communs avec d’autres troubles de la dépendance. 

Des études de neuroimagerie ont également révélé des similitudes biologiques dans les types de dysfonctionnements liés à la récompense entre «toxicomanes alimentaires» et individus dépendants d’autres substances. 

Les personnes qui endossent des symptômes de «d’addiction alimentaire» présentent une activation accrue dans les régions associées aux récompenses (par exemple, le striatum, le cortex orbito-frontal médical) en réponse à des signaux alimentaires, conformément aux autres troubles de dépendance [7]. 

De plus, des scores plus élevés sur le YFAS ont été associés à un indice de signalisation à la dopamine, l’hormone du plaisir [8].

Ce profil génétique a été associé à la capacité de signalisation de la dopamine, qui peut également être un facteur de risque pour les troubles de dépendance [9].

Tout comme le terme « drogue », qui peut englober les substances addictives et non addictives, le terme « nourriture » ne se réfère lui non plus, pas seulement aux aliments dans leur état naturel (comme les légumes / fruits / viandes), le terme « nourriture » est également accepté pour ce qui est des plats préparés, plats raffinés, des plats riches en sucre et en matières grasses (comme les gâteaux). 

Comme le terme « nourriture » englobe la nourriture naturelle (fruits/légumes/viandes/noix/graines) mais également les industrielles, alors il est difficile de poser le diagnostic addiction à la nourriture. 

Sans exposition à une substance addictive, une personne vulnérable à un usage problématique ne développerait pas de dépendance [10].

Ainsi, alors que les preuves suggèrent qu’il peut exister des chevauchements biologiques et comportementaux entre «addiction alimentaire» et troubles liés à l’utilisation de substances [11], une étape logique consiste à examiner quels aliments ou attributs alimentaires spécifiques sont susceptibles de déclencher une réaction de dépendance.

Addiction à la nourriture : les aliments naturels vs les aliments industriels 

Les substances addictives sont rarement à leur état naturel, mais ont été modifiées ou industrialisées de manière à augmenter leur potentiel addictif. 

addiction alimentaire

Par exemple, les raisins sont transformés en vin et les céréales en farines.

Il existe des aliments naturels contenant du sucre (par exemple les fruits) ou des aliments contenant naturellement du gras (par exemple les noix). 

Notamment, le sucre (ou les glucides raffinés) et les matières grasses sont rarement présents naturellement dans le même aliment, mais de nombreux aliments au goût agréable ont été transformés pour obtenir des quantités élevées de graisses ET de sucre (par exemple, des gâteaux, des pizzas ou du chocolat).

De plus, dans notre environnement alimentaire moderne, nous avons une grande disponibilité d’aliments que l’on appelle : « aliments hautement transformés ». 

Bien que la cuisson ou les mélanges soient une forme de transformation, dans cet article nous allons utiliser le terme «hautement transformé» pour désigner des aliments conçus pour être particulièrement savoureux grâce à l’ajout de graisses et sucres raffinés.

Les aliments auxquels d’autres ingrédients ajoutés, tels que les fibres ou les vitamines, ne seraient pas considérés comme «hautement transformés» selon la définition actuelle, à moins que l’aliment ait également ajouté des niveaux de lipides et / ou de glucides raffinés.

Il est plausible que, à l’instar des drogues faisant l’objet d’abus, ces aliments hautement transformés soient plus susceptibles de déclencher des réactions biologiques et comportementales analogues à une dépendance, en raison de leurs niveaux de récompense anormalement élevés.

L’un des principaux problèmes quand les industriels modifient les aliments/boissons, c’est qu’il en résulte très souvent une concentration plus élevée de l’agent addictif.

Par exemple, l’eau n’a quasiment pas de potentiel d’abus, alors que la bière est plus susceptible d’être consommée de manière abusive. 

De même, l’ajout de graisses et de sucre dans des aliments hautement transformés peut augmenter la «dose» de ces ingrédients, au-delà de ce que l’on pourrait trouver dans un aliment naturel (comme les fruits ou les noix). 

L’augmentation de la «dose» dans ces ingrédients peut augmenter le potentiel d’abus de ces aliments, à l’instar des substances créant traditionnellement une dépendance.

De plus, les substances provoquant une dépendance sont modifiées pour augmenter le taux d’absorption de l’agent provoquant la dépendance dans la circulation sanguine. 

Par exemple, quand une feuille de coca est mâchée, elle est considérée comme ayant un faible potentiel de dépendance [12].

Cependant, une fois transformée en une dose concentrée avec administration rapide dans le système, (cocaïne), cela créer une forte dépendance [13]. 

De même, les aliments hautement transformés, par rapport aux aliments naturels, sont plus susceptibles d’induire un pic de glycémie.

Le lien entre addiction alimentaire et Charge Glycémique

Ce point est important car il existe un lien connu entre les niveaux de glucose et l’activation des zones du cerveau impliquées dans la dépendance [14]. 

Alors que la charge glycémique (CG) et l’indice glycémique (IG) d’un aliment sont tous deux des mesures de l’impact de ce qu’on mange sur notre taux de glucose dans le sang (glycémie) [15], la charge glycémique est plus intéressante car elle est calculée en utilisant non seulement en fonction de l’ampleur du pic de glycémie, mais également en dose (grammes) de glucides raffinés.

De nombreux aliments avec une CG élevée (par exemple : un gâteau, une pizza) ont été hautement transformés pour augmenter la concentration en glucides raffinés, comme l’utilisation de farine blanche et de sucre.

Simultanément, les fibres, les protéines et l’eau sont retirés de la nourriture, ce qui augmente encore la vitesse d’absorption des glucides raffinés dans le système.

Par exemple, le sucre contenu dans un aliment hautement transformé et à teneur élevée en CG, tel qu’une tablette de chocolat au lait, sera plus rapidement absorbé dans le système que les sucres naturels d’une banane (faible en CG).

En effet, la banane n’est pas transformée et, bien qu’elle contienne du sucre, elle contient également des fibres et de l’eau qui ralentissent la vitesse à laquelle le sucre pénètre dans le sang. 

Maintenant que nous savons ce qui nous rend dépendant (graisses + sucre) alors on peut supposer que le chocolat, aurait, par exemple, un potentiel d’abus plus élevé que les fruits. 

En résumé, il apparaît que les aliments hautement transformés peuvent être modifiés de la même manière que les substances addictives (tabac, cocaïne, alcool) pour augmenter la « puissance » de l’aliment (dose) et son taux d’absorption [16].

Addiction à la nourriture : les animaux sont aussi concernés !

Bien qu’il y ait peu de preuves chez les humains que les aliments puissent créer une dépendance, les modèles animaux suggèrent que les aliments hautement transformés sont associés à une dépendance.

Les rats ayant une tendance à l’hyperphagie boulimique manifestent un comportement de dépendance en réponse à des aliments hautement transformés, tels que les biscuits « Oreo » ou le « glaçage », mais pas à leur nourriture physiologique normale [17,18].

Addiction au sucre chez les animaux

Les rats maintenus au régime d’aliments hautement transformés, tels que le gâteau au fromage, présentent une régulation négative dans le système dopaminergique qui se produit également en réponse à un abus de drogues [19].

De plus, les rats sont motivés à rechercher des aliments hautement transformés malgré les conséquences négatives (choc), ce qui est une autre caractéristique de la dépendance [20].

Par conséquent, du moins dans les modèles animaux, la surconsommation d’aliments hautement transformés (en dehors de l’alimentation standard des rats) semble produire certaines caractéristiques analogues à une dépendance. 

Cela renforce l’idée que tous les aliments ne sont pas susceptibles d’être associés de la même manière à des comportements alimentaires provoquant une dépendance.

La recherche sur les animaux a également cherché à savoir si les ingrédients alimentaires généralement ajoutés aux aliments hautement transformés, tels que le sucre et les matières grasses, sont particulièrement impliqués dans «l’addiction alimentaire». 

Chez les animaux, il semble que le sucre soit associé le plus souvent à une dépendance alimentaire [21]. 

Les rats qui ont un accès intermittent au sucre dans leur alimentation présentent un certain nombre d’indicateurs comportementaux de la dépendance [22]. 

Lorsque le sucre est retiré de l’alimentation les rats présentent des signes de sevrage ressemblant à ceux des opiacés, tels que l’angoisse, le claquement des dents et l’agressivité [23]. 

La consommation excessive de saccharose (sucre) entraîne une augmentation répétée de la dopamine, plutôt que sa diminution progressive avec le temps, caractéristique des substances addictives [24].

Ainsi, les preuves biologiques et comportementales chez les modèles animaux suggèrent que le sucre peut être un agent de dépendance.

Il est intéressant de noter que lorsque les rats qui mangent des aliments hautement transformés, riches en sucre et en gras, subissent des modifications du système dopaminergique s’apparentant à des drogues faisant l’objet d’abus. [25].

Cela suggère que le sucre et les matières grasses pourraient jouer un rôle important dans le potentiel de dépendance des aliments hautement transformés.

On sait peu de choses sur la façon dont ces caractéristiques alimentaires pourraient entraîner une réaction de dépendance semblable chez l’homme.

En appliquant cette logique aux attributs des aliments, il peut en résulter que les glucides raffinés (par exemple, le sucre, la farine blanche) et les lipides sont d’importants contributeurs à la consommation provoquant une addiction alimentaire. 

Une prochaine étape essentielle dans l’examen de la «dépendance à l’alimentation» consiste à déterminer quels aliments ou attributs d’aliments posent le plus grand risque de développer des comportements alimentaires analogues à ceux de l’accoutumance chez l’homme.

Les 8 symptômes communs de l’addiction à la nourriture

Voici les 8 signes les plus communs de la dépendance alimentaire :

1) Vous avez envie de manger alors que vous n’avez pas faim 

Vous n’avez pas faim et vous le savez vous-même, vous le sentez.

Après votre repas, votre estomac est plein.

Seulement, quelque part dans votre cerveau, il y a une envie de quelque chose d’autre. 

Si cela se produit régulièrement et que cela s’associe avec des problèmes pour vous contrôler, alors vous pouvez être face à une situation anormale. 

Posez vous la question : « Est-ce que plat tant désiré malgré le fait de ne pas avoir faim est gras ou sucré ?« .

Si la réponse est oui, alors vous souffrez peut-être d’addiction à la nourriture. 

Ce besoin impérieux ne concerne en rien vos besoins en énergie ni en nutriments, vous venez de manger.

Votre cerveau appelle une substance, un médiateur, qu’il sait être capable de libérer de la dopamine. 

2) Votre mangez plus que  vos besoins réels

Est-ce que vous vous dites : « Quel mal y a-t-il à prendre une petite tranche de gâteau au chocolat ? Un petit peu ne va pas changer grand chose, de toute façon maintenant je suis plus à ça près » 

Le plupart du temps ce raisonnement est bon, car effectivement manger une petite part de gâteau occasionnellement ne changera rien à votre poids.

En revanche, pour certaines personnes, une bouchée ou une tranche se transforme en quelques bouchées pour se finir en moitié de gâteau englouti.

C’est le phénomène du « tout ou rien » qui est commun aux toxicomanes.

Il n’existe pas de « modération », cela ne fonctionne simplement pas. 

Faire arrêter un cocaïnomane, un fumeur, un alcoolique est chose très difficile mais ce qui l’est encore plus, c’est de leur faire croire qu’il est possible d’être « modéré ». 

Dites à un alcoolique de ne boire qu’un seul verre, dites à un cocaïnomane de ne se droguer qu’une seule fois, dites à un fumeur de ne fumer qu’une cigarette : cela ne fonctionne PAS. 

3) Vous mangez souvent jusqu’à vous sentir « trop plein » 

Ce symptôme rejoint le premier.

C’est-à-dire que vous mangez, malgré le fait d’avoir déjà manger.

De plus, non seulement vous mangez, mais vous mangez avec un excès tel seule la capacité physique de votre estomac peut vous arrêter. 

Une fois avoir fini de manger, vous vous sentez plein, votre estomac vous fait mal, vous êtes fatigué et avez besoin de vous assoupir pour digérer. 

4) Vous vous sentez coupable de mangez trop… mais vous recommencer quand même !

Lorsque vous faites quelque chose qui n’est pas en accord avec vos valeurs, vos principes, ou encore avec ce que la société vous dicte, vous vous sentez mal à l’aise.  

C’est ce qu’on ce qu’on appelle « avoir une conscience coupable ».

C’est un sentiment très commun lorsque l’on parle d’addiction et en particulier d’addiction à la nourriture. 

Nous savons que ce que nous avons fait n’est pas acceptable, n’est pas normal, n’est pas sain.

Mais nous le faisons quand même car nous ne pouvons pas faire autrement. 

Si vous avez essayé d’exercer une « volonté » pour contrôler votre consommation d’aliments, céder à un état de manque peut conduire à une conscience coupable.

Vous pouvez avoir le sentiment que vous faites quelque chose de mal. 

5) Vous vous trouvez des excuses pour vous justifier

Lorsque vous avez décidé de ne plus vous laisser tenter, mais que vous ressentez un état de manque, vous pouvez ressentir 2 forces contradictoires en jeu dans votre esprit :

  • L’une est la décision logique et rationnelle que vous avez prise de vous abstenir (Peut-être avez-vous décidé de ne « tricher » que le samedi)
  • Et l’autre force est le besoin irrépressible de vous laisser tenter.

Imaginons que nous sommes un mercredi et vous avez envie de quelque chose de sucré dans l’après-midi.

À l’heure actuelle, vous avez envie de manger un morceau que vous aviez précédemment décidé de ne pas manger ce jour-là.

La décision logique que vous avez prise de vous abstenir devient « contestée » par la nouvelle idée selon laquelle vous devriez vous laisser aller aujourd’hui et manger ce que vous avez envie de manger.

À ces moments-là, vous commencez à vous demander si vous devriez craquer ou non.

C’est généralement à ce moment là que vous vous laisser prendre par le système des « excuses ».

Votre cerveau va tout faire pour que vous ayez une solution à votre problème.

Vous allez alors trouver une séries d’excuses pour justifier votre addiction.

Exemples d’excuses :

  • « J’ai résisté 2 jours, pour me récompenser, je vais céder aujourd’hui »
  • « Demain je ferai mieux » 
  • « À partir de demain je recommence à 0 et je recommence comme il faut » 
  • « C’était simplement un essai » 

6) Vous échouez à tenir vos objectifs

beaucoup de personnes ont du mal à se maîtriser d’une manière ou d’une autre, elles essaient donc souvent de se fixer des objectifs.

Par exemple :

  • Ne faire la grasse matinée que le week-end,
  • Faire toujours ses devoirs après l’école,
  • Ne jamais boire de café après deux heures de l’après-midi.

Cela vous semble familier ?

Pour la plupart des gens, ces règles échouent presque toujours.

Pour ceux qui souffrent d’addiction à la nourriture les exemples incluent souvent un repas de « triche » par semaine ou deux repas.

Mais ça peut aussi être : manger simplement des aliments riches en sucre ou graisses un jour de fête (anniversaire, jour férié).

Malheureusement, en général, ces règles échouent presque toujours.

7) Vous cachez vos « péchés mignons »

Les personnes ayant des antécédents en matière de règles et d’échecs répétés commencent souvent à cacher leur consommation de malbouffe aux autres.

Ils préféreront peut-être manger seul, lorsque personne d’autre ne sera à la maison, seul dans la voiture ou tard le soir après que tous les autres se soient couchés.

8) Vous êtes incapable d’arrêter de manger malgré d’autres problèmes de santé

Il ne fait aucun doute que les aliments que vous mangez ont un effet important sur votre santé. 

À court terme, la malbouffe peut entraîner une prise de poids, de l’acné , une mauvaise haleine, de la fatigue, une mauvaise santé dentaire et d’autres problèmes courants.

Mais à long terme, après des années et des années de maltraitance continue du corps, les choses peuvent commencer à aller vraiment mal.

Une consommation de malbouffe à vie peut entraîner :

Beaucoup de gens savent que la malbouffe leur nuit, mais ne peuvent toujours pas contrôler leur consommation d’aliments.

Les aliments les plus addictifs

Sans surprise, la plupart des aliments considérés comme addictifs sont les aliments transformés.

Ces aliments sont généralement riches en sucre, en gras (ou les deux) et ont une forte palatabilité.

La palatabilité est la caractéristique de la texture des aliments agréables au palais : elle intervient dans le plaisir alimentaire.

Exemples :

  • Pizza
  • Chocolat
  • Cookies
  • Crème glacée
  • Frites
  • Cheeseburgers
  • Soda 
  • Gâteau 
  • Fromage
  • Bacon
  • Poulet frit
  • Popcorn (beurré) 
  • Céréales de petit déjeuner
  • Bonbons
  • Steak
  • Muffins

Les aliments les moins addictifs

Les aliments les moins addictifs sont pour la plupart des aliments entiers, non transformés.

Exemple :

  • Concombres 
  • Carottes
  • Riz entier (sans sauce, ni beurre, ni sel)
  • Haricots 
  • Pommes
  • Brocoli
  • Bananes
  • Saumon
  • Fraises
  • Eau 
  • Poitrine de poulet
  • Œufs

Comment se sortir de l’addiction à la nourriture ?

addiction alimentaireLa découverte récente de l’addiction alimentaire permet d’ajouter quelque chose de supplémentaire dans la prise en charge thérapeutique.

Seulement, aujourd’hui, la plupart des psychologues ne sont pas réellement formés à l’addiction alimentaire. 

En effet, soient ils le sont pour l’addiction avec et sans substance, ou alors ils le sont pour les TCA (troubles du comportement alimentaire).

L’addiction alimentaire étant une découverte très récente et encore controversé, il faudra plusieurs années pour qu’une discipline à part entière puisse exister. 

En revanche, certaines thérapies (basées sur la sciences) peuvent être essayées !

En effet, certains psychothérapeutes / psychologues pratiquent ce que l’on appelle les TCC : Thérapie Cognitive Comportementale, une des seules psychothérapies efficaces et prouvées scientifiquement. 

Êtes-vous addict ? Téléchargez le test de l’addiction alimentaire 

Gearhardt et ses collaborateurs ont développé et validé la « Yale Food Addiction Scale » (YFAS) de Yale, qui utilise les critères du DSM-IV (le DSM est un Manuel de Diagnostique et de statistique des troubles mentaux) pour la dépendance à une substance afin de quantifier les symptômes de consommation provoquant une dépendance.

Pour télécharger et faire le test de l’addiction à la nourriture, veuillez cliquer sur ce lien :

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Références : 

1 – Hebebrand J, Albayrak Ö, Adan R, et al. «Eating addiction», rather than «food addiction», better captures addictive-like eating behavior. Neurosci Biobehav Rev 2014;47:295-306.

2 – Davis C. A narrative review of binge eating and ad- dictive behaviors : Shared associations with seasonality and personality factors. Front Psychiatry 2013;4:183.

3 – Wang Y, Beydoun MA, Liang L, Caballero B, Kumanyika SK (2008) Will All Americans Become Over- weight or Obese? Estimating the Progression and Cost of the US Obesity Epidemic. Obesity 16: 2323–2330. doi: 10.1038/oby.2008.351 PMID: 18719634

4 – Gearhardt AN, Corbin WR, Brownell KD (2009) Preliminary validation of the Yale Food Addiction Scale.Appetite 52: 430–436. doi: 10.1016/j.appet.2008.12.003 PMID: 19121351

5 – Gearhardt AN, White MA, Potenza MN (2011) Binge eating disorder and food addiction. Current drugabuse reviews 4: 201. PMID: 21999695

6 – Davis C, Curtis C, Levitan RD, Carter JC, Kaplan AS, et al. (2011) Evidence that ‘food addiction’ is avalid phenotype of obesity. Appetite 57: 711–717. doi: 10.1016/j.appet.2011.08.017 PMID: 21907742

7 -Gearhardt AN, Yokum S, Orr PT, Stice E, Corbin WR, et al. (2011) Neural correlates of food addiction. Archives of general psychiatry 68: 808–816. doi: 10.1001/archgenpsychiatry.2011.32 PMID:21464344

8 – Davis C, Loxton NJ, Levitan RD, Kaplan AS, Carter JC, et al. (2013) ‘Food addiction’ and its association with a dopaminergic multilocus genetic profile. Physiol Behav 118: 63–69. doi: 10.1016/j.physbeh. 2013.05.014 PMID: 23680433

9 – Nikolova YS, Ferrell RE, Manuck SB, Hariri AR (2011) Multilocus genetic profile for dopamine signaling predicts ventral striatum reactivity. Neuropsychopharmacology 36: 1940–1947. doi: 10.1038/npp. 2011.82 PMID: 21593733

10 – Bierut LJ (2011) Genetic vulnerability and susceptibility to substance dependence. Neuron 69: 618–627. doi: 10.1016/j.neuron.2011.02.015 PMID: 21338875

11 – Volkow ND, Wang GJ, Fowler JS, Tomasi D, Baler R (2012) Food and drug reward: overlapping circuits in human obesity and addiction. Curr Top Behav Neurosci 11: 1–24. doi: 10.1007/7854_2011_169PMID: 22016109

12 -Hanna JM, Hornick CA (1977) Use of coca leaf in southern Peru: adaptation or addiction. Bull Narc 29: 63–74. PMID: 585582

13 – Verebey K, Gold MS (1988) From coca leaves to crack: The effects of dose and routes of administration in abuse liability. Psychiatric Annals 18: 513–520.

 14 – Lennerz BS, Alsop DC, Holsen LM, Stern E, Rojas R, et al. (2013) Effects of dietary glycemic index on brain regions related to reward and craving in men. Am J Clin Nutr 98: 641–647. doi: 10.3945/ajcn.113. 064113 PMID: 23803881

15 – Ebbeling CB, Leidig MM, Sinclair KB, Hangen JP, Ludwig DS (2003) A reduced-glycemic load diet in the treatment of adolescent obesity. Arch Pediatr Adolesc Med 157: 773–779. PMID: 12912783

16 – Gearhardt AN, Davis C, Kuschner R, Brownell KD (2011) The addiction potential of hyperpalatable foods. Curr Drug Abuse Rev 4: 140–145. PMID: 21999688

17 –  Klump KL, Racine S, Hildebrandt B, Sisk CL (2013) Sex differences in binge eating patterns in male and female adult rats. Int J Eat Disord 46: 729–736. doi: 10.1002/eat.22139 PMID: 23625647

18 – Boggiano MM, Artiga AI, Pritchett CE, Chandler-Laney PC, Smith ML, et al. (2007) High intake of palat- able food predicts binge-eating independent of susceptibility to obesity: an animal model of lean vs obese binge-eating and obesity with and without binge-eating. Int J Obes (Lond) 31: 1357–1367. PMID: 17372614

19 – Johnson PM, Kenny PJ (2010) Dopamine D2 receptors in addiction-like reward dysfunction and com- pulsive eating in obese rats. Nature neuroscience 13: 635–641. doi: 10.1038/nn.2519 PMID:20348917

20 – Oswald KD, Murdaugh DL, King VL, Boggiano MM (2011) Motivation for palatable food despite conse- quences in an animal model of binge eating. International journal of eating disorders 44: 203–211. doi:10.1002/eat.20808 PMID: 20186718

21 – Avena NM, Rada P, Hoebel BG (2009) Sugar and fat bingeing have notable differences in addictive- like behavior. J Nutr 139: 623–628. doi: 10.3945/jn.108.097584 PMID: 19176748

22 – Avena NM, Bocarsly ME, Rada P, Kim A, Hoebel BG (2008) After daily bingeing on a sucrose solution, food deprivation induces anxiety and accumbens dopamine/acetylcholine imbalance. Physiology & be- havior 94: 309–315. doi: 10.1016/j.nephro.2014.10.004 PMID: 25597033

23 – Galic MA, Persinger MA (2002) Voluminous sucrose consumption in female rats: increased ‘nippiness’during periods of sucrose removal and possible oestrus periodicity. Psychological reports 90: 58–60. PMID: 11899012

24 – Avena NM, Rada P, Hoebel BG (2009) Sugar and fat bingeing have notable differences in addictive- like behavior. The Journal of nutrition 139: 623–628. doi: 10.3945/jn.108.097584 PMID: 19176748

25 – Avena NM, Rada P, Hoebel BG (2009) Sugar and fat bingeing have notable differences in addictive- like behavior. J Nutr 139: 623–628. doi: 10.3945/jn.108.097584 PMID: 1917674

Éléments de recherches : addiction nourriture, comment se sortir d une addiction alimentaire, nzttoyer son foie paléo / sans gluten.

A propos de Joris

Joris
Diplômé en Micronutrition et en psychologie, je suis aussi titulaire d'une certification AIP (autoimmune protocol). J’essaie de montrer qu’il est possible d’aller mieux avec l’alimentation, la psychologie et les compléments alimentaires. Thématiques abordées : nutrition, micronutrition, auto-immunité

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