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Guérir de la maladie d’Alzheimer

Comment vaincre la maladie d’ALZHEIMER (1/3)

Guérir de la maladie d’Alhzeimer, c’est un titre plutôt provocateur !

Mais au travers de mon article vous allez comprendre que la maladie d’Alzheimer n’est pas une maladie incurable comme on a longtemps pu le croire !

Ce n’est pas un article complet sur la maladie d’Alzheimer, mais un chemin de compréhension qu’on pu avoir les scientifiques.

Je voulais le partager avec vous !

L’article, à la différence habituelle, ne se décomposera pas 2 parties, mais en 3 parties (provenant d’articles différents).

On va partir des théories principales et générales pour arriver à une étude très précise qui révolutionne la prise en charge de la maladie d’Alzheimer. 

Différences biologiques, théories médicales, vous allez apprendre dans cet article comment la maladie d’Alzheimer a pu passer de maladie incurable et létale à maladie réversible !

Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer ?

Il y a 100 ans, Aloïs Alzheimer, médecin neurologue, a décrit pour la première fois, dans un congrès Allemand,  un cas de démence un peu particulier.

Cette maladie sera appelée plus tard : la maladie d’Alzheimer.

Dans ce cas, Aloïs Alzheimer décrit des caractéristiques typiques et cliniques inédites :

  • Une perte de mémoire liée à des « plaques »
  • Des enchevêtrement de protéines que nous connaissons aujourd’hui comme étant les caractéristiques précises de la maladie d’Alzheimer. (Blennow K. The Lancet, 2006)

Dans cette publication de 2006, l’âge apparaît être le facteur de risque le plus évident de la maladie, mais ce ne serait pas tout :

  • Une faible éducation
  • Des capacités mentales limitées
  • Des activités physiques et psychiques faibles seraient également susceptibles d’être des facteurs de risque de la maladie.
  • L’inflammation

De plus, certaines pathologies seraient susceptibles de déclarer ou d’accélérer la maladie comme les maladies cardio-vasculaires, l’hypercholestérolémie, l’hypertension, l’athérosclérose, l’obésité et le diabète.

En résumé toutes les maladies métaboliques.

L’auteur de la publication publiée dans The Lancet en 2006 démontre également que quelques pistes alimentaires pourraient être liées à la maladie (B12, folate, vitamine C et E, acides gras essentiels, alcool etc).

Maladie d’Alzheimer, un peu de biologie

Pour diagnostiquer la maladie, les médecins effectuent le dosage dans le liquide céphalo-rachidien de certaines protéines spécifiques de la maladie, les protéines Tau et bêta-amyloïde Abêta42, que l’on retrouve à des concentrations plus élevées chez les malades que dans la moyenne de la population.

La protéine Tau est une protéine qui est présente de façon normale dans le cerveau (Tau pour Tubulin Associated Unit en anglais).

Cette protéine semble protéger les neurones.

Lors de la maladie d’Alzheimer, un processus anormal entraîne une modification de la structure de la protéine Tau par phosphorylation.

Cette protéine Tau anormale finit par s’agréger et constituer des filaments pathologiques dans les cellules nerveuses : il y a alors une dégénérescence neurofibrillaire qui touche à la fois les corps cellulaires des neurones (dégénérescence neurofibrillaire proprement dite) et leurs prolongements (enchevêtrements neurofibrillaires).

Cela entraîne une destruction progressive des neurones et leur mort.

On parle de « tauopathie ».

La protéine Abêta42 est un polypeptide constitué de 39 à 42 acides aminés, nommé amyloid beta (Abêta), qui résulte de la coupure d’une protéine plus grande, appelée APP (amyloid protein precursor).

Les dépôts de ce peptide signent le début de la maladie d’Alzheimer. Les dépôts sont d’abord diffus puis se généralisent.

Pour que se développe la maladie d’Alzheimer, il faut la conjonction des deux phénomènes :

  • phosphorylation anormale de la protéine Tau avec agrégation dans la cellule nerveuse d’une part,
  • et accumulation du peptide Abêta42 dans tout le cerveau d’autre part.

(source : Maladie d’Alhzeimer, et si il y avait un traitement, Dr. Michèle Serrand, Edition Thierry Souccar : Date de parution : 03 juillet 2014)

La maladie d’Alzheimer et l’inflammation

L’inflammation est à l’origine de beaucoup de pathologies !

On la retrouve d’ailleurs souvent dans les pathologies auto-immunes comme la polyarthrite rhumatoïde, la maladie de Crohn ou encore la rectocolite hémorragique.

Des études ont suggéré à plusieurs reprises un lien très précis entre l’inflammation (provenant d’une certaine forme d’alimentation) et l’apparition et l’exacerbation de ces maladies.

On sait aussi qu’avec un régime strict et adapté, les personnes souffrants de ces pathologies inflammatoires chroniques peuvent aller beaucoup mieux au point de plus avoir aucun symptôme ! 

Qu’en est-il pour la maladie d’Alzheimer ?

La publication de 2006 nous a mis sur la voie !

Effectivement, nous retrouvons une inflammation dans cette maladie !

Pour rappel : l’inflammation est une réponse physiologique normale à une agression.

Une agression pouvant provenir d’un micro-organisme ou d’une alimentation pro-inflammatoire. 

Une seconde étude nommée : « Inflammation and Alzheimer’s disease » (Haruhiko Akiyama et col.) démontre très clairement que l’inflammation est présente dans cette maladie.

Ils écrivent dans cette étude : « L’inflammation apparaît clairement dans des régions vulnérables du cerveau de patients atteint de la maladie d’Alhzeimer« .

Ils ajoutent: « Cumulés depuis de nombreuses années, les dommages directs et occasionnels causés par les mécanismes inflammatoires de la maladie d’Alzheimer sont susceptibles d’exacerber de manière significative les processus très pathogènes qui en ont résulté. »

Donc, effectivement, ici, nous avons une preuve, l’inflammation est présente dans la maladie d’Alzheimer et peut commettre beaucoup de dégâts.

La maladie d’Alzheimer et le système immunitaire

Nous sommes constamment confrontés à des envahisseurs potentiels, qu’il s’agisse de virus, de bactéries, de levures.

La façon de se débarrasser de ces envahisseurs est simple : le système immunitaire.

Lorsque cet dernier «arrose» la zone atteinte de globules blancs, l’infection diminue et disparaît.

Le problème auquel nous sommes confrontés dans la maladie d’Alzheimer est une infection chronique et une inflammation constante ainsi qu’un système immunitaire trop faible pour gérer tout ça. 

Les chercheurs ont même remarqué quelque chose de vraiment intéressant : la production d’Amyloid Beta42 serait une réponse du cerveau pour lutter contre l’infection.

En résumé, le système immunitaire est trop faible pour combattre l’infection, de sorte que le cerveau se défend seul avec les moyens qu’il possède.

Notre corps est-il fou ?

Comme nous l’avons vu plus, nous sommes confrontés à une très forte inflammation et un système immunitaire trop faible.

Mais d’où vient cette inflammation ?

Est-ce que notre corps est fou au point de créer l’inflammation lui-même ?

Est-ce qu’il y aurait quelque chose qui prenne pour cible la maladie d’Alzheimer ?

Il doit y avoir quelque chose qui cause cette inflammation et qui affaiblit à ce point notre système immunitaire.

Comme nous l’avons vu plus haut, cela pourrait être causée par une inflammation chronique ou simplement la conséquence d’un système immunitaire trop faible.

Mais pourquoi le système immunitaire serait-il compromis ?

Still Alice

Avant d’ouvrir la suite de notre investigation, prenons conscience ce qu’est la maladie d’Alzheimer !

Pour expliquer au grand public qui n’aurait pas de proche souffrant de cette affreuse pathologie, des réalisateurs américains Wash Westmoreland et Richard Glater ont réalisé un film en 2014 : Still Alice.

Voici le synopsis 

« Alice Howland, professeure de linguistique à l’Université de Columbia, fête son cinquantième anniversaire avec son mari John et leurs trois enfants adultes.

Après qu’elle eut oublié un mot pendant une conférence et qu’elle se fut perdue pendant un jogging sur le campus, le médecin d’Alice lui diagnostique un début de maladie d’Alzheimer congénitale.

La fille aînée d’Alice, Anna, et son fils, Tom, se font dépister.

La fille cadette d’Alice, Lydia, actrice débutante, décide de ne pas savoir. »

Tout au long de ce film, on se rend compte que ce n’est pas une maladie « normale ».

Nous assistons à un déclin cognitif tel que la maladie a une capacité particulière : elle est capable de rendre un être humain, non-humain.

Julianne Moore l’interprète très bien : au fur et à mesure que le temps passe, elle est incapable de se souvenir de mots simples, de lire, de reconnaître, de parler.

C’est un film qui est très réaliste et qui permet de rendre compte de la gravité de la maladie et de la transformation incommensurable qu’elle provoque chez sa victime.

Alice n’est plus Alice.

Alice n’est plus un être humain.

La maladie d’Alzheimer lui a enlevé son travail, sa ville, sa famille, ses amis, son intégrité physique et physique.

En bref, Alice le sait : elle va mourir.

Non seulement elle va mourir, mais avant de mourir elle va effrayer la totalité de sa famille.

La réalité des faits

La maladie d’Alzheimer est la seule maladie, parmi les 10 premières causes de mortalité contre laquelle il n’existe AUCUN traitement efficace.

Aucun traitement préventif, aucun traitement curatif. En effet, sur 244 médicaments expérimentaux anti-Alzheimer testés entre 2000 et 2010, lisez bien, UN seul a été autorisé en 2003 : la mémantine.

Seulement la Commission de la transparence de la HAS a réévalué les quatre médicaments utilisés dans le traitement symptomatique de la maladie d’Alzheimer : Ebixa (Lundbeck), Aricept (Eisai), Exelon (Novartis Pharma) et Reminyl (Janssen Cilag).

Elle a estimé que le service médical rendu (SMR) de ces médicaments et de leurs génériques était insuffisant.

Depuis 2016, la mémantine, comme d’autres médicaments de ce type, ne sont pas recommandés en France pour des soins à des personnes atteintes de troubles cognitifs type Alzheimer.

Résultat : nous avons actuellement aucun médicament efficace pour traiter, prévenir ou améliorer la maladie d’Alzheimer.

Conclusion de la première partie

La maladie d’Alzheimer est une maladie mortelle, qui n’a aujourd’hui aucun traitement permettant aux malades d’aller mieux.

On a vu que l’inflammation était présente dans la maladie mais également que le système immunitaire était compromis !

Enfin, une étude a été très intéressante suggérant que la maladie d’Alzheimer pourrait en réalité répondre à une infection chronique.

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A propos de Joris

Joris
Étudiant en micronutrition et en psychologie, passionné par la nutrition, la science et la santé, j’essaye de démontrer qu’il est possible d’aller mieux avec l’alimentation, la psychologie, la phytothérapie l'aromathérapie et les compléments alimentaires. Thématiques abordées : nutrition, bien-être, psychologie.

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