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Diabète de type 3 : comment le diabète accélère le déclin cognitif


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Diabète de type 3 : comment le diabète accélère le déclin cognitif

Qu’est-ce que le diabète de type 3

Le diabète de type 3 est le surnom que l’on donne à une pathologie très connue : la maladie d’Alzheimer (MA) ! En effet, lorsqu’on regarde l’activité du cerveau, on s’aperçoit que chez les personnes atteintes de cette pathologie, le métabolisme du glucose dans le cerveau est anormal, c’est-à-dire qu’il est ralenti par rapport au cerveau des personnes saines.

De plus, on retrouve également ce problème chez les personnes ayant une prédisposition à la maladie. On peut alors constater une chose : il y a une corrélation entre la MA et la difficulté d’utilisation du glucose au niveau du cerveau.

Diabète de type 3 ? 

C’est ce que les chercheurs se sont demandés ! Est-ce qu’il n’y aurait pas un lien entre la maladie d’Alzheimer et le diabète ?

Alzheimer et diabète, les ressemblances ! 

Il a été prouvé que les personnes atteintes de diabète de type 2 avaient 50 % de risque en plus de développer un Alzheimer. De plus, des chercheurs ont provoqué un diabète sur des souris, et ils ont constaté quelque chose d’étonnant ! En effet, ces mêmes souris atteintes de diabète présentaient des lésions cérébrales du même type que celles de la maladie d’Alzheimer !

Alzheimer et l’insuline ! 

Une autre recherche est stupéfiante ! Des chercheurs américains ont remarqué que les neurones développaient une résistance à l’insuline chez les patients atteints d’Alzheimer ! De plus, plus la démence est profonde, plus la perte de sensibilité est importante ! Une autre ressemblance avec le diabète : les cellules neuronales n’utilisent pas correctement le glucose !1

Le diabète de type 1 et de type 2

Le diabète est une maladie qui se caractérise par un excès de sucre dans le sang (hyperglycémie). Il est officiellement définit par un taux de sucre supérieur à 1,26 g/L à jeun à deux reprises.

Le diabète est une maladie chronique qui est causée par l’insuffisance ou l‘arrêt de la production d’insuline ou que le corps ne reconnaît plus ou utilise mal l’insuline produite par le pancréas.

L’insuline est une hormone sécrétée par le pancréas et qui a la particularité de réguler le taux de sucre dans le sang. Pour se faire, l’insuline se fixe sur les récepteurs des cellules cibles afin que ces dernières puissent accueillir l’excès de sucre dans le sang. L’hyperglycémie, lorsque l’on est atteint de diabète, peut être fréquente mais doit être contrôlée.

Un diabète non contrôlé conduit à une atteinte grave des nerfs et des vaisseaux sanguins. 

Le diabète de type 1

 

Le diabète de type 1 se caractérise par une défaillance pancréatique. En effet, les cellules bêtas du pancréas que l’on appellent les îlots de Langerhans, ne produisent pas l’hormone en question: l’insuline. Le traitement de cette pathologie doit donc se faire en administrant des doses d’insuline.

Les symptômes sont les suivants: excrétion excessive d’urine (polyurie), sensation de soif (polydipsie), faim constante, perte de poids, altération de la vision et fatigue.

Le diabète de type 2

 

Le diabète de type 2 se caractérise par une non-reconnaissance ou une mauvaise utilisation de l’insuline. Le pancréas n’est pas défaillant, ce sont les cellules cibles qui elles, n’ouvrent plus leur porte au glucose qui se trouve dans le sang.

L’hyperglycémie s’installe. Le diabète de type 2 représente 90% des diabètes rencontrés dans le monde. Il est en grande partie le résultat d’une surcharge pondérale et de la sédentarité.

Les symptômes peuvent être les mêmes que ceux du diabète de type 1 mais sont souvent moins marqués. De ce fait, la maladie peut être diagnostiquée plusieurs années après son apparition, une fois les complications déjà présentes.

Récemment encore, ce type de diabète n’était observé que chez l’adulte mais on le trouve désormais aussi chez l’enfant.

Diabète de type 1, type 2 et pathogenèse de la maladie d’Alzheimer ! 

Il existe un débat en cours sur la mesure dans laquelle le diabète de type 2 et, plus récemment, le diabète de type 1 contribuent à la pathogenèse de la maladie d’Alzheimer ! Ce concept a été alimenté par la hausse des taux de prévalence de l’obésité, du diabète de type 2 et de la maladie d’Alzheimer au cours des dernières décennies.

En outre, une inter-relation est suggéré par un risque accru de développer une déficience cognitive légère, une démence ou une maladie d’Alzheimer chez les personnes atteintes de diabète de type 2 ou d’obésité.

Qu’est-ce que le maladie d’Alzheimer ? 

La maladie d’Alzheimer est une maladie neuro-dégénérative, c’est-à-dire une perte progressive de neurones dans le tissu cérébral qui entraîne la perte progressive et irréversible des fonctions mentales et notamment de la mémoire. C’est la cause la plus fréquente de démence chez l’être humain. Découverte en 1906 par Alois Alzheimer.

Dans les causes de la maladie, on retrouve deux types de lésions : dégénérescences neurofribrillaires et des plaques dites amyloïdes. Les caractéristiques intéressantes (que l’on traite justement dans cet article) c’est l’incapacité des cellules à utiliser le glucose. Le glucose, étant leur principale source d’énergie, ne peut pas arriver à destination, résultat, les cellules périssent.

Maladie d’Alzheimer, 2 protéines en lumière

  • La protéine de TAU : Le rôle de ces protéines est de protéger les neurones. Or, chez les personnes atteintes d’Alzheimer cette protéine est modifiée. Cette modification entraîne un dysfonctionnement menant à la constitution de filaments pathologiques dans les cellules nerveuses. Les résultats sont catastrophiques : dégénérescence neuro fibrillaire et destruction progressive des neurones.
  • La protéine Abêta42 : On constate dans la maladie d’Alzheimer qu’il y a un dépôt de ce peptide. Ces dépôts empêchent le bon fonctionnement du cerveau.

Les symptômes de la maladie d’Alzheimer sont les suivants 

Troubles :

  • De la mémoire dans les faits récents et dans l’espace
  • De l’orientation
  • Des fonctions exécutives: calcul, jugement…
  • Du langage

Difficultés :

  • À réaliser des gestes et des actes de la vie courante
  • Difficultés à reconnaître des personnes ou des objets.

L’Alzheimer ou le diabète de type 3, les preuves 

Selon plusieurs études, on constate que le cerveau devient progressivement résistant à l’insuline. C’est-à-dire, que les cellules neuronales ne reconnaissent plus l’insuline. Comme vu plus haut, l’insuline est une hormone qui va jouer en quelque sorte le rôle d’une clé. En effet, au contact des cellules en question, elle doit permettre l’ouverture de leur membrane et laisser pénétrer le glucose. Dans la maladie d’Alzheimer, ceci n’est pas possible.

Ce mécanisme n’est pas sans rappeler celui du diabète de type 2 ! Vous verrez, plus bas dans l’article, les liens très étranges qu’il y a entre diabète de type 2 et la maladie d’Alzheimer.

Selon d’autres études, on constate bien des troubles cognitifs lorsque l’on induit expérimentalement une résistance à l’insuline dans le cerveau de souris. Ces études permettent de mettre en lumière le rôle majeur de l’insuline dans la pathogenèse d’Alzheimer !

Pour accentuer les études citées ci-dessus: les chercheurs ont testé des traitements visant à sensibiliser les cellules (atteintes) de façon plus prononcée à l’insuline. Ils ont constaté une amélioration des performances cognitive !

Enfin, des études épidémiologiques suggèrent que les personnes atteintes de diabète de type 2 ont un risque plus élevé de développer une maladie d’Alzheimer !

L’insuline, pancréas, intestins, cerveau ! 

Concentrons-nous sur l’insuline ! On a longtemps pensé que l’insuline était sécrétée par le pancréas seulement, et il est vrai qu’une quantité significativement élevée est sécrétée par le pancréas. Or, des chercheurs ont remarqué récemment que les intestins pouvaient en sécréter ainsi que … le cerveau !

Dans cette étude, les chercheurs ont démontré qu’avoir une maladie d’Alzheimer de stade avancée était associé à des taux de glycémie et de gènes de récepteurs à l’insuline touchées de façon stupéfiante dans le cerveau. En outre, toutes les voies de signalisation qui font appel à l’insuline et à la survie des neurones ont été perturbées par la maladie d’Alzheimer.

De plus, les résultats ont montré que les déficiences cérébrales endogènes dans l’insuline et les récepteurs correspondants, en l’absence de diabète de type 2 ou d’obésité, pourraient être liée à la forme la plus commune de neuro-dégénérescence associée à la démence dans l’hémisphère ouest du cerveau.

Enfin, les anomalies identifiées dans le cerveau étaient assez semblables aux effets du diabète de type 1 et 2 (bien qu’aucun des patients n’aient eu l’une de ces maladies). Selon les chercheurs, la maladie d’Alzheimer pourrait représenter une forme de diabète spécifique au cerveau, ils ont décidé d’inventer le terme : « Diabète de type 3 »

L’hippocampe et la maladie d’Alzheimer

L’origine de la perte de mémoire : l’hippocampe. L’hippocampe est une zone cérébrale très particulière. En effet, c’est cette zone qui est responsable de la mémoire. Dans la maladie d’Alzheimer, comme on l’a vu plus haut, le glucose n’est pas utilisé par les cellules de l’hippocampe car elles ne disposent pas du signal d’ouverture qu’est l’insuline. L’hippocampe devient alors beaucoup moins dense du fait de sa perte neuronale massive.

Parkinson et Alzheimer, même problème ?

La question ici est de savoir si la maladie de Parkinson et la maladie d’Alzheimer ont des ressemblances. En effet, des chercheurs de l’Université de Floride affirment avoir trouvé des points communs entre ces deux pathologies. Ils seraient probablement capable également de « traiter » les deux pathologies avec le même traitement.

La protéine appelée TAU est également observée. Il semblerait que cette protéine (tout comme dans la maladie d’Alzheimer) ait un lien avec la maladie de Parkinson. En effet, les patients atteints de Parkinson peuvent développer des enchevêtrements de la protéines Tau à la suite d’une mutation d’enzyme.

La maladie de Parkinson est le deuxième trouble neurodégénératif le plus courant, après la maladie d’Alzheimer. Il se caractérise cliniquement par le parkinsonisme (tremblement au repos, bradykinésie, rigidité et instabilité posturale) et pathologiquement par la perte de neurones dans la substance noire et ailleurs en association avec la présence de dépôts de protéines dans le cytoplasme des neurones.

Ce sont deux pathologies ayant beaucoup de points similaires. Elles affectent toutes les deux le cerveau, possèdent des mécanismes d’action identiques et des mécanismes pathologiques similaires.

Le régime cétogène et les démences

Même si les démences, et en particulier la maladie d’Alzheimer commencent à être bien comprise par le corps médical, aucun traitement efficace n’est disponible sur le marché. Nous allons alors nous concentrer sur des solutions naturelles : l’alimentation cétogène.

Comme nous l’avons vu, le problème majeur dans l’Alzheimer, c’est l’utilisation du glucose par les neurones. Or, le glucose est le premier aliment du cerveau. Mais heureusement, nous n’avons pas qu’une source d’énergie, en effet, il existe également les cétones. Selon le Dr. Michel Serrand, auteur du livre « Maladie d’Alzheimer, et s’il y avait un traitement ? », pour certaines personnes, atteintes de la maladie d’Alzheimer, qui bénéficient d’une diète cétogène ont des améliorations de leurs performances et une diminution de leurs troubles. Pour d’autres, l’évolution de la maladie est ralentie. Enfin, pour d’autres, elle est même stoppée ! Malheureusement, pour d’autres encore, les effets sont modestes.

 

Conclusion 

La maladie d’Alzheimer est une pathologie encore incurable mais beaucoup moins mystérieuse qu’il y a quelques années. En effet, les étonnants résultats des études publiées récemment démontrent très clairement que la maladie d’Alzheimer pourrait représenter un trouble neuroendocrinien qui ressemble mais diffère du diabète. Ce mécanisme pourrait ainsi être dénommé « diabète de type 3 ». Les recherches doivent se poursuivre afin d’affiner la compréhension et l’origine exacte de ce phénomène, et de déterminer s’il intervient dans d’autres pathologies neurodégénératives.

Références

1 – http://www.thierrysouccar.com/sante/info/alzheimer-un-diabete-de-type-3-2273

2 – La totalité des études scientifiques se trouvent dans le PDF: Alzheimer’s Disease Is Type 3 Diabetes—Evidence Riviewed 

Suzanne M. De la monte, M.D., M.P.H. and Jack R. Wands, M.D.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2769828/pdf/dst-02-1101.pdf

A propos de Joris

Joris
Étudiant en psychologie et passionné par la nutrition, la science et la santé, j’essaye de démontrer qu’il est possible d’aller mieux avec l’alimentation, la psychologie, la phytothérapie l'aromathérapie et les compléments alimentaires. Thématiques abordées : nutrition, bien-être, psychologie.

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