BMoove http://www.bmoove.com Régime paléo, santé et bien-être Sun, 18 Jun 2017 20:22:46 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.8 https://i1.wp.com/www.bmoove.com/wp-content/uploads/cropped-facebook_logo2.png?fit=32%2C32 BMoove http://www.bmoove.com 32 32 68704793 MÉNOPAUSE : comment l’alimentation santé peut mettre au SILENCE les symptômes http://www.bmoove.com/menopause/ http://www.bmoove.com/menopause/#respond Sun, 18 Jun 2017 20:22:46 +0000 http://www.bmoove.com/?p=19754 Les bienfaits de l’alimentation santé sur les symptômes de la ménopause Dans cet article, nous allons voir si les techniques alternatives comme par exemple la nutrithérapie ou encore l’aromathérapie peuvent aider à calmer les symptômes de la ménopause. Pour se faire, je vais tout d’abord expliquer ce qu’est la ménopause, quels en sont les symptômes. …

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Les bienfaits de l’alimentation santé sur les symptômes de la ménopause

Dans cet article, nous allons voir si les techniques alternatives comme par exemple la nutrithérapie ou encore l’aromathérapie peuvent aider à calmer les symptômes de la ménopause. Pour se faire, je vais tout d’abord expliquer ce qu’est la ménopause, quels en sont les symptômes.

Ensuite, je listerai les aliments qui peuvent apporter un bénéfice chez les femmes ménopausées. Enfin, les techniques complémentaires à la nutrithérapie seront également étudiées : l’aromathérapie, l’exercice physique, l’homéopathie ou encore l’acupuncture.

Qu’est-ce la ménopause ? 

La ménopause correspond à la fin de la période reproductive de la femme. Cette période se trouve généralement vers l’âge de 50 ans. Elle est caractérisée par l’arrêt des règles ainsi que l’arrêt de l’ovulation et des hormones sexuelles : oestrogènes et progestérone.

On sait qu’une femme est ménopausée lorsqu’elle n’a pas eu de menstruation pendant 12 mois consécutifs. Seulement, une période assez longue qui précède la ménopause (se nommant la périménopause), peut être délicate à vivre. En effet, c’est à ce moment-là que l’ovulation devient plus irrégulière et donc que les hormones varient de façon très importante. C’est également à cette période-là, de transition, que la femme est sujette à de nombreux symptômes. Ces symptômes ne sont pas dangereux pour la santé, en revanche, ils sont très gênants pour la femme.

Les symptôme de la ménopause 

Comme indiqué dans le paragraphe ci-dessus, les symptômes se trouvent généralement pendant la période d’irrégularité de l’ovulation. C’est-à-dire la période pendant laquelle se met en place la ménopause. La totalité de ces symptômes est liée à un changement hormonal.

  • Bouffées de chaleur 

C’est, on va dire, un des plus populaires ! Les bouffées de chaleur montent en quelques secondes au cou puis au visage. La durée peut varier de quelques secondes à quelques minutes. Leur intensité dépend aussi beaucoup de la femme.

  • Sueurs nocturnes 

Ce sont des sueurs très importantes dans tout le corps. Cette sudation se produit généralement pendant la nuit et peut interrompre le sommeil de la personne.

  • Troubles de l’humeur 

Les femmes en périménopause peuvent être irritables. Elles peuvent manquer de motivation, être prises d’anxiété, pleurer souvent, souffrir d’une baisse d’énergie.

  • Baisse de la libido 

Du fait de l’irrégularité de l’ovulation et de la production des hormones sexuelles de la femme, le désir sexuel, qui est dépend de ces hormones, se trouvent parfois diminué.

  • Vieillissement de la peau 

La peau peut devenir plus sèche. En effet, la baisse d’oestrogènes entraîne une réduction de la production de collagène et d’élastine. Ces deux substances jouent un rôle important dans l’élasticité de la peau.

  • Prise de poids

On peut constater une légère prise de poids qui peut aller de 2 à 4 kg. Encore une fois, cette prise de poids serait à l’origine d’une irrégularité de la production d’hormones.

  • Menstruation 

En effet, les menstruations peuvent être irrégulières.

La nutrithérapie au service de la ménopause 

La nutrithérapie est le moyen de traitement qui, pour moi, est le plus efficace et le plus respectueux du corps humain. La mission de la nutrithérapie est de donner au corps, les nutriments dont il a besoin pour créer lui même les bonnes conditions d’agir contre les maladies. De nos jours, le corps humain est carencé à cause de l’alimentation moderne, une alimentation de type paléo peut très bien palier à ces carences et re-donner au corps les armes nécessaires pour se défendre !

Le Fenouil 

Le Fenouil peut être une arme redoutable contre les symptômes de la ménopause et vous allez comprendre pourquoi ! En effet, le Fenouil possède des composés que l’on appelle des phyto-oestrogènes. 

Les phyto-oestrogènes sont des molécules qui miment les hormones de femmes ou qui s’y opposent en occupant les récepteurs des oestrogènes naturels.

Pour tester cette hypothèse, des chercheurs ont décidé de créer 2 groupes : un groupe de femmes prenant 100mg de fenouil et un autre prenant un placebo. Il s’est avérait que les femmes ayant pris du fenouil sous forme de capsule avaient moins de symptômes que les personnes qui n’en prenaient pas. [1]

Le millepertuis 

C’est une plante ayant des propriétés médicinales testées scientifiquement. Elle est notamment très efficace contre la dépression. Elle pourrait également avoir un effet sur les symptômes des femmes ménopausées !

Une étude [2], a regroupé 100 femmes âgées de 50 ans en moyenne, qui avaient des bouffées de chaleur modérées à sévères. Pendant 8 semaines, certaines femmes ont pris, totalement au hasard, un extrait de millepertuis et d’autres un placebo.

Les résultats montrent que les femmes ayant pris des extraits de millepertuis avaient moins bouffées de chaleur par rapport aux autres femmes qui avaient pris un placebo. 

Isoflavones 

Les isoflavones sont des phyto-oestrogène. Les phyto-oestrogènes sont des substances naturellement présentes dans certaines plantes. Leur structure chimique est proche de l’oestradiol, l’une des principales hormones sexuelles de la femme. En revanche, il est important d’indiquer que l’affinité de ces phyto-oestrogènes avec les récepteurs à oestrogène est beaucoup moins puissante que celle des hormones naturelles.

Les isoflavones ont été testées pour les bouffées de chaleur de la ménopause mais également pour l’humeur !

Selon plusieurs études, [3,4,5] les isoflavones à partir de 30 mg/jour réduiraient la fréquence de bouffées de chaleur. Cette réduction des bouffées de chaleur est accompagnée avec un mieux être de la personne. En effet, plusieurs femmes ont noté une amélioration de leur qualité de vie après avoir consommé quotidiennement, pendant 12 semaine, 20 grammes de protéines de soya. Le soya contient une grande quantité d’isoflavones.

En revanche, il est important de noter que la totalité des études sur le sujets ne mènent pas aux mêmes conclusions. 

Magnésium

En effet, le magnésium pourrait sûrement soulager certains symptômes de la ménopause. 

Les chercheurs ont testé si le magnésium diminuait les bouffées de chaleur chez des patientes atteintes de cancer du sein. Les patientes ont reçu 400 mg de magnésium pendant 4 semaines, passant à 800 mg si nécessaire. [6]

Résultats : Le magnésium oral semble avoir aidé plus de la moitié des patientes. La supplémentation a bien été toléré. Il y avait peu d’effets secondaires. Il semblerait que la supplémentation en magnésium soit efficace contre les symptômes de la ménopause.

Oméga-3

La dépression peut être un des symptômes de la ménopause. Pour traiter ce problème, des chercheurs supplémentés 20 femmes souffrant de dépression. Ces femmes ont pris, pour une période de 8 semaines, 3 gélules par jour d’oméga-3.

Résultats : Pour la plupart des femmes, les symptômes de la dépression sont réduits de la moitié ! Les chercheurs considèrent même que 45 % des femmes sont en rémission ! [7]

A lire aussi : Les oméga-3, ce que la science en dit ! 

L’exercice et les thérapies complémentaires

La marche 

Comme nous l’avons vu plus haut, la ménopause ou la périménopause peut amener à déclarer plusieurs symptômes. La marche préviendrait la prise légère de poids.

Selon une étude, la marche permet aux femmes de perdre du poids. Non seulement ces femmes ont perdu 2 kg en moyenne, mais la marche a également permis d’améliorer la qualité de vie de ces femmes ! [8]

La marche est la technique la plus facile, la moins chère et très efficace pour lutter contre de nombreux maux. Au delà de la ménopause, elle favorise une bonne santé générale et aide à lutter contre le vieillissement !

Dans le mode de vie Paléo, qui s’inspire de la façon dont vivaient nos ancêtres, la marche tout comme les autres sports « naturels » était très pratiquée. Parfois, nos ancêtres devaient marcher des kilomètres pour trouver de la nourriture !

L’aromathérapie  

L’huile essentielle de sauge sclarée est reconnu pour le traitement des symptômes de la ménopause. Cette huile essentielle est riche en oestrogène, c’est-à-dire qu’elle va agir de la même manière que les oestrogènes naturels du corps. Cette huile essentielle permet de réduire la fréquence des bouffées de chaleur ainsi que les sueurs nocturnes. 

Une étude menée auprès de 63 femmes a démontré que l’inhalation de l’huile essentielle de sauge sclarée aide à soulager les symptômes de la ménopause, stimuler le désir sexuel et réduire la pression artérielle. [9]

L’acupuncture

Des études ont montré que l’acupuncture permettait de réduire la fréquence et la sévérité des bouffées de chaleur causée par la ménopause. Cette technique peut être utilisée par les femmes ménopausées sans risque. [10,11]

Conclusion

La ménopause s’accompagne souvent de symptômes assez gênants pour la femme. Ces symptômes peuvent être corrigés par les thérapies alternatives ou encore tout simplement par la nutrition. Les médicaments sur le marché actuellement pour soulager la ménopause ne sont pas exempts d’effets secondaires et ne sont, parfois, pas nécessaires. Cette période physiologiquement normale du corps doit se faire de toute façon.

L’alimentation paléo peut aider à réduire les symptômes de la ménopause, car cette alimentation est naturellement riches en vitamines et minéraux. Elles également riches en composés actifs qui se trouvent dans l’alimentation et qui ont un rôle direct sur le corps de la femme.

De plus, les thérapies alternatives comme l’acupuncture ou encore l’aromathérapie peuvent être essayées sans risque pour la santé.

Références

1 – Effect of Foeniculum vulgare Mill. (fennel) on menopausal symptoms in postmenopausal women: a randomized, triple-blind, placebo-controlled trial. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28509813

2 – Abdali, Khadijeh, Khajehei, Marjan, Tabatabaee, Hamid Reza. Effect of St John’s wort on severity, frequency, and duration of hot flashes in premenopausal, perimenopausal and postmenopausal women: a randomized, double-blind, placebo-controlled study. Menopause. POST EDITOR CORRECTIONS, 10 November 2009 doi: 10.1097/gme.0b013e3181b8e02d

3 –  https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18395723

4 – https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17251874

5 – https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16932241

6 – A pilot phase II trial of magnesium supplements to reduce menopausal hot flashes in breast cancer patients. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21271347

7 – Omega-3 fatty acids for major depressive disorder associated with the menopausal transition: a preliminary open trial https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Omega-3+fatty+acids+for+major+depressive+disorder+associated+with+the+menopausal+transition%3A+a+preliminary+open+trial

8 – Impact of walking on eatingbehaviors and quality of life of premenopausal and early postmenopausal obesewomen

9 –  . Choi SY, Kang P, Lee HS, Seol GH. Effects of Inhalation of Essential Oil of Citrus aurantium L. var. amara on Menopausal Symptoms, Stress, and Estrogen in Postmenopausal Women: A Randomized Controlled Trial. 2014; 796518.

10 – Pirotta M, Ee C, Teede H, Chondros P, French S, Myers S, Xue C. Acupuncture for menopausal vasomotor symptoms: study protocol for a randomised controlled trial.

11 – Dodin S, Blanchet C, Marc I, Ernst E, Wu T, Vaillancourt C, Paquette J, Maunsell E. Acupuncture for menopausal hot flushes.

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Les meilleures HUILES VÉGÉTALE pour votre SANTÉ (et celles à JETER dans votre évier) http://www.bmoove.com/huiles-vegetales/ http://www.bmoove.com/huiles-vegetales/#comments Thu, 08 Jun 2017 21:32:58 +0000 http://www.bmoove.com/?p=19724 Les meilleures huiles végétales à consommer tous les jours pour votre santé et celles à jeter dans votre évier Introduction Dans cet article, nous allons traiter des huiles alimentaires et plus précisément ce qu’elles contiennent d’intéressant ou non du côté nutritif. Je ferai, pour expliquer clairement les différents points de l’article, quelques rappels. Je confronterai …

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Les meilleures huiles végétales à consommer tous les jours pour votre santé et celles à jeter dans votre évier

Introduction

Dans cet article, nous allons traiter des huiles alimentaires et plus précisément ce qu’elles contiennent d’intéressant ou non du côté nutritif. Je ferai, pour expliquer clairement les différents points de l’article, quelques rappels. Je confronterai ensuite la quasi-totalité des huiles existantes sur le marché, ou du moins, les huiles les plus utilisées. Enfin, je préciserai celles qui sont bonnes pour la santé et celles qui ne le sont pas.

Qu’est-ce que l’huile ?

Une huile est un corps gras qui est à l’état liquide à température ambiante et qui ne se mélange pas à l’eau.

Il existe différentes origines d’huiles : 

  • Animales
  • Végétales
  • Minérales
  • Synthétiques

Les huiles végétales et animales sont essentiellement constituées de triglycéride (esters de glycérine et d’acides gras) qui se différencient par la nature.

On trouve alors différentes utilisations des huiles végétales :

  • Alimentaires
  • Usage technique
  • Usage cosmétique

Aujourd’hui, nous nous concentrons sur les huiles alimentaires seulement et plus particulièrement des huiles végétales. Une huile végétale renferme en général plus de 99 % de lipides, quelques vitamines et antioxydants. 

Extraction des huiles

Je vais citer les 2 plus utilisées pour ce qui est de l’extraction des huiles.

Extraction à froid

Tout d’abord, nous avons les huiles vierges. Une huile vierge est issue d’une pression à froid, on peut d’ailleurs souvent retrouver sur l’étiquette : « huile vierge de première pression à froid ». Cette méthode d’extraction à froid consiste à extraire, comme son nom l’indique, pour récupérer le liquide qui se trouve dans le fruit ou la plante. Ce procédé est très intéressant côté nutrition, car il permet de conserver la quasi-totalité des vitamines et bons acides gras.

Extraction industrielle

C’est un procédé industriel qui va consister à chauffer les fruits, plantes en question à des températures parfois assez élevés pour pouvoir extraire l’huile. Il s’en suit également un traitement d’extraction par solvant. Les opérations de raffinage modifient la composition de l’huile, car elle détruit les vitamines, antioxydants et autres composés bénéfiques pour la santé. Elles altèrent la composition chimique même !

À lire aussi : comment les antioxydants vous sauvent la vie

Conclusion de cette partie

Ici, on a pu voir qu’effectivement, il existait différents types d’huiles, végétales, animales… Ainsi que différentes utilisations. Le plus important à retenir pour le reste de l’article va être les procédés d’extraction qui sont profondément différents et qui amènent à des résultats, qui, sur le plan nutritionnel, sont également très différenciés.

Les acides gras

Les acides gras sont les unités de base du corps gras. Elles sont nécessaires pour beaucoup de nos fonctions corporelles. Il existe différents types d’acides gras.

Les acides gras saturés

Une alimentation en acides gras saturés est corrélée avec une hausse des maladies cardio-vasculaires et autres troubles de la santé cardiovasculaire. Cependant, ils sont nécessaires pour la constitution des membranes cellulaires. Elles sont donc à limiter mais pas à bannir. On le verra plus bas avec le cas de l’huile de coco.

Les acides gras insaturés

En réalité, il en existe plusieurs :

Les mono-insaturés que l’on va retrouver le plus souvent dans les avocats, l’huile d’olive, etc. Les acides gras mono-insaturés appelés également les oméga9 permettent de contribuer à réduire le risque de souffrir de troubles cardiovasculaires.

Les poly-insaturés : on en retrouve deux types. Les oméga3 et les oméga-6. Pour faire très simple, les oméga-3 créent une cascade de molécules aboutissant à des composés anti-inflammatoire et les oméga-6 aboutissant à des composés pro-inflammatoires. 

Si vous voulez plus de détails sur ce que sont les oméga-3, 6, 9 alors n’hésitez pas à consulter notre article complet sur le sujet : les acides gras.

Il existe également les acides gras cis et trans mais ils ne seront pas nécessaires pour la poursuite de l’article. Si vous voulez plus de détails sur le sujet, je vous conseille vivement de lire cet article.

Les huiles alimentaires 

Il existe une grande quantité d’huiles alimentaires végétales. Nous retrouvons ici les huiles les plus utilisées où les plus connues. La liste n’est bien évidemment pas exhaustive, mais vous pourrez retrouver des huiles que vous utilisez.

Pour se faire, j’ai réalisé une série d’images permettant de mieux situer les bénéfices pour la santé, leur utilisation et leur conservation.

Conclusion sur les huiles

Il existe plusieurs huiles bénéfiques et d’autres moins bénéfiques pour la santé humaine. Cependant il faut garder en tête que quasiment toutes les huiles possèdent des bénéfices et des risques. Il en va de même pour les huiles très controversées comme l’huile de Palme.

Cependant, dans l’alimentation quotidienne, il est préférable d’utiliser certaines huiles plutôt que d’autres.

Enfin, voici la composition de l’huile parfaite selon le site internet très sérieux : lanutrition.fr

  • 52 % d’oméga-9 soit 43 grammes
  • 12,3 % d’oméga-6 soit 10 grammes
  • 4,9 % d’oméga-3 soit 4,3 grammes
  • 30,7 % de graisses saturées soit 25 grammes.

Cette  » huile parfaite » s’apparenterait à l’huile de Colza.

Le point de fumée 

« Le point de fumée est la température à partir de laquelle les huiles ou les graisses émettent des fumées de façon continue. À cette température que ces produits commencent à se décomposer et se dénaturer : la substance donne ainsi un mauvais goût. »

En plus de donner un mauvais goût, l’huile produit des composés très toxiques et cancérigènes, comme le benzopyrène et l’acroléine.

Les huiles diffèrent selon leur qualité nutritionnelle, mais également selon leur point de fumée. Le point de fumée peut également varier selon que l’huile soit raffinée ou non.

Pour vous donner quelques exemples voici le point de fumée des huiles suivantes non raffinées :

  • Tournesol 107 °C
  • Lin 107 °C
  • Colza 107 °C
  • Olive 160 °C
  • Coco 177 °C
  • Noisette 221 °C

Quelles sont les huiles alimentaires bonnes pour la santé et celles qui le sont moins ?

Voici une liste des huiles alimentaires que vous pouvez consommer quotidiennement :

  • Olive
  • Lin
  • Colza
  • Noix
  • Cameline

L’huile de coco pourra être utilisé pour les cuissons du fait de son point de fumée très élevé.

Les huiles alimentaires à éviter sont : 

  • Tournesol
  • Sésame
  • Palme
  • Maïs

Pour celles que nous n’avons pas cité, il y a également : 

  • L’huile de pépin de raisin
  • Carthame
  • Arachide
  • Argan

Récapitulatif des huiles pour la cuisson et l’assaisonnement 

Assaisonnement

  • Colza
  • Lin
  • Olive

Cuisson à la poêle ou casserole 

  • Huile de noisette
  • Olive
  • Coco

Cuisson au four 

  • Olive
  • Noisette

Friture/wok  

  • Olive
  • Huile de coco

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OMÉGA-3 : les bienfaits SANTÉ analysés par la SCIENCE http://www.bmoove.com/omega-3/ http://www.bmoove.com/omega-3/#respond Sun, 04 Jun 2017 19:48:34 +0000 http://www.bmoove.com/?p=19683 Oméga-3 : les bienfaits santé et la science La théorie voudrait que les oméga-3, nécessaires à un bon équilibre, soient bons pour la santé. Ils posséderaient une action anti-inflammatoire et préviendraient ou lutteraient contre de nombreuses maladies ! J’ai alors confronté cette théorie à la science pour voir si les oméga-3 tenaient bien leurs promesses. En …

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Oméga-3 : les bienfaits santé et la science

La théorie voudrait que les oméga-3, nécessaires à un bon équilibre, soient bons pour la santé. Ils posséderaient une action anti-inflammatoire et préviendraient ou lutteraient contre de nombreuses maladies ! J’ai alors confronté cette théorie à la science pour voir si les oméga-3 tenaient bien leurs promesses. En effet, vous allez voir que les oméga-3 ont beaucoup de ressources ! Voici une liste des pathologies ayant un lien avec les oméga-3 !

N’hésitez pas à consulter l’article expliquant très clairement ce que sont les oméga-3 : Les acides gras oméga-3 et oméga-6

Schizophrénie

® Crédit photo – Pixabay

Selon une étude parue en 2015, la supplémentation en oméga-3 pourrait réduire (de façon sensible) le risque de développer une schizophrénie chez des jeunes à risque de développer des troubles psychotiques. La schizophrénie pourrait venir d’une inflammation. C’est cette hypothèse qui est testée ici.

Déroulement de l’étude

Un groupe de 41 jeunes personnes (tous âgés de 13 à 25 ans) considérés comme à risque de développer des troubles psychotiques ont reçu 1,2 grammes d’oméga-3 pendant une durée de 12 semaines.

En comparant 2 groupes : un groupe ayant reçu les oméga-3 et l’autre ayant reçu un placebo, on constate que seulement 10 % du groupe ayant consommé les oméga-3 développeront une schizophrénie contre 40 % pour le groupe ayant consommé le placebo !

Bien sûr, plus d’études seront nécessaires pour établir un lien plus fiable entre la schizophrénie et les oméga-3 mais cette étude permet d’ouvrir l’hypothèse d’un traitement nutritionnel adapté. [1]

Hypothèse des chercheurs quant à l’efficacité de l’action bénéfique des oméga-3
Les chercheurs pensent que la schizophrénie pourrait découler d’une inflammation. Les oméga-3 viendraient bloquer certaines cytokines responsables de cette inflammation.

Selon l’INSERM : « Chez les personnes atteintes de schizophrénie ou de troubles bipolaires, l’équilibre entre les différentes cytokines pro-inflammatoires ou anti-inflammatoires dans le sang est perturbé »

L’inflammation du cerveau et le Quotient Intellectuel

® Crédit photo – Pixabay

Dans le paragraphe ci-dessus concernant la schizophrénie, les chercheurs ont constaté que la prise d’oméga-3 pourrait permettre d’abaisser l’inflammation et donc le risque de la maladie.

Cette partie concernant l’inflammation et le quotient intellectuel n’est pas directement reliée avec la prise d’oméga-3, mais, il me semble, qu’ils (les oméga-3) pourraient également avoir leur effet anti-inflammatoire et donc être efficaces pour ce type de problème.

Le cerveau peut s’enflammer aussi ? 
En effet, pour démontrer ceci je vais citer une étude[2] menée entre 2011 et 2015 chez 369 patients. Les chercheurs ont mesuré la protéine C réactive – CRP (protéine qui permet de donner une information sur la quantité d’inflammation qu’il y a dans le corps). Cette méthode est la plus fiable car l’imagerie ne permet pas de visualiser l’inflammation présente dans le cerveau.

Ils ont pu constater que le taux de CRP indiquait la présence d’une inflammation chronique et que lorsque c’était le cas, le QI de ces malades était inférieur à celui des patients sans inflammation. Il en est de même pour le niveau de pensée abstraite.

Trop souvent associé à l’environnement social et à l’éducation, le QI pourrait être également lié à l’inflammation du corps.

Troubles cognitifs légers

Une étude a permis de démontrer que les oméga-3 permettaient également d’améliorer la mémoire et l’apprentissage des patients âgés souffrant de déficit cognitif léger.

Procédure

Des sujets âgés de 55 ans et plus se plaignant de troubles de mémoire ont pris, de manière aléatoire et en double aveugle, un traitement oral de DHA (oméga-3), 900mg/jour pendant 6 mois.

Ils ont découvert que de faibles niveaux de DHA étaient associés à un déclin cognitif chez la personne âgé et que des niveaux élevés en DHA aident à réduire le risque de maladie d’Alzheimer [3] Pour voir un dossier complet sur l’Alzheimer, cliquer ici.

Maladie d’Alzheimer

® Crédit photo – Pixabay

Un neutraceutique enrichis en oméga-3 (ingrédient actif présent à l’état naturel dans un aliment qui procure un effet bénéfique pour la santé) a été utilisé pour améliorer les connexions entre les neurones chez des patients atteints de la maladie d’Alzheimer.

Procédure

Pour ces chercheurs, un problème synaptique serait responsable des troubles de mémoire dans la maladie d’Alzheimer. Ils ont donc évalué ce neutraceutique sur 179 patients atteints de la maladie d’Alzheimer pendant 24 semaines.

Résultats : comparé à un groupe contrôle, le neutraceutique a favorisé l’activité cérébrale. En effet, le neutraceutique viendrait protéger les neurones chez les personnes atteintes. De plus, l’électro-encéphalogramme a permis de démontrer l’effet de l’alimentation enrichie en oméga-3. [4]

Troubles de l’audition

Une étude a évalué si de faibles niveaux en oméga-3 étaient corrélés à une perte auditive. Pour comprendre ce mécanisme, les chercheurs ont suivi pendant 3 ans, 720 personnes âgées de 50 à 70 ans ne présentant pas de problème auditif ou d’affection de l’oreille.

Résultats : Les personnes ayant des niveaux élevés d’oméga-3 présentent une perte d’audition moins marquée que ceux ayant de faibles niveaux d’oméga-3 [5].

Maladie de Crohn

Onze études ont prouvé que les oméga-3 permettaient de soulager les symptômes inflammatoires des voies digestives que l’on retrouve dans la maladie de Crohn ou encore la rectocolite hémorragique. [6]

Arthrite rhumatoïde

En 2007, une méta-analyse a publiée que la consommation d’huile de poisson à haute dose soulage certains symptômes de l’arthrite rhumatoïde. Notamment les raideurs matinales et certaines articulations. Cette consommation a également permis de réduire le dosage des médicaments anti-inflammatoires permettant une diminution des effets indésirables de ces derniers sur la santé. Cependant, le soulagement est apparu assez tardivement, 2 à 3 mois avant que les patients ne les aient ressentis. [7]

Santé cardiovasculaire

Les oméga-3 sont tellement efficaces sur la santé cardiovasculaire que l’American Heart Association le recommande comme étant le seul vrai produit de santé naturel.
Les oméga-3 ont des effets bénéfiques contre plusieurs facteurs de risque et marqueurs de maladie cardiovasculaires :

  • taux de lipides dans le sang,
  • pression artérielle,
  • inflammation,
  • fonction plaquettaire,
  • réduction des taux trop élevés de triglycérides. [8]

Conclusion

Les oméga-3 ont clairement prouvé leur efficacité sur plusieurs des pathologies. De plus, qu’un problème revient quasiment tout le temps, c’est-à-dire l’inflammation. L’inflammation est un peu la source de la plupart des pathologies d’aujourd’hui. Derrière cette inflammation se trouve : l’alimentation !

Si vous cherchez une alimentation anti-inflammatoire par excellence, c’est bien l’alimentation Paléo ! Cette alimentation est naturellement riche en oméga-3, elle permet de couvrir tous vos déficits en nutriments, minéraux et oligo-éléments. Elle vous permet aussi de rester en pleine forme toute l’année !

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Références

1 – G. Paul Amminger et al. Longer-term outcome in the prevention of psychotic disorders by the Vienna omega-3 study. Nature communications, août 2015.

2 – http://sante.lefigaro.fr/actualite/2016/05/30/25031-schizophrenie-troubles-cognitifs-seraient-lies-linflammation-cerebrale

3 – Source: Quinn JF et al. Docosahexaenoic acid supplementation and cognitive decline in Alzheimer disease: a randomized trial. JAMA. 2010; 304(17):1903-11.

4 – Source: De Waal H et coll. The effect of souvenaid on functional brain network organisation in patients with
mild Alzheimer’s disease: a randomised controlled study. PLoS One, e86558, janvier 2014

5 – Sources: Am J Clin Nutr. août 2010; J Nutr Health Aging. 2010;14(5):347-51

6 – MacLean CH, Mojica WA, Newberry SJ. Systematic review of the effects of n-3 fatty acids in inflammatory bowel disease. Am J Clin Nutr. 2005 Sep;82(3):611-9. Review.

7 – A meta-analysis of the analgesic effects of omega-3 polyunsaturated fatty acid supplementation for inflammatory joint pain. Goldberg RJ, Katz J. Pain. 2007 May;129(1-2):210-23.

8 – Engler MM, Engler MB. Omega-3 fatty acids: role in cardiovascular health and disease. J Cardiovasc Nurs. 2006 Jan-Feb;21(1):17-24, quiz 25-6. Review.

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Comprendre le stress oxydatif, les radicaux libres et les antioxydants http://www.bmoove.com/stress-oxydatif/ http://www.bmoove.com/stress-oxydatif/#respond Mon, 29 May 2017 15:54:04 +0000 http://www.bmoove.com/?p=19660 Le stress oxydatif, les radicaux libres et les antioxydants Découvrez dans cet article, la théorie du stress oxydatif, les radicaux libres, les antioxydants et comment tout cela fonctionne dans l’organisme humain ! Qu’est-ce que le stress oxydatif Vous connaissez très certainement le stress psycho-sociale, si ce n’est pas le cas, je vous conseille de consulter …

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Le stress oxydatif, les radicaux libres et les antioxydants

Découvrez dans cet article, la théorie du stress oxydatif, les radicaux libres, les antioxydants et comment tout cela fonctionne dans l’organisme humain !

Qu’est-ce que le stress oxydatif

Vous connaissez très certainement le stress psycho-sociale, si ce n’est pas le cas, je vous conseille de consulter cet article : Tout savoir sur le stress.

Le stress oxydant ou oxydatif est très différent. En effet, il s’agit d’un type d’agression des constituants des cellules dû à ce que l’on appelle les espèces réactives oxygénées et azotées oxydantes. Ces espèces peuvent être ou non des radicaux.

Qu’est-ce qu’un radical encore appelé radical libre ? 

Un radical libre est une espèce chimique possédant un ou plusieurs électrons non appariés sur sa couche externe (oui, c’est assez complexe, mais c’est la partie la plus dure, promis !).

En plus simple 

On va dire en simple que le radical libre est une espèce chimique qui possède un électron célibataire. Du fait de son célibat, il est très instable, il se balade un peu partout, seulement il a une très grande réactivité vis-à-vis des molécules environnantes.

Il va venir perturber le bon fonctionnement des autres molécules. C’est-à-dire qu’il va essayer de devenir stable en s’attachant à une molécule qui ne lui a RIEN demandé, le problème c’est qu’en faisant cela, la molécule, à laquelle il s’est rattaché, deviendra un radical libre qui va produire le même schéma et ainsi de suite…

D’où viennent ces radicaux ? 

C’est très simple et vous connaissez les sources de façon très claire :

  • le stress (psycho-sociale),
  • l’inflammation,
  • les infections,
  • le tabagisme,
  • la respiration,
  • le soleil,
  • les polluants,
  • le sucre raffiné…

Si vous avez compris, on est pris au piège. AUCUNE de nos actions ne sera assez bonne pour arrêter le stress oxydatif et donc la production de radicaux libres. On ne peut pas arrêter de respirer, c’est un fait mais alors comment fait-on ?

Vous connaissez certainement déjà la réponse que l’on détaillera plus bas ! Avant, un peu de biologie pour montrer comment tout cela se déroule dans le corps.

Biologie du stress oxydant 

Pour mieux comprendre comment tout cela se produit, je vous propose de reprendre les fondamentaux en commençant par la base : la cellule !

La cellule humaine

© Crédit photo : http://cyrille.chagnon.free.fr/

Voici, une cellule ! Cet élément de base, celui qui est à l’origine de tout. Vous remarquerez au passage que la cellule est un «mini-nous ».

Pourquoi un mini-nous ? 

Je veux dire par là, et de façon plus simple à expliquer, que la cellule possède, malgré sa taille extrêmement minuscule, un système respiratoire, un système digestif, un système énergétique… Tout comme nous !

Comme vous pouvez le voir sur l’image, dans la cellule se trouve tout un tas de petits éléments que l’on appelle : les organites.

Aujourd’hui, on va se concentrer sur un organite bien particulier, il s’agit de la mitochondrie.

La mitochondrie

© Crédit Photo – Wikipédia

Les mitochondries sont donc des organites présents dans la cellule et qui ont  un rôle énergétique de la cellules. C’est-à-dire qu’elles vont permettre la fabrication d’énergie (ATP) utilisée dans toutes les réactions chimiques de l’organisme.

Pour produire cette énergie elles vont se servir des éléments que le corps lui amène à sa disposition, comme par exemple les produits de la dégradation de notre alimentation.

L’anatomie de la mitochondrie 

La mitochondrie a une double membrane, une membrane externe qui est en contact avec le cytoplasme et une membrane interne qui, elle, est en contact avec la matrice, c’est-à-dire l’intérieur de la mitochondrie. Sur la membrane externe on retrouve essentiellement un type de protéine, sur la membrane interne se trouve un très grand nombre de protéines, dont la protéine qui assure la synthèse de l’énergie (ATP).

Mécanisme d’action d’un radical libre

L’oxygène que nous respirons est transportée par nos globules rouges pour être distribuée à l’ensemble de nos tissus et cellules. Il diffuse au travers de la membrane cellulaire et parvient aux mitochondries.

Comme vu juste au dessus, des molécules provenant de l’alimentation sont amenées à la mitochondrie pour que celle-ci nous fournisse de l’énergie. La dégradation des nutriments libère une grande quantité d’énergie qui est récupérée et transmise à nos mitochondries sous forme d’électrons hautement énergétiques.

Ces électrons sont transférés d’un site protéique à un autre de la membrane interne de la mitochondrie, jusqu’au dernier site permettant la création de l’ATP (l’énergie).

Ce dernier site protéique s’appelle : Cytochrome oxydase.

La cytochrome oxydase est le site où intervient la quasi-totalité de l’oxygène que nous respirons. L’oxygène participe à la synthèse de l’ATP en captant très facilement les électrons accumulés le long de la chaîne de transport, de ce fait, la molécule d’oxygène passe par des formes intermédiaires très toxiques que l’on appelle dérivés actifs de l’oxygène, les premiers radicaux libres de l’organisme.

La cytochrome oxydase est censée retenir ces formes d’oxygène très toxiques, mais environ 5 à 10 % de ces radicaux libres vont réussir à fuir à l’extérieur de la mitochondrie.

Une fois sortie de la mitochondrie, les radicaux libres vont arracher un  électron à leur victime. Comme vu plus haut, pour que ce radical libre se stabilise, il doit procéder de cette façon, voler un électron à une molécule voisine. De ce fait, il perd sa toxicité, en revanche, il laisse derrière lui une molécule qui a perdu un électron et qui se transforme à son tour en radical libre condamnée à chercher à son tour auprès d’une autre molécule l’électron qui lui manque.

Ainsi débute une réaction en chaîne dévastatrice

Les effets du radical libre

Sur leur passage, les radicaux libres vont :

  • dénaturer des protéines,
  • oxyder des lipides,
  • provoquer des cassures où des mutations des brins d’ADN,
  • et détruire des membranes cellulaires jusqu’à la mort de la cellule.

Ceci a lieu à l’intérieur de chacune de nos cellules et c’est un processus auquel PERSONNE ne peut échapper.

Les pathologies impliquées dans le stress oxydatif 

En réalité, la majorité des pathologies d’aujourd’hui ont un lien avec ce phénomène. Le stress oxydatif représente un réel danger pour la santé, il est important de le comprendre pour mieux lutter contre.

Prenons l’exemple d’une pathologie très grave que tout le monde connait : le cancer.

Le cancer et le stress oxydatif 

Il a été mis en évidence que le stress oxydatif chronique accélère le vieillissement des cellules. Par ailleurs, le cancer est l’une des pathologies les plus fréquentes du vieillissement.

Il a ainsi été établi qu’un stress oxydant chronique stimule la croissance tumorale et la propagation des cellules cancéreuses dans le corps.

Comment ça se passe ? 

Des chercheurs ont démontré, chez des femmes atteintes d’un cancer du sein, que le stress oxydatif chronique stabilise une protéine appelée HIF. Cette protéine génère une angiogenèse, c’est-à-dire la croissance de nouveaux vaisseaux sanguins. En effet, la tumeur met à sa disposition un réseau vasculaire complexe pour pouvoir s’alimenter. Le stress oxydatif permet également l’apparition d’un environnement tumoral inflammatoire[1].

Le stress oxydatif pourrait également être à l’origine du cancer dans le sens où le mécanisme d’action est identique à celui de l’apparition. Le cancer découle d’une lésion non-réparable de l’ADN. Cette ADN lésée va alors donner de mauvaises instructions à la cellule qui va se développer de façon anormale et anarchique. Il se trouve que les radicaux libres ont la capacité de léser l’ADN.

Que faire concrètement pour lutter contre les radicaux libres ? 

Comme vous l’avez vu plus haut, les radicaux libres sont créés à partir de la modification de l’oxygène. Il est donc impossible de lutter contre eux. Mais il est possible d’en DIMINUER les dégâts.

Les antioxydants ! 

Les antioxydants sont en quelque sort le pare-feu des radicaux libres.

Ils proviennent essentiellement de notre alimentation et surtout des fruits et légumes de couleur. Si l’on décompose le mot, il prend toute sa dimension : anti-oxydant = contre l’oxydation.

Les principaux antioxydants naturels sont :

  • les bioflavonoïdes,
  • les caroténoïdes,
  • les vitamines C et E,
  • et le sélénium.

Vous retrouverez une petite liste avec plusieurs aliments antioxydants ci-dessous.

Mécanisme d’action des antioxydants

Comme on l’a vu plus haut, le radical libre a besoin d’une autre molécule dans son environnement pour pouvoir se stabiliser. Il va lui voler un électron puis se stabiliser, enfin, la molécule qui a perdu l’électron va devenir à son tour un radical libre qui va devoir procéder de la même manière.

Or, certaines molécules sont très différentes : les antioxydants. Ce sont des molécules qui peuvent être apportées par l’alimentation ou créées par la cellule humaine pour contrer ce processus d’oxydation.

Pour mieux comprendre comment agit une molécule antioxydante je vous propose de regarder cette image :

Comme vous pouvez le voir, cette molécule a la capacité, après avoir été touchée par un radical libre, de ne PAS se modifier et surtout de ne PAS modifier les molécules environnantes. Elle est donc capable de stopper cette réaction en chaîne.

L’intérêt majeur des antioxydants est cette capacité de stopper la réaction en chaîne. De cette façon on peut espérer avoir une bonne armée d’antioxydants pour traiter le problème des radicaux libres et laisser les tissus autour tranquille. Ce qui permet un vieillissement ralenti, un ADN non lésé, des protéines fonctionnelles, des lipides non-oxydés…

En pratique, les antioxydants 

En nutrition, il existe un indice qu’on appelle en anglais « Total Antioxidant Capacity » ou TAC.

Cet indice indique l’activité antioxydante globale d’un aliment ou d’une plante. C’est-à-dire sa capacité à neutraliser les radicaux libres dans le corps. Plus la valeur du TAC est élevée, plus il est antioxydant. Il se mesure en micromole ou µmol.

Ainsi on peut les classer selon leur quantité : 

  • Faible : indice TAC de 0 à  499 µmol
  • Modéré : indice TAC de 500 à  999 µmol
  • Élevé : indice TAC de 1000 à  1999 µmol
  • Très élevé : indice TAC de 2000 à  14000 µmol

Nos besoins quotidiens en antioxydants 

Ce paramètre nutritionnel n’est pas pris en compte par la médecine actuelle, peut-être que c’est justement une problématique qui favorise la maladie la plus mortelle aujourd’hui qu’est le cancer ?

Nous avons en revanche une indication sur le nombre de fruits et de légumes à consommer. Cette ration de 7 à 10 portions seraient en capacité de contrer les radicaux libres.

L’alimentation antioxydante par l’exemple

Du côté alimentation pratique, je vous conseille la recette du Pink-smoothie Paléo.

En effet, ce smoothie est fait à partir de fruits très antioxydants comme :

  • la pomme,
  • la poire,
  • la banane,
  • le kiwi,
  • le kaki,
  • les oranges,
  • les fruits rouges,
  • le jus de gingembre…

Rien qu’un petit smoothie pour traiter en profondeur nos cellules et anéantir leur processus d’oxydation ! C’est pas compliqué et en plus c’est super bon !

Pour retrouver la recette entière, cliquer ici: http://www.bmoove.com/the-pink-smoothie-paleo-smoothie-plein-dantioxydants/

Voici une liste non-exhaustive d’aliments très riche en antioxydants

Conclusion

Le stress oxydatif est réellement toxique pour la santé. Il concerne tous les éléments qui agressent les tissus de l’organisme au moyen des radicaux libres. L’alimentation ultra-transformée d’aujourd’hui favorise le stress oxydatif mais également la pollution, le stress psycho-social…

Il est tout de même important de comprendre que la formation de radicaux libres est inévitable, c’est-à-dire que vous continuerez à en produire même si vous manger de la façon la plus saine possible. Seulement, vous pouvez ralentir le processus de vieillissement des tissus et de dénaturation des molécules en consommant plus d’antioxydants.

Les antioxydants et le stress oxydatif général sont des notions trop peu utilisée en médecine aujourd’hui. Une alimentation délétère, un air délétère et une vie stressante sont des facteurs qui favorisent l’apparition des maladie et en particulier l’apparition du cancer. L’étude de ces notions pourraient révolutionner la façon dont les patients sont traités aujourd’hui. Plusieurs études doivent être encore menées pour comprendre réellement ce mécanisme et lutter contre de manière efficace.

Références :

1 – Gerald, Cell, 2004; Toullec, EMBO Mol. Med., 2010; Dahirel, Cell cycle, 2013 ; Costa, Sem. Cancer Biol., 2014).

Éléments de recherches : stress oxydatif paléo / sans gluten.

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Diabète de type 3 : comment le diabète accélère le déclin cognitif http://www.bmoove.com/diabete-de-type-3/ http://www.bmoove.com/diabete-de-type-3/#comments Mon, 22 May 2017 19:59:41 +0000 http://www.bmoove.com/?p=19571 Diabète de type 3 : comment le diabète accélère le déclin cognitif Qu’est-ce que le diabète de type 3 Le diabète de type 3 est le surnom que l’on donne à une pathologie très connue : la maladie d’Alzheimer (MA) ! En effet, lorsqu’on regarde l’activité du cerveau, on s’aperçoit que chez les personnes atteintes …

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Diabète de type 3 : comment le diabète accélère le déclin cognitif

Qu’est-ce que le diabète de type 3

Le diabète de type 3 est le surnom que l’on donne à une pathologie très connue : la maladie d’Alzheimer (MA) ! En effet, lorsqu’on regarde l’activité du cerveau, on s’aperçoit que chez les personnes atteintes de cette pathologie, le métabolisme du glucose dans le cerveau est anormal, c’est-à-dire qu’il est ralenti par rapport au cerveau des personnes saines.

De plus, on retrouve également ce problème chez les personnes ayant une prédisposition à la maladie. On peut alors constater une chose : il y a une corrélation entre la MA et la difficulté d’utilisation du glucose au niveau du cerveau.

Diabète de type 3 ? 

C’est ce que les chercheurs se sont demandés ! Est-ce qu’il n’y aurait pas un lien entre la maladie d’Alzheimer et le diabète ?

Alzheimer et diabète, les ressemblances ! 

Il a été prouvé que les personnes atteintes de diabète de type 2 avaient 50 % de risque en plus de développer un Alzheimer. De plus, des chercheurs ont provoqué un diabète sur des souris, et ils ont constaté quelque chose d’étonnant ! En effet, ces mêmes souris atteintes de diabète présentaient des lésions cérébrales du même type que celles de la maladie d’Alzheimer !

Alzheimer et l’insuline ! 

Une autre recherche est stupéfiante ! Des chercheurs américains ont remarqué que les neurones développaient une résistance à l’insuline chez les patients atteints d’Alzheimer ! De plus, plus la démence est profonde, plus la perte de sensibilité est importante ! Une autre ressemblance avec le diabète : les cellules neuronales n’utilisent pas correctement le glucose !1

Le diabète de type 1 et de type 2

Le diabète est une maladie qui se caractérise par un excès de sucre dans le sang (hyperglycémie). Il est officiellement définit par un taux de sucre supérieur à 1,26 g/L à jeun à deux reprises.

Le diabète est une maladie chronique qui est causée par l’insuffisance ou l‘arrêt de la production d’insuline ou que le corps ne reconnaît plus ou utilise mal l’insuline produite par le pancréas.

L’insuline est une hormone sécrétée par le pancréas et qui a la particularité de réguler le taux de sucre dans le sang. Pour se faire, l’insuline se fixe sur les récepteurs des cellules cibles afin que ces dernières puissent accueillir l’excès de sucre dans le sang. L’hyperglycémie, lorsque l’on est atteint de diabète, peut être fréquente mais doit être contrôlée.

Un diabète non contrôlé conduit à une atteinte grave des nerfs et des vaisseaux sanguins. 

Le diabète de type 1

 

Le diabète de type 1 se caractérise par une défaillance pancréatique. En effet, les cellules bêtas du pancréas que l’on appellent les îlots de Langerhans, ne produisent pas l’hormone en question: l’insuline. Le traitement de cette pathologie doit donc se faire en administrant des doses d’insuline.

Les symptômes sont les suivants: excrétion excessive d’urine (polyurie), sensation de soif (polydipsie), faim constante, perte de poids, altération de la vision et fatigue.

Le diabète de type 2

 

Le diabète de type 2 se caractérise par une non-reconnaissance ou une mauvaise utilisation de l’insuline. Le pancréas n’est pas défaillant, ce sont les cellules cibles qui elles, n’ouvrent plus leur porte au glucose qui se trouve dans le sang.

L’hyperglycémie s’installe. Le diabète de type 2 représente 90% des diabètes rencontrés dans le monde. Il est en grande partie le résultat d’une surcharge pondérale et de la sédentarité.

Les symptômes peuvent être les mêmes que ceux du diabète de type 1 mais sont souvent moins marqués. De ce fait, la maladie peut être diagnostiquée plusieurs années après son apparition, une fois les complications déjà présentes.

Récemment encore, ce type de diabète n’était observé que chez l’adulte mais on le trouve désormais aussi chez l’enfant.

Diabète de type 1, type 2 et pathogenèse de la maladie d’Alzheimer ! 

Il existe un débat en cours sur la mesure dans laquelle le diabète de type 2 et, plus récemment, le diabète de type 1 contribuent à la pathogenèse de la maladie d’Alzheimer ! Ce concept a été alimenté par la hausse des taux de prévalence de l’obésité, du diabète de type 2 et de la maladie d’Alzheimer au cours des dernières décennies.

En outre, une inter-relation est suggéré par un risque accru de développer une déficience cognitive légère, une démence ou une maladie d’Alzheimer chez les personnes atteintes de diabète de type 2 ou d’obésité.

Qu’est-ce que le maladie d’Alzheimer ? 

La maladie d’Alzheimer est une maladie neuro-dégénérative, c’est-à-dire une perte progressive de neurones dans le tissu cérébral qui entraîne la perte progressive et irréversible des fonctions mentales et notamment de la mémoire. C’est la cause la plus fréquente de démence chez l’être humain. Découverte en 1906 par Alois Alzheimer.

Dans les causes de la maladie, on retrouve deux types de lésions : dégénérescences neurofribrillaires et des plaques dites amyloïdes. Les caractéristiques intéressantes (que l’on traite justement dans cet article) c’est l’incapacité des cellules à utiliser le glucose. Le glucose, étant leur principale source d’énergie, ne peut pas arriver à destination, résultat, les cellules périssent.

Maladie d’Alzheimer, 2 protéines en lumière

  • La protéine de TAU : Le rôle de ces protéines est de protéger les neurones. Or, chez les personnes atteintes d’Alzheimer cette protéine est modifiée. Cette modification entraîne un dysfonctionnement menant à la constitution de filaments pathologiques dans les cellules nerveuses. Les résultats sont catastrophiques : dégénérescence neuro fibrillaire et destruction progressive des neurones.
  • La protéine Abêta42 : On constate dans la maladie d’Alzheimer qu’il y a un dépôt de ce peptide. Ces dépôts empêchent le bon fonctionnement du cerveau.

Les symptômes de la maladie d’Alzheimer sont les suivants 

Troubles :

  • De la mémoire dans les faits récents et dans l’espace
  • De l’orientation
  • Des fonctions exécutives: calcul, jugement…
  • Du langage

Difficultés :

  • À réaliser des gestes et des actes de la vie courante
  • Difficultés à reconnaître des personnes ou des objets.

L’Alzheimer ou le diabète de type 3, les preuves 

Selon plusieurs études, on constate que le cerveau devient progressivement résistant à l’insuline. C’est-à-dire, que les cellules neuronales ne reconnaissent plus l’insuline. Comme vu plus haut, l’insuline est une hormone qui va jouer en quelque sorte le rôle d’une clé. En effet, au contact des cellules en question, elle doit permettre l’ouverture de leur membrane et laisser pénétrer le glucose. Dans la maladie d’Alzheimer, ceci n’est pas possible.

Ce mécanisme n’est pas sans rappeler celui du diabète de type 2 ! Vous verrez, plus bas dans l’article, les liens très étranges qu’il y a entre diabète de type 2 et la maladie d’Alzheimer.

Selon d’autres études, on constate bien des troubles cognitifs lorsque l’on induit expérimentalement une résistance à l’insuline dans le cerveau de souris. Ces études permettent de mettre en lumière le rôle majeur de l’insuline dans la pathogenèse d’Alzheimer !

Pour accentuer les études citées ci-dessus: les chercheurs ont testé des traitements visant à sensibiliser les cellules (atteintes) de façon plus prononcée à l’insuline. Ils ont constaté une amélioration des performances cognitive !

Enfin, des études épidémiologiques suggèrent que les personnes atteintes de diabète de type 2 ont un risque plus élevé de développer une maladie d’Alzheimer !

L’insuline, pancréas, intestins, cerveau ! 

Concentrons-nous sur l’insuline ! On a longtemps pensé que l’insuline était sécrétée par le pancréas seulement, et il est vrai qu’une quantité significativement élevée est sécrétée par le pancréas. Or, des chercheurs ont remarqué récemment que les intestins pouvaient en sécréter ainsi que … le cerveau !

Dans cette étude, les chercheurs ont démontré qu’avoir une maladie d’Alzheimer de stade avancée était associé à des taux de glycémie et de gènes de récepteurs à l’insuline touchées de façon stupéfiante dans le cerveau. En outre, toutes les voies de signalisation qui font appel à l’insuline et à la survie des neurones ont été perturbées par la maladie d’Alzheimer.

De plus, les résultats ont montré que les déficiences cérébrales endogènes dans l’insuline et les récepteurs correspondants, en l’absence de diabète de type 2 ou d’obésité, pourraient être liée à la forme la plus commune de neuro-dégénérescence associée à la démence dans l’hémisphère ouest du cerveau.

Enfin, les anomalies identifiées dans le cerveau étaient assez semblables aux effets du diabète de type 1 et 2 (bien qu’aucun des patients n’aient eu l’une de ces maladies). Selon les chercheurs, la maladie d’Alzheimer pourrait représenter une forme de diabète spécifique au cerveau, ils ont décidé d’inventer le terme : « Diabète de type 3 »

L’hippocampe et la maladie d’Alzheimer

L’origine de la perte de mémoire : l’hippocampe. L’hippocampe est une zone cérébrale très particulière. En effet, c’est cette zone qui est responsable de la mémoire. Dans la maladie d’Alzheimer, comme on l’a vu plus haut, le glucose n’est pas utilisé par les cellules de l’hippocampe car elles ne disposent pas du signal d’ouverture qu’est l’insuline. L’hippocampe devient alors beaucoup moins dense du fait de sa perte neuronale massive.

Parkinson et Alzheimer, même problème ?

La question ici est de savoir si la maladie de Parkinson et la maladie d’Alzheimer ont des ressemblances. En effet, des chercheurs de l’Université de Floride affirment avoir trouvé des points communs entre ces deux pathologies. Ils seraient probablement capable également de « traiter » les deux pathologies avec le même traitement.

La protéine appelée TAU est également observée. Il semblerait que cette protéine (tout comme dans la maladie d’Alzheimer) ait un lien avec la maladie de Parkinson. En effet, les patients atteints de Parkinson peuvent développer des enchevêtrements de la protéines Tau à la suite d’une mutation d’enzyme.

La maladie de Parkinson est le deuxième trouble neurodégénératif le plus courant, après la maladie d’Alzheimer. Il se caractérise cliniquement par le parkinsonisme (tremblement au repos, bradykinésie, rigidité et instabilité posturale) et pathologiquement par la perte de neurones dans la substance noire et ailleurs en association avec la présence de dépôts de protéines dans le cytoplasme des neurones.

Ce sont deux pathologies ayant beaucoup de points similaires. Elles affectent toutes les deux le cerveau, possèdent des mécanismes d’action identiques et des mécanismes pathologiques similaires.

Le régime cétogène et les démences

Même si les démences, et en particulier la maladie d’Alzheimer commencent à être bien comprise par le corps médical, aucun traitement efficace n’est disponible sur le marché. Nous allons alors nous concentrer sur des solutions naturelles : l’alimentation cétogène.

Comme nous l’avons vu, le problème majeur dans l’Alzheimer, c’est l’utilisation du glucose par les neurones. Or, le glucose est le premier aliment du cerveau. Mais heureusement, nous n’avons pas qu’une source d’énergie, en effet, il existe également les cétones. Selon le Dr. Michel Serrand, auteur du livre « Maladie d’Alzheimer, et s’il y avait un traitement ? », pour certaines personnes, atteintes de la maladie d’Alzheimer, qui bénéficient d’une diète cétogène ont des améliorations de leurs performances et une diminution de leurs troubles. Pour d’autres, l’évolution de la maladie est ralentie. Enfin, pour d’autres, elle est même stoppée ! Malheureusement, pour d’autres encore, les effets sont modestes.

 

Conclusion 

La maladie d’Alzheimer est une pathologie encore incurable mais beaucoup moins mystérieuse qu’il y a quelques années. En effet, les étonnants résultats des études publiées récemment démontrent très clairement que la maladie d’Alzheimer pourrait représenter un trouble neuroendocrinien qui ressemble mais diffère du diabète. Ce mécanisme pourrait ainsi être dénommé « diabète de type 3 ». Les recherches doivent se poursuivre afin d’affiner la compréhension et l’origine exacte de ce phénomène, et de déterminer s’il intervient dans d’autres pathologies neurodégénératives.

Références

1 – http://www.thierrysouccar.com/sante/info/alzheimer-un-diabete-de-type-3-2273

2 – La totalité des études scientifiques se trouvent dans le PDF: Alzheimer’s Disease Is Type 3 Diabetes—Evidence Riviewed 

Suzanne M. De la monte, M.D., M.P.H. and Jack R. Wands, M.D.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2769828/pdf/dst-02-1101.pdf

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Le top 10 des PERTURBATEURS ENDOCRINIENS que vous côtoyez tous les jours http://www.bmoove.com/perturbateurs-endocriniens/ http://www.bmoove.com/perturbateurs-endocriniens/#respond Fri, 19 May 2017 14:02:20 +0000 http://www.bmoove.com/?p=19577 Le top 10 des perturbateurs endocriniens que vous côtoyez tous les jours Qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien ?  Les perturbateurs endocriniens regroupent une vaste famille de composés chimiques capable d’interagir avec le système hormonal et notamment avec le métabolisme ou les fonctions reproductrices. La perturbation endocrinienne est un concept qui est né en 1970, et qui part …

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Le top 10 des perturbateurs endocriniens que vous côtoyez tous les jours

Qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien ? 

Les perturbateurs endocriniens regroupent une vaste famille de composés chimiques capable d’interagir avec le système hormonal et notamment avec le métabolisme ou les fonctions reproductrices.

La perturbation endocrinienne est un concept qui est né en 1970, et qui part du principe que certaines molécules chimiques présente dans l’alimentation, l’environnement, l’air, passent au travers de la peau.

Ils ont deux actions principales: 

  • Soit ils bloquent l’action des hormones sur leurs récepteurs et rompent l’homéostasie
  • Soit se lient aux récepteurs hormonaux et induisent des réponses au mauvais moment.

On y reviendra en détail dans la suite de l’article, mais j’aimerais garder à l’esprit cette notion de récepteurs et de messages chimiques provenant des glandes.

Les glandes sécrètent des messages chimiques (comme par exemple les glandes surrénales, qui ont une action toute particulière pour le stress,: voir l’article sur le stress)

Ces messages chimiques sont envoyés dans le corps à la recherche de cellules cibles. C’est-à-dire des cellules qui ont la capacité de comprendre, analyser, interpréter ce message et d’y répondre. On a donc d’un côté un message envoyé par une glande, et de l’autre, un récepteur capable de le comprendre.

Nous possédons tout un tas de glandes et nous possédons tout un tas de cellules réceptrices. Le problème majeur ici reste la capacité des molécules de l’environnement, appelées perturbateurs endocriniens, à détourner ou créer une réponse chez les cellules cibles. En d’autres termes, ces molécules sont des imposteurs, elles viennent détourner le bon fonctionnement de l’organisme.

Le système endocrinien et les perturbateurs

Le système endocrinien est constitué de nombreux organes:

  • Glande pinéale, hypothalamus, hypophyse pour ce qui est du cerveau.
  • Thyroïde, glandes parathyroïdes, située entre la bouche et au dessus des poumons.
  • Au centre du corps, se situe : Les glandes surrénales et le pancréas
  • Enfin, pour le système reproducteur : les ovaires chez les femmes et les testicules chez les hommes.

Comme on l’a dit plus haut, ces organes sécrètent des hormones. Ces médiateurs chimiques sont libérés dans la circulation sanguine pour agir à distance. Prenons un exemple : c’est un peu comme une télécommande, vous envoyez un signal (glande endocrine) qui va être capté par la télévision (récepteur).

Ces messages chimiques envoyés par les glandes ont certaines fonctions comme, l’action du stress, la reproduction, la croissance, le métabolisme, le développement sexuel et le développement cérébral (ainsi que nombre d’autre).

Le perturbateur endocrinien altère le fonctionnement habituel de l’organisme en interagissant avec la synthèse, la dégradation, le transport et le mode d’action des hormones. On considère donc qu’elles ont un effet toxique mais de manière indirecte car ce sont les conséquences qu’elles ont produite en modifiant la réponse qui engendre des modifications physiologiques.

Revenons sur les mécanismes d’actions de ces substances

  • Modification de la production naturelle des hormones naturelles (oetrogènes, testostérone) en interférant avec leurs mécanismes de synthèse, de transport, ou d’excrétion.
  • Capacité à mimer l’action de ces hormones en se substituant à elles dans les mécanismes biologiques
  • Empêcher l’action de ces hormones en se fixant sur les récepteurs

Bien évidemment les conséquences, que l’on ne connaît pas encore très bien, pourraient être très dangereuses: altération des fonctions de reproduction, malformation des organes reproducteurs, développement de tumeurs, perturbations du fonctionnement de la thyroïde, du développement du système nerveux…

Deux cibles très intéressantes des perturbateurs endocriniens ! 

  • La leptine, hormone produite par la tissu adipeux, qui est supposée donner l’information de l’état nutritionnel du corps afin de décider de la prise alimentaire ou non. Vous pouvez voir plus d’information sur la leptine dans l’article sur le jeûne thérapeutique.
  • L’IG-1, hormone produite par le foie qui agit comme un facteur de croissance. Or selon une étude1 les hommes qui présentent des taux élevés d’IGF-1 ont deux fois plus de risque de mourir d’un cancer.

Bisphénol A, le perturbateur le plus médiatisé

Le bisphénol A fait partie d’une grande famille appelée: les bisphénols et que l’on retrouve partout: dans la fabrication des bouteilles en plastique, dans les revêtements intérieurs des canettes ou des boîtes de conserve… La toxicité du Bisphénol A a été prouvé sur des modèles animaux, notamment sur la fonction de reproduction et le métabolisme.

 

Comment agit-il ? 

Il s’agit d’un leurre, c’est-à-dire qu’il va mimer l’action de certaines hormones naturelles. Prenons un exemple : les oestrogènes. Le bisphénol A va usurper l’identité de ces oestrogènes et activer de façon anarchique les récepteurs de ces hormones naturelles. Il s’en suit bien évidemment une dérégulation totale du système hormonal

Top 10 des perturbateurs endocriniens 

1 – Le plastique 

Le contact des aliments avec le plastique particulièrement en cas de chauffage au micro-ondes est à éviter. Il est préférable de faire réchauffer ses aliments dans une assiette.

Solutions à adopter 

Choisir des boîtes en verre pour conserver les aliments. Ne pas faire chauffer du plastique dans le micro-ondes. C’est également valable pour les biberons.

 

2 – Les pesticides qui se trouvent dans les aliments

En effet, lorsque l’on ingère des aliments ne provenant pas d’agriculture biologique, notre exposition aux perturbateurs endocriniens est très élevée.

Solutions à adopter

Il est préférable de consommer des aliments provenant d’agriculture biologique. Si ce n’est pas possible, faites les tremper une nuit dans l’eau ou encore, enlever la peau. Cela permettra de retirer une partie des pesticides présents dans les légumes et les fruits.

3 – Vernis à ongle 

Il est également suspecté de contenir des perturbateurs endocriniens. Plusieurs marques de vernis à ongles contiennent une substance, du triphenyl phosphate (TPHP), soupçonnée de perturber le système endocrinien et dont des traces se retrouvent dans l’urine dans les 10 heures suivant l’application du vernis. Ceci est le résultat d’une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Duke (États-Unis)2

Solutions à adopter

Dans ce cas, il est préférable de prendre du vernis à ongle bio, ou alors de bien se renseigner dans la composition du vernis en question.

4 – Déodorant 

Certains déodorants possèdent des perturbateurs endocriniens. Longtemps banalisée, la prise de déodorant n’est pas anodine. En effet, selon une étude3 scientifique, 30 à 61 % des cancers du sein chez la femme pourraient venir de la banale utilisation de déodorant.

Comment ça fonctionnerait ? 

Dans de nombreux composants chimiques que l’on se met sur le corps se trouvent être des perturbateurs endocriniens ayant une étrange ressemblante aux oestrogènes.

En effet, les taux d’oestrogènes provenant de ces produits cosmétiques a été mesurée comme présents dans le tissu mammaire ou de lait d’humain 4,5. La confirmation directe de la capacité de ces produits chimiques a être absorbée par le corps humain a également été publiée (6,7).

Tout ceci démontre que l’exposition à long terme aux déodorants mais également à d’autres substances que l’on verra plus bas, peuvent entraîner une perturbation endocrinienne dans l’ensemble du corps.

Solution à adopter

Prendre des déodorants « free » de toutes substances perturbatrices.

5 – Crème hydratante

Comme cité plus haut, avec les mêmes études scientifiques, l’application de certaines crèmes hydratantes n’est pas anodine non plus ! Il se pourrait que les composants qui se trouvent dans ces crèmes endommagent le bon fonctionnement des glandes endocrines.

Solution à adopter

Encore une fois, regardez bien la composition de vos crèmes. Si possible prendre des crèmes hydratantes qui respectent l’intégrité de votre corps.

6 – Les vêtements 

Oui ! Vous avez bien lu, les vêtements ! En effet, trois types de composés chimiques dangereux pour la santé présents dans certains des vêtements:

Les colorants azoïques

Les colorants azoïques sont l’un des principaux types de colorant utilisé par l’industrie textile. Toutefois, certains subissent une dégradation en cours d’utilisation et libèrent des substances chimiques baptisées amines aromatiques, dont certaines pourraient être cancérigènes.

Les Alkylphenols

Les composés alkylphénoliques fréquemment utilisés contiennent des nonylphénols. Ceux-ci sont très utilisés dans les procédés de nettoyage et de teinture. Ils se sont avérés toxiques pour la vie aquatique en se rendant responsable, notamment, de la féminisation des poissons.

Les phthalates

Utilisés dans l’industrie textile pour la fabrication du cuir artificiel et pour certaines teintures. Il existe des préoccupations sur la toxicité des phthalates tels que le DEHP (phtalate de di-2-éthylhexyle), qui est toxique pour la reproduction chez les mammifères vu qu’il peut interférer avec le développement des testicules au début de la vie.

Solution à adopter

Regarder absolument ce que contiennent vos vêtements. De plus, il est fortement conseillé de les laver avant de les porter pour la première fois.

7 – Détergents

En effet, comme vu plus haut, certains détergents contiennent de l’alkylphénols.

Solution à adopter

Vous n’êtes pas toujours obligé de vous munir de détergents du commerce pour nettoyer vos affaires. Vous avez également le citron, le bicarbonate de soude ainsi que le vinaigre blanc qui peuvent être très efficaces (voir l’article Comment faire MAISON ses produits d’hygiène et de nettoyage).

8 – Le dentifrice 

C’est également le cas avec le dentifrice. Considéré comme un cosmétique, il possède également des molécules perturbatrices citées.

Solution à adopter

Acheter du dentifrice sans perturbateurs endocriniens où le faire soit même : voir la vidéo Comment faire son DENTIFRICE maison.

9 – Les poêles 

Les poêles qui possèdent un revêtement en Téflon®, ce matériau anti-adhésif recouvrant usuellement les poêle et qui contient du Bisphénol. Attention ! Le bisphénol A a été supprimé en France, dans tous les contenants alimentaires et les tickets de caisse depuis 2015. En revanche, les alternatives actuelles, bisphénol S et F présenteraient des effets aussi néfastes pour la santé selon une méta-analyse8

Solution à adopter

Privilégier les aliments frais ou surgelés, cuisinés maison dans des contenants en verre, inox, céramique, terre cuite ou fonte émaillée.

10 – Les jouets pour les enfants 

En effet, les jouets pour les enfants contiennent des perturbateurs endocriniens.

Solution à adopter

Favoriser les jouets en bois ou fait à partir de matériaux naturels.

Conclusion

Comme nous l’avons vu, il est important de vérifier ce que l’on touche, ce que l’on respire ou ce que l’on mange. Les perturbateurs endocriniens peuvent être à l’origine de nombreuses pathologies dont le cancer. Malgré l’interdiction en France de certains composés, les industriels continuent, même de façon détournée, à intégrer des perturbateurs endocriniens dans les jouets, meubles, cosmétiques… que nous utilisons tous les jours.

L’important est de rester renseigné quant aux substances que l’on côtoie tous les jours. L’éradication totale des perturbateurs endocriniens sera, en revanche, très compliqué. En effet, j’ai listé 10 perturbateurs endocriniens, mais en réalité, il en existe des centaines 9.

Références 

1 – Major JM, Laughlin GA, Kritz-Silverstein D, Wingard DL, Barrett-Connor E. Insulin-Like Growth Factor-I and Cancer Mortality in Older Men. J Clin Endocrinol Metab. 2010 Jan 15.

2 -Nail polish as a source of exposure to triphenyl phosphate:  http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0160412015300714

3 Underarm antiperspirants/deodorants and breast cancer: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2797685/

4 – Darbre PD. Environmental oestrogens, cosmetics and breast cancer. Best Pract Res Clin Endocrinol Metab. 2006;20:121–143. doi: 10.1016/j.beem.2005.09.007.

5 – Darbre PD, Aljarrah A, Miller WR, Coldham NG, Sauer MJ, Pope GS. Concentrations of parabens in human breast tumours. J Appl Toxicol. 2004;24:5–13. doi: 10.1002/jat.958

6 – Janjua NR, Mogensen B, Andersson AM, Petersen JH, Henriksen M, Skakkebaek NE, Wulf HC. Systemic absorption of the sun-screens benzophenone-3, octyl-methoxycinnamate, and 3-(4-methyl-benzylidene)camphor after whole-body topical application and reproductive hormone levels in humans. J Invest Dermatol. 2004;123:57–61. doi: 10.1111/j.0022-202X.2004.22725.x

7 – Janjua NR, Kongshoj B, Andersson AM, Wulff HC. Sunscreens in human plasma and urine after repeated whole-body topical application. J Eur Acad Dermatol Venereol. 2008;22:456–461. doi: 10.1111/j.1468-3083.2007.02492.x

8 –    https://ehp.niehs.nih.gov/1408989/ – Bisphenol S and F: A Systematic Review and Comparison of the Hormonal Activity of Bisphenol A Substitutes

Johanna R. Rochester and Ashley L. Bolden

9 – http://tempsreel.nouvelobs.com/sante/20160223.OBS5177/voici-la-liste-des-185-cosmetiques-contenant-des-substances-preoccupantes.html

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Le jeûne thérapeutique : comment ça marche et effets positifs sur la santé http://www.bmoove.com/jeune-therapeutique/ http://www.bmoove.com/jeune-therapeutique/#comments Wed, 17 May 2017 19:25:45 +0000 http://www.bmoove.com/?p=19564 Le jeûne thérapeutique Qu’est-ce que le jeûne  Le jeûne ou jeûne thérapeutique consiste en une privation de nourriture. Il peut y avoir différentes formes de jeûne: le jeûne intermittent, le jeûne hydrique ou les jeûnes modifiés. Aujourd’hui on va se concentrer sur le jeûne thérapeutique, le jeune le plus pratique à mettre en place et …

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Le jeûne thérapeutique

Qu’est-ce que le jeûne 

Le jeûne ou jeûne thérapeutique consiste en une privation de nourriture. Il peut y avoir différentes formes de jeûne: le jeûne intermittent, le jeûne hydrique ou les jeûnes modifiés. Aujourd’hui on va se concentrer sur le jeûne thérapeutique, le jeune le plus pratique à mettre en place et aux nombreux bénéfices sur la santé.

Petite parenthèse: il est à noter que le jeûne était très utilisé à l’époque (ainsi que dans les religions: carême, ramadan…) et a été supprimé par la médecine moderne. Cependant, en Allemagne ou encore en Russie, certains hôpitaux sont très ouverts à ce genre de soin. 

Le jeûne intermittent 

Le jeûne intermittent est un jeûne, donc une privation de nourriture, qui alterne avec des périodes d’alimentation normale. Il est utilisé pour plusieurs raisons, la première raison est la perte de poids. En effet, comme vous pourrez le voir ci-dessous, le jeûne intermittent est très efficace pour la perte de poids. Mais il est également utilisé pour améliorer l’espérance de vie, prévenir ou traiter certaines pathologies chroniques ou dégénératives. De nos jours, c’est un régime qui est très étudié par les médecins notamment par des cancérologues. En effet, le jeûne intermittent pourrait avoir des bénéfices stupéfiants sur le cancer et plus précisément pour le traitement du cancer.

Globalement, avant de rentrer dans les détails, après une période de jeûne, le niveau d’insuline baisse dans le sang. Il y a également une augmentation de l’hormone de croissance de manière importante. Cette hormone contrôle la masse graisseuse, masse graisseuse qui sera libérée sous forme de lipides utilisés par l’organisme pour survivre. De la même manière, ces lipides préserveront en partie les muscles du corps jusqu’à ce que le stock de graisse soit épuisé.

Enfin, il est à noter que le jeûne intermittent peut apporter des effets négatifs si l’on ne fait pas attention : irritabilité, déshydratation, somnolence, troubles du sommeil.

De façon générale, ce régime doit-être suivi de la façon la plus prudente et en toute connaissance de cause. Il pourra être supervisé par votre médecin.

1 – Si vous êtes atteints de pathologies cardiaques, ce régime est déconseillé. Votre médecin saura vous conseiller.

2 – Il est également à noter que ce régime peut engendrer des déséquilibres du comportement alimentaire. Les personnes les plus susceptibles pourraient être touchées par ce phénomène.

Biologie du jeûne thérapeutique

Origine

Le corps humain est une formidable machine capable de subir beaucoup de choses. Pendant le paléolithique – dernière mise à jour de notre ADN – l’humain devait se nourrir de se qu’il trouvait dans la nature, on l’appelait alors le chasseur-cueilleur. C’est-à-dire qu’il se nourrissait de fruits, légumes, racines, petits animaux, gros animaux occasionnellement… Seulement, vous serez d’accord qu’à cette époque, la machine humaine ne pouvait trouver de la nourriture toutes les 5 heures. Mais ceci n’est pas un problème ! Notre corps a été conçu de telle façon à se que nous puissions résister à ces jours de carences. Dans ce sens, mais dans l’autre sens également, il est capable de stocker de l’énergie qui va lui permettre de tenir le choc durant les périodes de jeûne.

Les stockages d’énergie

Notre corps a la formidable capacité de transformer les sucres en graisses et les graisses en sucre ! Par conséquent, deux formes de stockage sont disponibles

  • Stockage des graisses : principalement dans les tissus adipeux et autour des organes. On remarque que chez les hommes et les femmes cette graisse se répartie de façon différente : cuisses et hanches chez la femme et ventre chez l’homme. Or, pour les hommes, malchance, la graisse viscérale est plus problématique.
  • Stockage des sucres : on les retrouve dans le foie et dans les muscles sous forme de glycogène. C’est une source qui est rapidement utilisable par l’organisme.

 

Enfin, la dernière réserve : les protéines. Le corps ne les utilise que lorsqu’il n’a pas d’autre choix.

Phénomène entrée / sortie 

Le phénomène d’entrée et de sortie est une image qui illustre deux façons de théoriser l’état du corps:

  • L’entrée : consiste à la prise alimentaire, la digestion et le stockage à la suite de cette digestion.
  • La sortie : consiste à la perte, le jeûne, l’utilisation des stocks par l’organisme.

Insuline

Trop de sucre sanguin ? Une solution pour palier à ce problème ! La sécrétion d’insuline par le pancréas. Après un repas riche en glucides (comme c’est le cas des repas modernes) alors le pancréas va se mettre à sécréter de l’insuline ! Comme dit plus haut, l’insuline va permettre à vos cellules de s’ouvrir au sucre. Car le sang ne peut pas contenir autant de sucre, autant de temps. Des chercheurs ont remarqué que plus notre corps sollicite de l’insuline, plus la personne prend du poids. Moins elle en sécrète, plus son poids diminue.

En effet si lors d’un repas copieux vous ingérez une quantité importante de glucides (pain, pâtes, riz, gâteaux…) alors votre corps va stocker ce sucre et le transformer en graisse.

Seulement, il y a un problème sur le long terme. L’exposition répétée des cellules cibles à l’insuline va entraîner une résistance. Pour palier à ce problème le pancréas va alors se mettre à travailler de façon plus soutenue : il va produire encore plus d’insuline. On rentre enfin dans la phase d’épuisement, les cellules cibles ne reconnaissent plus ou pas assez l’insuline, le taux de sucre dans le sang augmente, c’est l’apparition du diabète de type 2.

La leptine, l’insuline, même problème 

La leptine est une protéine hormonale. Elle est impliquée dans la régulation du métabolisme.
Mais elle régule également:

  • Les réserves de graisses dans l’organisme
  • L’appétit en contrôlant la sensation de satiété

Comment agit-elle ? 

La leptine, hormone sécrétée par les tissus adipeux, communique votre état nutritionnel au cerveau. Une fois l’information arrivée, votre cerveau va décider de ce qu’il a besoin : stimulation du métabolisme ou oxydation du gras. Le niveau de leptine dans le sang est proportionnel aux taux de graisses.

L’organe cible est l’hypothalamus

Les cellules adipeuses sécrètent de la leptine qui va être comprise par l’hypothalamus (région du cerveau impliquée dans la prise alimentaire). L’hypothalamus va renvoyer un message en donnant l’ordre de diminuer l’appétit et d’utiliser les réserves de graisses. Le but ici est de préserver l’homéostasie du corps.

La résistance à la leptine

Comme il y a un important taux de gras chez le sujet, les concentrations de leptine sont très élevées. La surexposition à la leptine va générer, chez les cellules cibles, une résistance à cette hormone. Ce qui va avoir pour conséquence une diminution de l’action de la leptine.

Une diminution de l’action de la leptine causera une augmentation de l’appétit, une diminution de l’apport énergétique ainsi qu’une diminution du métabolisme du glucose et du gras !

Le glucagon, le miroir de l’insuline 

A la différence de l’insuline, le glucagon lui va servir à utiliser ses stocks lors de période de jeûne.

Lorsque le taux de sucre dans le sang baisse, l’insuline disparait au profit du glucagon (hormone également produite par le pancréas). Pour préserver l’homéostasie du corps, le corps va avoir recours à plusieurs mécanismes visant à préserver son intégrité.

En effet, le glucagon va avoir pour rôle de garder un niveau minimum de sucre dans le sang pour alimenter les organes. Sans cette hormone, lors de période de  jeûne ou même lors de période où l’on ne s’alimente pas, le corps s’épuiserait de façon très rapide entraînant une hypoglycémie puis la mort.

Le glucagon ordonne au foie de libérer ses réserves de sucre puis, si vous n’avez plus de sucre disponible, il va aller chercher dans vos réserves adipeuses.

Les effets du jeûne thérapeutique sur la santé

Arthrite rhumatoïde 

Plusieurs études1 ont étudié l’effet du jeûne sur l’arthrite rhumatoïde. 143 sujets ont alors jeûné pendant 7 à 23 jours puis ont ensuite suivi un régime végétarien. Comparé au groupe témoin, les personnes qui avaient jeûné ont constaté une diminution de la douleur, et une meilleure capacité de mouvement.

Perte de poids

Une étude2 a été effectuée sur plus de 200 personnes souffrant d’obésité morbide. Ces personnes ont jeûné pour une durée de 2 mois. Résultats : Les personnes ayant jeuné ont perdu en moyenne 28 kg. En revanche, il convient de changer son style de vie et ses habitudes alimentaires pour profiter de cette perte de poids sur le long-terme.

Sommeil

Une petite étude3 portant sur 15 sujets (âge entre 19 et 59 ans) a constaté qu’un jeûne complet de 7 jours a donné des résultats encourageant sur la qualité du sommeil. De plus, les personnes ont constaté une meilleure énergie durant la journée, une meilleure concentration ainsi qu’une meilleure humeur.

Syndrome de l’intestin irritable

Il a été suggéré par les chercheurs d’utiliser le jeûne chez des patients pour lesquels les traitements conventionnels du syndrome de l’intestin irritable ne fonctionnaient pas4. 2 groupes ont été fait : un groupe témoin, et un groupe ayant jeûné. Sur la totalité de 10 symptômes répertoriés par les chercheurs, les personnes ayant jeûné avec une diminution de 7 des symptômes sur 10. En revanche, pour les personnes n’ayant pas jeûné très peu d’effet ont été constaté. En effet, seulement 3 symptômes avaient diminués.

Cancer

Une étude présentée par des médecins du « Norris Cancer Hopital » a constaté que les souris qui avaient jeûné supportaient mieux les effets de la chimiothérapie. En effet, les souris atteintes d’un cancer mais continuant à se nourrir allaient beaucoup plus mal.

Selon le Pr. Henri Joyeux5, jeûner de façon partielle permettrait de rétablir notre fonction immunitaire. En effet, les aliments d’aujourd’hui auraient des effets immuno-déprimants : le gluten, le sucre, les produits laitiers entraînent une porosité intestinale. Cette porosité laisse passer des molécules plus ou moins toxiques à l’origine de l’inflammation. Cette inflammation va se développer sur les zones fragiles (zones cancéreuses).

Conclusion

Il est évident, plus d’études sont nécessaires pour découvrir le phénomène du jeûne sur la santé. Autrefois pratiqué puis délaissé par la médecine moderne, le jeûne a beaucoup de mal à se faire une place dans la pratique de la médecine. En revanche, les médecines alternatives comme la naturopathie ou encore la nutrithérapie sont très informées de ce que peut apporter comme bénéfice le jeûne thérapeutique.

En effet, dans certains pays comme l’Allemagne, des centres sont ouverts tous les ans pour accueillir les gens atteints de pathologies souhaitant pratiquer le jeûne thérapeutique.

Mise en garde

Il est toutefois important de bien garder en tête que le jeûne thérapeutique n’est pas une pratique banale. Le jeûne intermittent peut se faire de façon plus individuelle alors que le jeûne thérapeutique, sur le long terme, devra être encadré par un professionnel de santé.

Il est important de connaître les effets négatifs que peut avoir le jeûne sur la santé. Comme vous l’avez vu plus haut, le jeûne consiste à une utilisation, une mobilisation des réserves d’énergie du corps. C’est pourquoi, lorsque nous sommes atteint de pathologie cardiaque, il est très déconseillé de pratique le jeûne. Pourquoi ? Car votre coeur est un muscle, comme vous l’avez vu les muscles ne sont pas à l’abri de perdre de leur matière lors d’un jeûne.

Il est important également de savoir que les personnes souffrant de pathologies psychologiques comme les TCA (troubles du comportement alimentaire) ne doivent pas pratiquer de jeûne. En effet, cette privation de nourriture va entrer en interaction avec d’autres mécanismes psychiques mis en place pour ce genre de trouble. Le jeûne thérapeutique va déséquilibrer votre état émotionnel et aura, au final, que des désavantages.

Références

1 – . Muller H, de Toledo FW, Resch KL. Fasting followed by vegetarian diet in patients with rheumatoid arthritis: a systematic review. Scand J Rheumatol. 2001;30(1):1-10.

2 – 16 Johnson D, Drenick EJ. Therapeutic fasting in morbid obesity. Arch Intern Med. 1977;137(10):1381-2.

3 – . Michalsen A, Schlegel F, et al. Effects of short-term modified fasting on sleep patterns and daytime vigilance in non-obese subjects: results of a pilot study. Ann Nutr Metab. 2003;47(5):194-200.

4 – 19. Kanazawa M, Fukudo S. Effects of fasting therapy on irritable bowel syndrome. Int J Behav Med. 2006;13(3):214-20.

5 – https://professeur-joyeux.com/a-propos-du-jeune-en-cancerologie-2/

Éléments de recherches : bmoove jeûne paléo / sans gluten.

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Comment faire MAISON ses produits d’hygiène et de nettoyage http://www.bmoove.com/hygiene-et-nettoyage/ http://www.bmoove.com/hygiene-et-nettoyage/#comments Fri, 12 May 2017 16:51:44 +0000 http://www.bmoove.com/?p=19512 Quand on s’intéresse à la santé, au bien-être et au naturel, on en vient souvent à remettre en cause les produits du quotidien achetés dans le commerce. Il faut dire que la liste des ingrédients contenus dans nos produits de beauté est juste effrayante. Nous ne connaissons pas la moitié des ingrédients que l’on pose …

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Quand on s’intéresse à la santé, au bien-être et au naturel, on en vient souvent à remettre en cause les produits du quotidien achetés dans le commerce.

Il faut dire que la liste des ingrédients contenus dans nos produits de beauté est juste effrayante. Nous ne connaissons pas la moitié des ingrédients que l’on pose sur notre peau tous les jours.

Sans parler des produits ménagers. Ces produits « miracles » qui sont censé nettoyer efficacement notre maison sont chargé en actifs chimiques qui finissent directement dans nos océans.

Et le prix pour tout ça, on en parle ?

Dans cet article, je vais partager avec vous des recettes simples, naturelles et peu onéreuses.

Les produits pour la maison

Ce que vous devez savoir :

Sans le savoir, vous avez peut-être déjà tous le nécessaire de base dans votre placard : vinaigre blanc, bicarbonate de soude, savon de Marseille, jus de citron, et même vapeur d’eau sont tous de véritables produits de substitution aux détergents classiques.

Même s’ils ne sont naturels, les produits que l’on va utiliser ne doivent pas être laissé à la porter des enfants.

Cela paraît évident, mais je vous conseille également d’étiqueter vos récipients. D’ailleurs, vous trouverez des étiquettes très sympa à imprimer sur ce site.

Utilisez des contenants neufs, faciles à nettoyer afin que votre produit ne s’altère pas et ainsi le garder longtemps. Dans le commerce les prix des contenants sont affolant, alors j’ai fouillé sur internet et j’ai trouvé un site qui propose des récipients adaptés à petit prix:

Voilà pour moi les basiques :

Les recettes pour du 100 % maison

Le liquide vaisselle fait MAISON

La recette : Remplissez un bidon de savon de Marseille liquide. Ajoutez les huiles essentielles et le bicarbonate. Agitez le tout.

L’usage : Remplissez votre évier d’eau et mettez à tremper votre vaisselle. Versez 1 ou 2 cuillères à soupe de liquide concentré dans l’eau et lavez votre vaisselle en insistant sur les zones à dégraisser. Rincez et séchez comme d’habitude.

Le nettoyant multi-surface fait MAISON

La recette : dans un bidon ou un pulvérisateur, versez le bicarbonate, le vinaigre blanc et l’huile essentielle. Ajoutez un litre d’eau chaude pour bien dissoudre tous les éléments. Refermez le bidon et mélangez.

Les usages : Vous pouvez utiliser ce nettoyant pour les éviers en porcelaine en acier ou inox, aux robinets, aux bacs de douche et baignoires, lavabos et WC et à toutes les surfaces carrelées et revêtements stratifiés ou mélaminés. Rincez-bien sinon le bicarbonate de soude peut laisser des traces blanches. Les recettes à base de bicarbonate de soude et d’huile essentielle peuvent être préparées en grande quantité car elles se conservent longtemps.

Autre recette : dans un pulvérisateur vide, versez : 2 cuillères à soupe de Savon de Marseille en copeaux, 1 cuillère à soupe de vinaigre blanc, 100 ml d’eau chaude.

Secouez vivement le flacon et pulvérisez sur les surfaces à nettoyer. A l’aide d’une éponge, frottez et rincez.

La lessive faite maison

La recette : faites chauffer un litre d’eau et jetez-y les copeaux de savon de Marseille avec le bicarbonate. Mélangez le tout jusqu’à dissolution et laissez reposer une heure minimum.

Mettez la préparation dans un bidon de 5L et ajoutez un litre d’eau tiède supplémentaire et l’huile essentielle. Bien secouer le tout.

Si vous sentez que la lessive est encore trop compacte le lendemain, rajoutez un litre d’eau.

Cette recette est élaborée pour le linge de couleurs

Si vous souhaitez fabriquer votre lessive pour le linge blanc, remplacez cristaux de soude par du bicarbonate de soude.

Le nettoyant vitre et miroir

 

La recette : Dans une bouteille pulvérisateur, mélangez l’eau et le vinaigre. Mélangez bien. C’est prêt. Pulvérisez sur la surface et frottez avec un chiffon doux.

Les produits ménagers « fait maison » sont beaucoup plus concentrés, je vous conseille d’utiliser des gants pour ne pas irriter votre peau lors du nettoyage.

Les produits pour le corps :

Ce que vous devez savoir :

Outre le gain financier que cela représente, vous allez pouvoir utiliser des produits que vous aurez sélectionnés (bio, commerce équitable, non testé sur des animaux, etc.).

Les cosmétiques maison sont beaucoup plus concentrés en principes actifs que les cosmétiques actifs. Les crèmes du commerce dépassent rarement le seuil de 35 % (les 65 % inactifs étant uniquement de l’eau !). Du coup, une efficacité au top pour une plus petite quantité lors de l’utilisation.

Mais avant de se lancer, il est important de respecter certaines précautions d’usage pour éviter toutes réactions cutanées. Il faut conserver les produits dans des récipients hermétiques (flacons, boites, etc.), au réfrigérateur et sur une courte période pour éviter la formation de germes. Commencez par faire un test sur une partie moins visible pour être certain de ne pas faire d’allergie.

On attaque avec un gommage maison

La recette: Dans un bol mélangez tous les ingrédients ensemble jusqu’à former une sorte de pâte. Vous pourrez l’utiliser avec vos doigts.

Les usages : Pour le soin du visage et du corps, il est recommandé de réaliser un gommage une fois par semaine. Son action permet d’éliminer les cellules mortes à la surface de la peau. Débarrassée de ses impuretés, la peau respire mieux, elle est plus douce, plus lumineuse.

Pour le visage, si vous avez la peau sensible, ajoutez une cuillère à café d’eau florale apaisante (bleuet, hamamélis…) et humidifiez la peau avant l’application.

Après le gommage, pensez à bien hydrater votre peau avec une crème de jour ou un lait pour le corps.

La crème antirides maison

La recette : Faire fondre au bain marie, l’huile de coco et la cire d’abeille, en mélangeant avec une cuillère en bois. Lorsque les deux ingrédients se sont mélangés, éteignez le feu et ajoutez immédiatement le reste des ingrédients. Mélangez bien, versez dans un récipient et laisser refroidir.

Conservez votre crème au réfrigérateur.

Le principe : L’huile de rose musquée aide à atténuer les cicatrices et à régénérer la peau en stimulant la production de collagène. C’est pourquoi cette crème vous permettra de prévenir et de réduire les rides ainsi que les lignes d’expression.

Le type de peau : Cette crème antirides est conseillée pour les peaux normales à sèches, les peaux matures, sensibles, et qui ont tendance à marquer facilement, pour les femmes de plus de 25 ans car avant la peau est plus grasse et cette crème ne sera pas adaptée.

Le démaquillant spécial peau sensible

Recette : Mélangez tous les ingrédients dans un saladier, puis versez le tout dans une bouteille en verre. Agitez avant de vous en servir.

Blandine, vous propose une autre recette de démaquillant avec un seul ingrédient dans cette vidéo :

Les disques à démaquiller fait maison

Les étapes : A l’aide d’un verre ou d’un emporte-pièce, tracez le contour de deux ronds sur le tissu polaire à l’aide d’un crayon. Découpez-les, posez-les l’un sur l’autre puis cousez-les ensemble avec un point de surfil (ou à la surgeteuse). Terminez par un nœud afin de maintenir le tout. Maintenant, recommencez pour en réaliser plusieurs et de tailles différentes selon vos besoins.

Un dernier conseil : Vos disques se laveront en machine. Pensez à les mettre dans un filet ou une petite pochette afin de ne pas tacher vos vêtements de résidus de maquillage !

Le dédorant fait maison

La recette : versez l’huile de noix de coco fondue dans un pot. Ajoutez ensuite, petit à petit, le bicarbonate de soude et l’arrow-roots, tout en fouettant vigoureusement avec une fourchette pour qu’aucun grumeau ne se forme (si votre récipient est hermétique, vous pouvez mélanger le tout en le secouant très fort). Ajoutez ensuite les huiles essentielles. Mélangez le tout. Versez le mélange dans des moules en silicone et laissez le déodorant se raffermir au réfrigérateur avant de vous en servir.

L’utilisation : votre dédorant est maintenant moulé comme une petite savonnette. Vous le conservez au frais si possible, et vous l’utilisez en frottant la « savonnette » sous votre aisselle.

Alternative : vous pouvez, si vous le souhaitez, préparer un déodorant sous forme de crème, sans la cire végétale, que vous appliquerez avec les mains.

Le masque pour cheveux secs

La recette : Dans un récipient, mélangez tous les ingrédients. Vos cheveux doivent être secs et démêler. Appliquer la solution avec les doigts à environ 10 cm de la racine et jusqu’au pointe. Attachez vos cheveux en chignon et posez du film cellophane dessus, afin de laisser agir pendant 2 à 3 heures (Au minimum 1h).

Après ça, faites simplement un shampooing habituel en frottant bien pour retirer tout le masque. Laissez ensuite sécher vos cheveux à l’air libre.

L’huile de coco

Sachez que ce seul ingrédient sera votre allier beauté :

  • Cheveux
  • Peau
  • Lèvres
  • Dents

Ses vertus nourrissantes et protectrices, son odeur qui nous donne envie d’été, et sa texture crème font de l’huile de coco votre atout beauté.

Pour la peau

L’huile de coco est très riche, elle apaise les irritations et préviens les vergetures. Antioxydante, elle lutte efficacement contre le vieillissement de la peau, elle lui redonne de l’éclat et la tonifie. On peut même l’utiliser comme démaquillant, en massant délicatement tout le visage avec l’huile. On essuie ensuite avec des disques à démaquiller ou un gant de toilette. Elle laissera votre peau douce et légèrement parfumée.

Attention, pas d’huile de coco sur le visage si votre peau est à tendance grasse ou à problèmes.

Pour les cheveux

1 fois par semaine, faites-vous un masque en vous appliquant l’huile de coco sur cheveux sec, sur les longueurs et les pointes (pas les racines), puis on laisse poser 1 heure, enroulé dans une serviette humide. Un shampoing doux pour éliminer et vos cheveux seront brillants.

Pour des dents

A vous les dents blanches naturellement grâce au bain de bouche à l’huile de coco. 10 minutes dans votre bouche, avant le brossage, et votre haleine sera fraîche, vous préviendrez les caries et votre émail sera plus blanc.

Retrouvez la recette du dentifrice par Blandine, juste ici :

Pour les lèvres

Dans un petit récipient type pilulier ou ancien gloss, placez de l’huile de coco solide et tassez. Il vous servira de baume à lèvre à tout moment de la journée. Il guérira également les lèvres gercées.

Vous avez désormais toutes les cartes en main pour préparer vos produits corps et maison, vous-même avec des ingrédients naturels, respectueux de l’environnement et le tout, moins cher que dans le commerce.

Postez la photo de vos produits en commentaire !

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Comment le stress chronique RUINE votre santé http://www.bmoove.com/stress/ http://www.bmoove.com/stress/#comments Tue, 02 May 2017 20:04:57 +0000 http://www.bmoove.com/?p=19495 Les conséquences du stress chronique sur la santé Le stress chronique est devenu en quelques années le « mal » de notre civilisation. Il est corrélé avec énormément de pathologies. Dans cet article, vous comprendrez ce qu’est le stress, la biologie du stress et les organes impliqués dans cette réponse. Ensuite, on verra quels sont les facteurs …

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Les conséquences du stress chronique sur la santé

Le stress chronique est devenu en quelques années le « mal » de notre civilisation. Il est corrélé avec énormément de pathologies. Dans cet article, vous comprendrez ce qu’est le stress, la biologie du stress et les organes impliqués dans cette réponse. Ensuite, on verra quels sont les facteurs qui sont à l’origine du stress (ou qui l’aggravent). On ira ensuite se frotter du côté de la science pour observer un peu les pathologies qui ont un lien direct avec le stress. Enfin, je vous proposerai des alternatives efficaces dans la résolution de votre stress.

Explication biologique du stress 

Commençons par l’étymologie du mot stress. Le mot « stress » provient du mot latin « stringere » qui signifie « serrer » ou encore « lier ».

Le stress est un phénomène d’adaptation du corps qui permet à chaque individu de réagir à son environnement.

C’est en 1935 que Hans Selye élabore la notion de syndrome général d’adaptation, qui met en évidence les trois phases par lesquelles l’organisme passe pour réagir au stress :

  • L’alarme : c’est le choc physiologique après la perception du facteur de stress.
  • La résistance : l’organisme tente de rétablir son homéostasie. Il s’adapte et devient plus résistant. C’est le fameux « bon stress »
  • L’épuisement : si l’organisme ne s’adapte pas, des effets délétères sur l’organisme apparaissent, qui peuvent aller jusqu’à la mort. C’est le fameux « stress négatif, ou stress chronique »

Lorsque l’organisme est en situation de danger, le corps met à sa disposition un panel d’hormones permettant lui permettant de réagir très rapidement. Ces réactions biologiques sont aussi bien neurologiques qu’hormonal d’ailleurs.

Cette cascade hormonale prend naissance dans l’hypothalamus, en effet, c’est cette  glande qui va lancer le premier jet hormonal. Ces hormones en provenance de l’hypothalamus vont se diriger vers les glandes surrénales.

Les glandes surrénales sont des glandes se trouvant sur le haut des reins (d’où le mot: sur – rénale). Cette glande est composée de deux parties: la médullosurrénale qui se trouve dans la partie centrale et la corticosurrénale qui se trouve à la périphérie.

La médullo-surrénale sécrète: l’adrénaline
La corticosurrénale sécrète: les gluco-corticoides dont le cortisol.

Que se passe-t-il concrètement ? 

Face à une agression, un danger, ou une représentation stressante, l’hypothalamus donne l’ordre à l’hypophyse, une petite glande située à la base du cerveau, de stimuler les cortico-surréanales par l’intermédiaire d’une hormone, l’ACTH. À ce moment, l’adrénaline et les cortico-stéroïdes sont distribués dans le sang. L’organisme est alors prêt à réagir aux agents producteurs du stress : le coeur bat plus vite et plus fort, le taux de sucre dans le sang augmente.

Les effets sur le corps des différentes phases

La phase d’alarme: les réactions biologiques au stress sont marquées par la libération de messagers chimiques appelés catécholamine. Les catécholamines sont composées de 80 % d’adrénaline et 20 % de cortisol.

La phase de résistance: Si la situation persiste, le corps se met en phase de résistance. Sont alors sécrétées d’autres hormones, les gluco-corticoïdes, on peut retrouver en particulier une quantité importante de cortisol en provenance des cortico-surrénales.

La phase d’épuisement: On le retrouve plus spécifiquement lorsque le stress n’est pas lié à des choses « naturelles » mais plutôt « culturelles ». Comme, par exemple, son environnement social ou professionnel. Dans ce cas de figure, les mêmes substances (substances de stress) sont évidemment libérées de la même manière. Le problème étant qu’elles ne sont pas consommées par l’organisme. C’est-à-dire qu’à chaque « dose de stress » le corps se prépare à un effort physique conséquent. Cet effort physique permet notamment, dans le cadre du bon stress, de consommer les hormones pour lesquelles elles ont été créées.

En effet, voici les changements physiologiques provoqués par des hormones du stress

  • Le coeur bat plus efficacement et plus fort
  • Les bronches se dilatent pour faciliter l’apport d’oxygène
  • La douleur s’atténue par la libération d’endorphine
  • L’apport en sucre dans le sang augmente
  • Le traitement des informations est plus rapide
  • Le corps se prépare à un effort
  • Apport d’énergie nécessaire aux muscles

Ces substances sont présentes en excès, elles sont à l’origine de la toxicité du stress. Si le stress devient « chronique », il entraîne un déséquilibre du système nerveux. Le système sympathique responsable de nombreuses activités indépendantes de la volonté est alors stimulé provoquant ainsi une libération d’adrénaline. Celle-ci est à l’origine d’une augmentation du rythme cardiaque et de bon nombre des symptômes.

On retrouve en général les symptômes suivant :

  • Accélération du rythme cardiaque
  • élévation de la pression artérielle
  • respiration plus rapide
  • Libération d’hormone: vasopressine, adrénaline, ocytocine, cortisol.
  • Fatigue, tension musculaire
  • Hypersensibilité aux bruits, aux odeurs, au contact et irritabilité émotionnelle, anxiété
  • Sueur abondantes

Qu’est-ce que le stress, le stress chronique

Le stress « normal » 

De façon plus concise, le stress « normal » est le stress qui est nécessaire à l’action du corps. C’est ce stress qui va nous permettre de réagir de manière extrêmement rapide aux stimuli extérieurs, qui va nous permettre de faire face à un danger. C’est celui qui donne les moyens à l’organisme de lutter ou de prendre la fuite.

Ce stress est sans danger sur la santé car l’activité physique qui va s’en suivre va permettre l’épuration du surplus d’hormones mis à la disposition du corps.

Le stress chronique

Ce type de stress découle de l’exposition prolongée et répétée à des situations qui nous font sécréter les hormones du stress (celles que l’on a vu plus haut). Ces hormones mettent le corps en alerte de façon incessante, elles épuisent, sur le long-terme, l’organisme. Le système de réponse au stress n’est pas fait pour être activé constamment. Ceci devrait se faire de façon plus isolé, moins fréquemment.

Comme vous le verrez plus loin dans l’article, le stress chronique peut être à l’origine ou accentuer des maladies cardiaque, de la pression artérielle élevée, un risque de diabète de type 2 et de troubles psycho-pathologiques. On verra également comment le stress est corrélé avec les maladies auto-immune.

Quels sont les principaux facteurs du stress ? 

Je vais vous faire une liste quasi-complète des principaux facteurs de stress. Si vous vous sentez stressé, vous pourrez plus facilement trouver le coupable et l’éliminer (si possible). Il existe de très nombreux facteurs pouvant stresser l’individu. L’environnement, les relations familiales, les disputes, les problèmes financiers, les problèmes professionnels… Décomposons-les :

Les causes personnelles : 

  • Trop de déplacement avec son véhicule
  • La prise régulière de transport en commun
  • Problème relationnel avec son conjoint, sa famille ou ses amis
  • Problèmes de santé chez l’un de ses proches (ou soi-même)
  • Problèmes familiaux
  • Organisation d’événements
  • Déménagement

Les traits de personnalité : 

Certaines personnes sont plus soumises au stress que d’autres. De par la façon de réagir au stress et les conséquences des événements. Les gens les plus stressés ont tendance à percevoir leur environnement comme menaçant et ont l’impression de ne pas pouvoir y faire face. On est dans le paramètre psychologique, c’est-à-dire que l’individu va faire une mauvaise évaluation de la situation le conduisant à des situations de stress ou de panique. Ce trait de personnalité peut devenir un cercle vicieux dans le sens ou le niveau de stress empêche l’affrontement avec l’environnement et le manque de contact avec l’environnement va entraîner un enfermement progressif et prolongé. Cet enfermement va avoir un impact direct sur la santé mentale de l’individu. On verra dans les alternatives comment changer tout ce mécanisme de pensées.

Équilibres chimiques dans le cerveau

Vous connaissez très certainement le neurotransmetteur appelé « sérotonine ». En effet, des études démontrent que des déséquilibres dans les neurotransmetteurs du cerveau (comme la sérotonine) peuvent contribuer à l’apparition de problème liés au stress.

Ce n’est pas tout, on peut également remarquer un problème d’équilibre du cortisol (hormone vue plus haut) chez les personnes souffrant de stress chronique.

Les causes professionnelles: 

  • L’ambiance générale au travail (avec les collègues ou le patron)
  • Harcèlement moral
  • Manque de communication au sein de l’équipe
  • Mauvaise organisation
  • Travail sous-pression
  • Licenciement
  • Nouveau Job

Quels sont les principaux symptômes du stress ? 

Ne cherchez plus ! Si vous êtes atteint de l’un de ces symptômes, alors il est possible que vous souffriez du stress. Voici la liste :

Cognitifs :

  • Problèmes de mémoire
  • Difficultés à prendre des décisions
  • Incapacité à se concentrer
  • Troubles du jugement
  • Pessimisme général
  • Pensées anxieuses
  • Inquiétude constante
  • Perte d’objectivité et du jugement
  • Anticipations négatives

Comportementaux :

  • Manger beaucoup plus ou beaucoup moins
  • Dormir beaucoup plus ou beaucoup moins
  • Isolement
  • Procrastination, fuite des responsabilités
  • Abus d’alcool, de cigarettes ou de médicaments pour se relaxer
  • Sur-activité dans certains domaines (sport, shopping)
  • Réaction démesurée face à des problèmes imprévus
  • Habitudes nerveuses (se ronger les ongles)

Physiques :

  • Maux de têtes ou mal de dos
  • Tensions musculaires
  • Diarrhée ou constipation
  • Nausée
  • Insomnie
  • Douleurs dans la poitrine
  • Rythme cardiaque rapide
  • Perte ou prise de poids
  • Démangeaison
  • Coups de froid fréquents

Émotionnelles :

  • Agitation
  • Irritabilité, impatience
  • Sensation de fatigue
  • Incapacité à se détendre et se relaxer
  • Avoir l’impression d’être sur les nerfs
  • Sentiment d’isolement et de solitude
  • Dépression ou tristesse généralisée

Dans quelles pathologies retrouve-t-on une corrélation avec le stress ?

Maladies cardio-vasculaires

Une étude parue dans la revue scientifique1 The Lancet a démontré que le stress était un facteur de risque de maladies cardiovasculaires. Pour étayer leurs propos, les chercheurs ont suivi 293 patients pendant une durée de 4 ans. Pendant cette période, ils ont mesuré l’activité du cerveau, de la moelle osseuse, de la rate, ainsi que le niveau d’inflammation des artères. Cette étude a permis de mettre en évidence un lien entre l’activité de l’amygdale (du cerveau) et la santé cardio-vasculaire. En effet, ils ont constaté que l’activation de l’amygdale était associée à une augmentation de l’activité de la moelle osseuse, une inflammation dans les artères et des marqueurs d’inflammations généraux plus élevés. Tous ces renseignements permettent de démontrer que le stress est un facteur élevé de risques cardiovasculaires.

L’amygdale, qu’est-ce que c’est ? 

Crédit photo © http://www.hypnose-changement.com/hypnose/inconscient.php

C’est une structure en forme d’amande qui se situe pas loin de l’hippocampe, l’amygdale joue un rôle essentiel dans la gestion de nos émotions et en particulier nos réactions de peur et d’anxiété. En effet, elle est le siège de nos émotions les plus primitives, l’amygdale reçoit des informations directes de différentes modalités sensorielles et se projette sur de nombreuses régions cérébrales, comme l’hippocampe ou l’hypothalamus.

L’action de l’amygdale a donc un rôle de survie car c’est elle qui nous fait réagir en une fraction de seconde à la suite d’un stimulus menaçant. Elle a également un rôle important dans la reconnaissance des émotions.

Maladies auto-immune générale

Il est maintenant largement reconnu que le stress aigu et chronique a un impact sur le système immunitaire. Le stress aigu peut avoir un effet stimulant sur le système immunitaire, alors que dans le cas du stress chronique, le système immunitaire peut être déprimé2.  En effet, le cortisol peut affaiblir le système immunitaire. Dans cette étude3 on constate que les personnes atteinte de stress souffrent plus fréquemment de rhume.

Les conséquences d’un système immunitaire déprimé sont:

  • Une fatigue persistante
  • Une sensibilité accrue aux infections, qui s’observe par des rhumes fréquents, des infections urinaires, des éruptions d’herpès, des vaginites à répétition, une verrue persistante, etc.
  • Des blessures qui prennent du temps à guérir ou à cicatriser.4

Vous l’aurez compris, un système immunitaire déprimé pourra être la cause de bons nombres de pathologies.

Pour parler des maladies auto-immune on va prendre le cas de la maladie de Crohn.

Maladie de Crohn 

Les maladies inflammatoires chronique de l’intestin comme la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique sont des pathologies émergentes. Elles sont de plus en plus courantes mais la thérapeutique a du mal à adopter la même croissance. Cependant, selon une étude, les facteurs environnementaux représenteraient une bonne partie de la responsabilité de la maladie et pourtant, ce sont ces facteurs (environnementaux) qui sont les plus délaissés par les chercheurs.

Dans cette publication, les chercheurs ont voulu savoir si le stress pouvait avoir un lien avec la maladie.

En effet, ils ont permis d’observer que les patients atteints de stress chronique rechutaient beaucoup plus vite que les patients sans stress. Mais ce n’est pas tout ! Des données récentes suggèrent que les altérations induites par le stress dans l’inflammation gastro-intestinale peuvent être en lien avec des changements dans la fonction de l’axe hypothalamo-hypophysaire-surrénal (axe HPA) et des altérations dans les interactions bactériano-muqueuses, et des médiateurs tels que le facteur de libération de la corticotrophine (CRF).

Plus simplement, on retrouve effectivement un lien entre le stress et l’inflammation. L’axe HPA serait peut-être même à l’origine de cette inflammation ainsi que de la poussée de bactéries pathogènes dans la lumière intestinale.

Les similitudes de Crohn et du stress

Dans cette même publication, on peut retrouver une image* qui décrit très clairement comment le stress possède les mêmes effets négatifs sur le tube digestif que la maladie de Crohn.

  • Augmentation de la mobilité des cellules intestinales
  • Libération de substances pro-inflammatoires par les mastocytes
  • Augmentation du transfert de bactéries dans la muqueuse intestinale
  • Synthèse des TNF-Alpha, interleukine-8
  • Augmentation de la sécrétion d’eau
  • Augmentation de la sécrétion de mucus
Crédit photo © https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1361287/

Ce qui est étrange, c’est que le stress possède, à peu près, les mêmes symptômes que la maladie en elle-même. On serait presque amené à penser que la véritable pathologie serait le stress !

Enfin, à ce jour, les possibilités thérapeutiques offertes par la thérapie de réduction du stress restent largement inexplorées, en partie à cause des difficultés méthodologiques de ces études.5

Inflammation générale 

Le Dr Roy explique comment le stress peut provoquer de l’inflammation dans le corps. Il est à distinguer des deux formes de stress: Le stress, en situation de défense, est anti-inflammatoire, il se déclenche de façon ponctuelle. En effet, les anticorps qui combattent les éléments étrangers de l’organisme ne savent pas s’arrêter d’eux-même, c’est pourquoi le corps à besoin de sa dose de stress « momentanée ».

En revanche, pour le stress chronique, que l’on retrouve dans des situations typiquement culturelle, (le travail, les transports…) le mécanisme serait complètement différent. Il aurait plutôt l’effet inverse. Comme le stress est chronique, et donc, tout le temps présent, alors il ne peut pas faire « barrière » aux anticorps. Ces anticorps s’habituent à la présence du stress et lorsqu’il diminue (le stress), les substances du stress n’arrêtent pas les anticorps. Alors à défaut d’avoir des ennemies à combattre, les anticorps s’en prennent aux tissus du corps lui-même.

Troubles psychologiques 

Une surdose durable de cortisol aura un effet toxique sur l’hippocampe, une région du cerveau. Jusqu’à 9 % de nos neurones ou cellules cérébrales dans l’hippocampe peuvent mourir en cas de stress négatif durable. L’hippocampe est responsable de notre mémoire et de nos capacités de concentration. La disparition de cellules cérébrales explique donc les troubles de la concentration et les troubles de la mémoire se produisant en cas de stress durable. Enfin, l’hippocampe fait en sorte que nous puissions associer les informations de notre passé à des informations d’ici et maintenant afin de pouvoir prendre des décisions dans le futur.

Dépression

Comme le stress chronique dure longtemps, nous tombons dans un cercle vicieux de négativité et d’épuisement. Cette négativité va nous enfermer dans une vision de la réalité qui sera altérée. Cette vision de la réalité sera elle-même renvoyée et mal interprétée ce qui entretiendra cette impression de vide.

En effet, le stress et les troubles anxieux sont des facteurs de risque de dépression et ces comportements sont modulés par des récepteurs de la sérotonine. Cependant l’interaction comportementale et cellulaire potentielle à ces récepteurs n’est pas claire en cas de stress. En effet, les chercheurs ont remarqué que l’administration de sérotonine dans le cortex pré-frontal des souris a amélioré les comportements anxieux.6

Comment gérer son stress

La nature

La santé mentale et les « zones vertes » 

C’est une étude testant 3 hypothèses différentes sur la façon dont le passage à des « zones plus vertes » ou « zones moins vertes » peut affecter la santé mentale dans le temps. En effet, on constate que les personnes qui vivent dans des zones plus vertes ont eu une santé mentale nettement meilleure que ceux qui vivent dans des zones moins vertes. De plus, les chercheurs ont remarqué que passer aux zones urbaines plus vertes était associée à des améliorations soutenues de la santé mentale7.

Les espaces verts et le sommeil 

L’objectif de cette étude8 est de démontrer que l’exposition aux parcs et à d’autres espaces verts favorise la santé psychologique et physiologique. En effet, les personnes qui résident dans des quartiers verts ont tendance à dormir davantage et avoir un sommeil de meilleure qualité. Il est important de le notifier car un manque de sommeil est corrélé avec l’obésité, les maladies chroniques et la mortalité.

Les espaces verts et le diabète de type 2

Un lien9 entre les espaces verts et le diabète de type 2 a été observé. En effet, les chercheurs ont étudié l’association entre espaces verts du quartier et le risque de diabète de type 2 dans un grand groupe d’adultes Australiens. Résultats : les risques de diabète de type 2 étaient significativement plus faible dans les quartiers plus verts que dans les quartiers moins verts.

Cohérence cardiaque 

La cohérence cardiaque permet d’apprendre à contrôler sa respiration afin de réguler son stress et son anxiété. C’est une technique extrêmement simple qui peut avoir de nombreux bienfaits surtout sur la tension artérielle et la dépression.

Comment ça fonctionne ? 

Il existe un lien entre le cerveau et le système cardio-vasculaire. Le coeur influence notre cerveau et vice-versa. En respirant calmement on peut contrôler son rythme cardiaque. De ce fait, il serait possible de jouer sur le cerveau en influençant le système nerveux autonome. C’est en modifiant ce système nerveux autonome qu’il serait possible de diminuer son taux de cortisol et donc d’être moins stressé.

Thérapie cognitive comportementale : TCC 

La TCC ou thérapie cognitive comportementale contient 3 volets.

Thérapies cognitives

Les thérapies cognitives, dans lesquelles on estime que le patient fait une mauvaise évaluation de la situation. En d’autres mots, par exemple, pour la dépression ou l’agoraphobie, le sujet évaluerait mal le contexte extérieur qu’il verrait comme menaçant. Le but de cette thérapie va alors être de faire prendre conscience à l’individu que l’extérieur n’est pas menaçant, qu’il n’est pas dangereux de sortir ou de faire des activités.

Thérapies comportementales

La deuxième thérapie est la thérapie comportementale. Dans cette thérapie on va essayer de frotter le patient aux stimuli négatifs. Si par exemple le sujet souffre d’un stress chronique en rapport avec un conflit avec ses amis ou encore avec son milieu professionnel, alors le psychologue va aller sur le terrain avec le patient et lui montrer qu’il n’y a pas forcément lieu de stresser.

C’est une technique extrêmement efficace puisqu’elle traite le problème quasiment à chaque fois.

Thérapies de la pleine conscience

Enfin, la dernière thérapie de ce volet des TCC est la pleine conscience. C’est un peu comme la méditation. On prend connaissance des choses qui nous stressent et on met un mot dessus. Plus vous prendrez conscience de votre malaise plus il vous paraîtra anodin et sans danger.

Évidemment ces trois thérapies ne sont pas utiles pour chacun d’entre nous. Certaines personnes préféreront les thérapies cognitives, d’autres comportementales ou enfin de pleine conscience.

Conclusion

Le stress chronique, à différencier, du stress normal est une catastrophe pour la santé. En effet, il pourrait être à l’origine de maladies cardio-vasculaires, de risque de diabète de type 2, des maladies auto-immunes ou encore inflammatoires.

Les mécanismes biologiques du stress sont compliqués à mettre en évidence dans ces types de pathologies et les recherches sont au point mort. En effet, les chercheurs ne s’intéressent que très peu aux effets du stress sur la santé et surtout sur la maladie.

Les thérapies alternatives donnent de meilleures résultats en ce qui concerne le stress. Si vous souffrez de stress chronique et ne voulez pas passer par une médication, je vous conseille de consulter un psychologue ou encore un naturopathe qui devrait savoir quoi faire.

Références

1 – Mass. General/Mount Sinai-led study connects stress-associated brain activity with cardiovascular risk  http://www.massgeneral.org/News/pressrelease.aspx?id=2038

2 – https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/10195312

3 – . Klein TW. Stress and infections. J Fla Med Assoc. 1993 Jun;80(6):409-11. Synthèse d’études.

4 – http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=renforcer-systeme-immunitaire-pm-symptomes-d-une-faiblesse-immunitaire

5 – https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1774724/

6 – https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20383137

7 – http://pubs.acs.org/doi/abs/10.1021/es403688w

8 – http://bmjopen.bmj.com/content/3/8/e003094

9 – https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24026544

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Pourquoi supprime-t-on les CÉRÉALES dans l’alimentation Paléo http://www.bmoove.com/cereales/ http://www.bmoove.com/cereales/#respond Tue, 02 May 2017 08:51:02 +0000 http://www.bmoove.com/?p=19450 Pourquoi supprime-t-on les céréales dans le régime Paléo ? Quand j’explique à mes proches que je ne mange plus de céréales, on me prend pour une folle, une bohémienne anti-gluten qui doit vivre les pieds nus et dans une cabane en bois. Mon oncle, qui est restaurateur, m’a même fait part de son agacement pour …

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Pourquoi supprime-t-on les céréales dans le régime Paléo ?

Quand j’explique à mes proches que je ne mange plus de céréales, on me prend pour une folle, une bohémienne anti-gluten qui doit vivre les pieds nus et dans une cabane en bois.

Mon oncle, qui est restaurateur, m’a même fait part de son agacement pour les « chieurs », comme moi, qui commandent des légumes à la place des frites.

Et bien oui, j’ai choisi d’être en pleine santé et de vivre le plus longtemps possible.

Mais pourquoi les céréales modernes nous intoxiquent-elles ?

Tout d’abord parce qu’elles contiennent du gluten, qui est l’une des principales allergies alimentaires de nos pays modernes.

D’abord, qu’est-ce que le gluten ?

Il s’agit d’un ensemble de protéines que l’on retrouve dans le blé, l’orge et le seigle, ainsi que l’avoine mais en plus petite quantité.

Le gluten fait monter la pâte et la rend élastique.

Parfois, le gluten est ajouté sous forme de poudre afin que les produits résistent à la congélation ou pour prolonger leur conservation.

Sachez que dans une molécule de gluten, on trouve 16 dérivés opioïdes qui font référence à l’opium et à ses dérivés morphiniques.

En franchissant la barrière intestinale, les opioïdes se fixer sur les récepteurs qui nous servent à fabriquer des dérivés morphiniques comme les endorphines (l’hormone du bonheur).

Et comme vous le savez, le blé est très présent dans notre alimentation moderne : pain, pâtes, biscuits, viennoiseries, plats préparés.

Mais ce blé est un MUTANT, il ne ressemble en rien au blé ancestral.

Depuis les années 40, les machines à pétrir se mettent en place dans les boulangeries. Bien plus fortes et rapides que les mains du boulanger, elles demandent des pâtes plus élastiques, plus malléables.

D’où la modification, peu à peu, des espèces. Les chercheurs ont ajouté des chromosomes afin de créer du blé qui contient plus de gluten et moins haut pour faciliter la récolte.

Et dans notre corps, ça donne quoi ?

Pour l’homme, qui a quand même 600 m2 d’intestin, c’est un terrain énorme de potentiel échange entre notre alimentation et notre corps.

Le gluten, justement, modifie la perméabilité de l’intestin, certaines particules présentent dans les produits ingérés vont pouvoir passer à travers la paroi intestinale pour finir directement dans notre corps.

Bien sûr, ce n’est pas sans effet, ça va de la simple sensibilité à l’intolérance complète.

Pour en savoir plus, cette vidéo est très complète sur le syndrome de l’INTESTIN IRRITABLE.

Cette intolérance au gluten, appelée aussi maladie Cœliaque

C’est une maladie auto-immune les anticorps vont venir attaquer les villosités de l’intestin grêle permettant l’absorption des nutriments. L’intestin devient perméable et ne protège plus le corps humain.

De plus, cela crée des carences importantes dû aux nutriments qui sont mal assimilés.

Dans le milieu médical, on traite les symptômes, mais pas la cause.

La cause étant le gluten.

Pour valider le diagnostic, votre médecin vous conseillera une prise de sang et une fibroscopie.

Chez BMoove, on vous conseillera plutôt de supprimer le gluten de votre alimentation pendant au moins 21 jours.

Mais attention, en plus des effets positifs sur votre santé, vous risquez vous aussi de passer pour un de ces « anti-gluten ». 😉

Prêt à prendre le risque ?

Retrouvez la vidéo de Wilfried

« pourquoi blé moderne nous intoxique ? »

 Pour aller plus loin:

et l’article super complet de Joris : Pourquoi les céréales sont mauvaises pour la santé.

Les céréales sont mauvaises pour la santé

Et la vidéo du boulanger rebelle qui à décider de revenir aux méthodes d’antan :

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