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Compléments alimentaires et alimentation Paléo (Julien VENESSON)

Au programme de cette vidéo sur les compléments alimentaires :

  • Pourquoi prendre des compléments alimentaires ? (même si on mange Paléo)
    Vous allez apprendre pourquoi les compléments alimentaires permettent de se rapprocher plus du mode de vie Paléo que si on n’en prend pas du tout.
  • Où acheter ses compléments alimentaires ? Faut-il les prendre « bio » ?
    Et pourquoi il faut absolument éviter les compléments alimentaires des grandes surfaces ?
  • Existe-t-il des risques de surdosage des compléments alimentaires ?
    Trop de compléments alimentaires = danger ? Quid de la combinaison soleil + vitamine D ?
  • La vitamine D (et doit-on en prendre toute l’année ?)
    Et pourquoi il est souhaitable d’en prendre AVANT les vacances estivales.
  • Les compléments alimentaires d’oméga-3 : faut-il VRAIMENT en prendre ?
    Où pourquoi vous devez « abuser » des oméga-3 pour accélérer votre récupération, diminuer les courbatures, faciliter la perte de graisse tout en conservant votre masse musculaire.
  • Pourquoi faut-il se complémenter en glycine ?
    Où pourquoi la complémentation en glycine peut protéger notre santé en nous rapprochant de l’alimentation ancestrale…
  • Le curcuma et la curcumine : nouvelle fontaine de jouvence ou pas ?
    Où la vérité sur la folie du curcuma sur Internet (ce qui marche et ce qui ne marche pas)
  • Compléments alimentaires et antivieillissement
    Où comment ralentir les réactions chimiques qui abîment notre corps de façon inéluctable.
  • Les multiviamines, pour ou contre ? Se valent-ils tous ?
    Où ce que vous devez ABSOLUMENT vérifier avant d’acheter un multivitamines.
  • Quels compléments alimentaires pour les plus de 50 ans ?
    Les compléments indispensables pour ralentir les effets de l’âge.
  • Quels compléments alimentaires pour les végétariens ?
    3 compléments que les végétariens devraient forcément prendre.
  • Les compléments alimentaires de Julien VENESSON (et des infos sur le prochain livre)
    Où quel complément alimentaire complètement inattendu prend Julien tous les matins 😉 et les premières infos sur son prochain livre.

La vidéo :

Transcription de la vidéo :

Wilfried – Bonjour à tous, je suis ravi de vous retrouver pour cette nouvelle vidéo. Aujourd’hui, on va parler des compléments alimentaires, et avec moi pour cette vidéo, je suis avec Julien VENESSON, qui est auteur, notamment de 2 livres bien connus : « Gluten, comment le blé moderne nous intoxique » et « Paléo Nutrition ». Il est aussi journaliste, consultant scientifique et rédacteur en chef de la revue « Alternatif Bien-Être ».

Salut Julien !

Julien – Salut Wilfried. Juste une petite précision on prononce « veunesson ».

Wilfried – Désolé pour la petite faute, c’est corrigé. Alors aujourd’hui on va parler des compléments alimentaires. C’est un sujet qui revient souvent dans les débats et discussions dès qu’on parle de l’alimentation en générale et de l’alimentation Paléo en particulier. On va essayer de parcourir en large et en travers les grands sujets sur les compléments alimentaires, sans toutefois rentrer dans le détail. Les questions viennent, notamment, d’un groupe Facebook. On va essayer de combiner tout cela !

Pourquoi prendre des compléments alimentaires ? (même si on mange Paléo)

Wilfried – La question qu’on peut se poser « bêtement » c’est pourquoi prendre des compléments alimentaires ? L’alimentation devrait suffire, notamment si on mange Paléo, on a, de base, une alimentation qui est relativement saine. Alors, pourquoi aller vers des compléments alimentaires Julien ?

Julien – Juste avant, pour bien préciser, comme tu le disais, tu avais récupérer les questions des internautes que tu m’a envoyé hier soir, donc j’ai vu cela ce matin, et il y a un certaines questions auxquelles on ne va pas répondre, non pas qu’on ne veuille pas y répondre, mais les réponses sont très clairement indiquées dans le livre « Paléo Nutrition », et comme l’objectif est plus de faire une interview, et pas que je relise mon livre (ce n’est pas intéressant), il y a donc quelques questions, notamment sur les compléments alimentaires les plus utiles pour les sports de force ou d’endurance, auxquelles on ne répondra pas.

Alors, pourquoi prendre des compléments alimentaires ?

C’est vrai que normalement quand on mange Paléo, on mange plus de végétaux ou on mange moins de produits transformés, donc des aliments qui sont plus denses nutritionnellement. Cela étant dit, il n’en reste pas moins qu’aujourd’hui on considère que les aliments contiennent moins de vitamines et de minéraux qu’à l’époque du Paléolithique, mais cela reste du domaine de la supposition car nous n’avons pas de moyens scientifiques pour pouvoir objectiver cette information.

Cela me fait penser à un article qui était passé sur Internet il y a quelques mois dans lequel il était écrit que, soit disant, les pommes d’autrefois avaient plus de vitamine C, c’est un hoax !

Wilfried – c’est un article qui a beaucoup tourné car cela a dû choquer les gens, mais les preuves scientifiques sont plutôt faibles !

Julien – C’est clair ! Il n’y en a même pas du tout. Si vous regardé des pommes issues de pommiers traités par tout un tas de produits chimiques et puis des pommes qui sont issues de pommiers simples, dans un verger, sans utilisation de produits, la concentration en vitamine C n’est pas spécialement supérieure dans le produit classique. Donc ce n’est pas une réalité !

Wilfried – Par contre il y a une chose qui est sûre, c’est au niveau de l’alimentation animale : dans le temps, on mangeait les animaux en entier, alors qu’aujourd’hui on se limite à la partie musculaire, et cela emmène des carences, non ?

Julien – Effectivement, si on essaye d’adopter une alimentation Paléo, et un mode de vie Paléo, et ce sont des choses que tu as déjà dit sur ton site Internet et que j’ai déjà expliqué dans mon livre : on ne peut pas manger et vivre comme au paléo !

Donc forcément, on ne passe pas notre temps à l’extérieur pour la plupart d’entre nous qui travaillons plutôt à l’intérieur. Donc cela fait qu’on a un manque d’ensoleillement au niveau de la peau (manque d’exposition aux UV).

Au niveau de l’alimentation, effectivement, aujourd’hui quand on mange des produits animaux, ce sont principalement des parties sélectionnées, alors qu’à l’époque, si on tuait un animal, il n’était pas question de gâcher quoique ce soit ! On utilisait vraiment tout et on mangeait des parties cartilagineuses ou plus grasses, qui contenaient plus de vitamines ou certains acides aminés spécifiques, du collagène notamment, dont a on va manquer si on a une alimentation classique.

Donc c’est vrai que globalement, quelqu’un qui mange Paléo à moins de déficits en vitamine et minéraux que le « français moyen », mais ce n’est pas forcément parfait.

D’ailleurs cela me fait penser à cette idée qu’on lit parfois sur Internet : « Vous voulez être Paléo ? L’homme Paléo n’avait pas de compléments alimentaires, il se contentait de ce qu’il trouvait dans la Nature ». C’est vrai, mais même si nous n’avons pas de preuves directes pour l’époque Paléo, pour les tribus de chasseurs-cueilleurs qui existent encore aujourd’hui, on sait que ces tribus ont toujours fait l’usage de plantes dans un but thérapeutique ou chamanique.

Donc il y avait déjà une utilisation du complément alimentaire, cela revient un peu au même, sauf que maintenant cela a pris une plus grande ampleur.

On peut ainsi compenser certaines choses, comme par exemple le manque d’expositions aux UV par la prise d’un complément alimentaire de vitamine D. Donc le complément alimentaire permet de se rapprocher plus du mode de vie Paléo que si on n’en prend pas du tout.

Wilfried – Oui donc ce n’est pas un sujet « tabou » ! A l’époque, on prenait des compléments dans la Nature, maintenant on les prend sous forme de capsules… mais cela reste le même principe.

Julien – Il n’y a absolument aucune civilisation dans toute l’histoire de l’humanité qui s’est contentée, pour vivre, de simplement consommer des aliments. Depuis toujours, on a pris le miel des abeilles, certaines huiles essentielles de fleurs, etc. pour soigner des maux et pour divers raisons.

Depuis toujours l’homme a été dans l’utilisation du complément alimentaire sous forme de médicament : c’est l’ancêtre du médicament !

Wilfried – Effectivement, aujourd’hui, si on bien conscient de tout cela, on va donc prendre des compléments alimentaires.

Où acheter ses compléments alimentaires ? Faut-il les prendre « bio » ?

Wilfried – Avant de rentrer dans le vif du sujet, qu’est-ce que tu conseillerais : faut-il mieux aller vers les compléments bio ? En termes de marketing c’est un peu vague, on trouve un peu de tout ! Il y a un véritable business autour des compléments alimentaires. Donc, faut-il mieux aller vers les produits bio ? Ou ceux qui sont indiqués « produits naturels » ? On en reparlera plus tard, mais par exemple sur les Omégas 3, il y a un peu de tout et n’importe quoi sur le sujet !

Julien – L’appellation bio à surtout du sens si le complément alimentaire est une plante. Je n’ai pas vu d’autres types de compléments alimentaires bio, mais peut-être que ça existe. Mais c’est surtout par rapport aux plantes que c’est intéressant, car on va se retrouver avec un produit qui est moins contaminé par des pesticides.

Cela dit, c’est du « peaufinage », je pense que quelqu’un qui va acheter des compléments alimentaires bio, c’est que déjà son alimentation est 100 % bio ! Ça n’a pas grand sens, car son exposition à des produits toxiques est largement supérieure par son alimentation que par un petit complément alimentaire.

Wilfried – Mais on peut trouver des compléments alimentaires dans des grandes surfaces par exemple. Et en termes de qualité, on peut trouver un peu de tout et de n’importe quoi…

Julien – En grande surface on va surtout trouver n’importe quoi ! Et en pharmacie aussi… On ne va pas y trouver que du bas de gamme, mais beaucoup de compléments alimentaires en pharmacie aujourd’hui c’est du bas de gamme vendu très cher.

Alors, pourquoi du bas de gamme ? Et bien c’est parce que la qualité des ingrédients est souvent très mauvaise. Cela va être des minéraux, par exemple, qui sont peu biodisponibles, donc mal assimilés, avec des appellations trompeuses du genre « magnésium marin », ce qui ne veut pas dire grand choses. Ce n’est pas forcément du magnésium qui est extrait de l’eau de mer. Le plus souvent, c’est du magnésium oxyde, qui est une forme de magnésium très peu absorbée et qui coûte très peu cher ! Et comme c’est « marin », on vous vend ça à un prix qui est soit plus cher que les autres, soit à un prix qui est à peu près identique. Et vous vous dîtes que c’est bien car c’est du magnésium naturel… et en fait vous n’en absorbez presque pas. Donc c’est plutôt de l’argent jeté par les fenêtres.

Comme je l’ai toujours expliqué, il vaut mieux acheter les compléments alimentaires en France quand on peut. C’est plus cher, mais il n’y a jamais eu de cas de produits frauduleux ou de dosage bidon, alors que c’est assez courant outre Atlantique malheureusement.

Il y a des marques qui sont probablement meilleure que d’autres, mais sans avoir analyser le produit, ce n’est pas toujours évident.

Existe-t-il des risques de surdosage des compléments alimentaires ?

Wilfried – Il n’y a pas vraiment de risque de surdosage de compléments alimentaire dans l’ensemble ? Par exemple, si j’en prends 3 fois plus qu’indiqué, je n’ai pas trop de risques, car ça reste des choses naturelles ?

Julien – Il y a toujours des risques. Toutes substances quelle qu’elle soit en excès peut-être nocive. On peut mourir en buvant trop d’eau ! Donc on peut se tuer avec des compléments alimentaires. C’est quand même très rare, car effectivement ce sont des substances naturelles.

Mais cela dépend par ce que l’on entend par « naturel ».

Par exemple, pour se tuer avec de très fortes doses de vitamine, il faut vraiment le vouloir, car la molécule est reconnue par notre organisme et il sait la traiter, il sait l’éliminer.

Wilfried – Et donc l’excès part naturellement…

Julien – Jusqu’à un certain point, l’excès part naturellement. Mais s’il se retrouve avec un excès, notre organisme sait potentiellement ce qu’il peut en faire. Alors que certaines substances que l’on peut trouver dans certaines plantes, sont des substances actives qui sont inconnues pour le corps humain. Il est alors obligé de faire des opérations qui visent à rendre le composé soluble pour ensuite l’éliminer. Cela prend plus de temps, c’est plus compliqué. Donc le risque d’intoxication est plus élevé avec une plante plutôt qu’avec une vitamine. Mais cela existe quand même…

La vitamine D, par exemple, à très forte dose, est connue pour être toxique. La vitamine A aussi, même encore plus que la vitamine D.

Ça serait un peu stupide de s’auto-intoxiquer ! Pour la vitamine D, on sait qu’il faut éviter de dépasser 10 000 unités (UI) par jour. Les cas d’intoxications rapportés dans la littérature médicale étaient le fait d’accidents industriels.

Wilfried – Des surdosages à la création du produit…

Julien – Oui et d’ailleurs uniquement aux États-Unis pour information. Les gélules étaient anormalement dosées. On ne s’en rend pas compte, mais la vitamine D est active en microgramme, c’est extrêmement petit. Tout cela est géré par ordinateur pour mettre les bonnes doses dans les comprimés. Donc s’il y a une erreur, on se retrouve avec des comprimés qui ont le même volume, mais avec des doses 100, 1 000, 10 000 fois supérieurs à ce que contient normalement la gélule.

Et donc il y a eu des cas d’intoxication : des gens qui ont pris des centaines de milliers d’UI par jour pendant plusieurs mois et qui ont développé des symptômes sévères d’hypercalcémie (car la vitamine D retient le calcium). A ma connaissance, personne n’est décédé, mais il y en a qui ont dû avoir des soins intensifs pendant plusieurs semaines…

La vitamine D (doit-on en prendre même l’été ?)

Wilfried – Justement, on parle de la vitamine D, cela fait partie des grands compléments à mettre dans sa « liste », surtout l’hiver, tu en parles pas mal dans ton bouquin. On fait cet enregistrement pendant l’été et à priori, il n’y a pas besoin de prendre de vitamine D pendant cette saison, tu confirmes ?

Julien – Ça dépend où l’on vit, ça dépend du type de peau.

Wilfried – Typiquement, si je vis sous nos latitudes françaises avec une peau blanche « classique » et si je vais à la plage 1 heure, je n’ai pas besoin de prendre de complément en vitamine D ?

Julien – Ca dépend ! Car si tu vas à la plage 1 heure et que tu ne t’exposes jamais au soleil et que tu as une peau fragile comme la mienne par exemple (j’ai plutôt une peau de blond / roux), si je m’expose au soleil pendant les vacances dans le Sud de la France et si je m’expose une heure de 14h00 à 15h00, je vais vite prendre un coup de soleil ! Donc je vais vite mettre de la crème solaire pour me protéger…

Wilfried – … et donc du coup, j’absorbe moins de rayonnement UV et je synthétise moins de vitamine D.

Julien – Je ne synthétise pas du tout de vitamine D avec de la crème solaire sur la peau ! Donc, dans ce cas-là, c’est bien de prendre de la vitamine D.

Wilfried – OK, donc même l’été !

Julien – Ce qui est idéal, c’est d’arriver sur le lieu de ses vacances en ayant pris, les semaines qui précèdent, de la vitamine D à doses suffisante, parce que la vitamine D c’est un régulateur de la production de la mélanine. Donc si on a un taux de vitamine D qui est bon, avant d’aller s’exposer au soleil, dès qu’on va être frappé par les UV, la synthèse de la mélanine va être beaucoup plus rapide, ça veut dire qu’on va bronzer plus vite. C’est cool pour être beau quand on revient de vacances, mais c’est surtout que la mélanine est un pigment protecteur qui protège la peau, justement des dégâts des rayons UV. C’est une forme d’anti-cancer de la peau.

Donc du coup, quelqu’un qui a déjà un bon taux de vitamine D va mieux protéger sa peau.

Wilfried – Donc en préventif c’est bien !

Julien – Pour reprendre mon exemple, j’en prends toute l’année de la vitamine D. Ces dernières semaines, il a fait très beau et très chaud, je m’expose pas mal au soleil, j’y suis allez progressivement mais je prends quand même de la vitamine D.

Wilfried – Et malgré ta peau fragile, ça se passe bien ?

Julien – Oui ! En ce moment je prends 5 000 UI par jour, il ne faut pas en prendre au-delà des 10 000 UI. Et puis, il faut savoir que l’effet du soleil sur la vitamine D n’est pas le même que quand on prend de la vitamine D en complément alimentaire. C’est-à-dire que quand vous prenez en complément alimentaire, vous pouvez en prendre « autant que vous voulez » et vous allez stocker la vitamine D dans l’organisme, c’est pour cela qu’il y a un risque d’intoxication.

Alors que lorsque vous vous exposez au soleil naturellement, vous faîtes de la vitamine D dans un temps très court : on estime que c’est entre 10 000 et 20 000 UI en 15 minutes à peu près si on est torse nu ou en maillot de bain (mais ça dépend des peaux). Ce sont des chiffres qui sont très élevés !

Mais la question est : « si je reste 6 heures au soleil, est-ce-que je vais faire 100 000 UI de vitamine D ? ».

Non ! Ce n’est pas le cas parce qu’il y a un mécanisme de saturation et la production de vitamine D décline ensuite et se stock. Cela recommence ensuite le jour suivant lorsqu’on se réexpose etc.

Donc, si on prend 5 000 UI de vitamine D par jour (ce qui est une dose plutôt moyenne), on ne risque pas d’avoir une intoxication en allant se mettre au soleil par-dessus. Simplement, la synthèse de la vitamine D va s’arrêter plus vite.

Wilfried – OK, donc ça ne s’additionne pas mathématiquement !

Les compléments alimentaires d’oméga-3 : faut-il VRAIMENT en prendre ?

Wilfried – Un petit topo sur les oméga-3 ? C’est dans le best-of des compléments alimentaires à prendre. On rappelle qu’on trouve les oméga-3 dans (certaines) graisses et qu’il est important d’en prendre pour remettre notre ratio omega-6/oméga-3 à un taux qui est meilleur à ce qu’il est aujourd’hui, car notre alimentation moderne est très pro-inflammatoire, ce qui amène des problèmes de santé. En régulant notre taux omega-6/omega-3, cela permet de revenir à un taux proche de celui de nos ancêtres.

Que conseils-tu en terme de complémentation d’oméga-3 ?

Julien – Sur le dosage ?

Wilfried – Oui, sur le dosage, où s’en procurer ? Est-ce qu’il vaut mieux manger des poissons gras ? Où des suppléments d’oméga-3 sont vraiment nécessaires même lorsque l’on mange souvent des petits poissons gras ?

Julien – Dans mon cas, par exemple, je mange quotidiennement des petits poissons gras, donc je ne prends pas d’acide gras omega-3 en complément alimentaire. Cela dit, il a pu m’arriver, dans certaines périodes d’entrainement physique par exemple, de rajouter des oméga-3 sous forme liquide…

Wilfried – J’avais lu, dans ton bouquin, qu’a un moment, tu prenais 4 grammes d’EPA et 2 grammes de DHA. Cela devait surement être dans une phase d’entrainement intensive je pense. J’avais calculé, cela faisait presque 10 gélules par jour. C’est pas mal !

Julien – C’était plutôt pour un athlète que j’ai suivi que pour moi. Mais j’ai déjà conseillé des doses au-delà de ça sans que ça pose de problème.

En général, plus on prend, plus ça marche. Qu’est-ce qui marche ? Chez un sportif qui pratique un sport de force (comme la musculation), les sports de combat, etc… c’est une accélération de la récupération, une diminution des courbatures et puis pendant un régime, on va avoir, au niveau de la composition corporelle, une modification plutôt positive avec une facilitation de la perte de graisse et une meilleure conservation de la masse musculaire.

Après, l’inquiétude c’est « si j’en prends trop, je vais avoir des problèmes ». Peut-être qu’il y a une dose à partir de laquelle on va avoir des problèmes, mais scientifiquement parlant, cette dose n’est pas connue. L’EFSA – Autorité Européenne de Sécurité des Aliments – (il n’y a rien de plus orthodoxe que ça !) dit que même en conjugaison avec des anticoagulants, l’aspirine ou autre, on ne connait pas de dose au-delà de laquelle les oméga-3 augmentent la fluidité sanguine.

Ça se discute quand même, car dans la plupart des oméga-3, il y a des ajouts de vitamine E. La vitamine E, à forte dose, fluidifie le sang. Donc, c’est certain cas peut-être, à forte dose, cela peut indirectement fluidifier le sang, mais ce ne sont pas les oméga-3 en eux-mêmes.

Wilfried – Oui, ce sont les compléments qu’ils mettent dedans. C’est super intéressant ! Ce que tu disais en introduction, c’est que tu manges des poissons gras tous les jours, et tu penses que ça peut largement couvrir les besoins [d’oméga-3] de tous les jours ? Nos besoins modernes en tout cas. C’est donc suffisant de manger des poissons gras par rapport à une vraie complémentation ?

Julien – Ah bah quand même, oui !

Wilfried – Ça m’étonne… Mais OK ! Tant mieux.

Julien – Déjà si tu manges Paléo, ou en tout cas, si tu suis les conseils donnés sur ton site…

Wilfried – oui, je pense 🙂

Julien – … normalement, tu ne consommes pas d’huile végétale riche en oméga-6, tu ne consommes pas de céréales riches en oméga-6… Tes apports en oméga-6 sont quand même très faibles par rapport à la moyenne. Donc, si tu as un petit peu d’oméga-3 sous forme de poisson quasiment quotidiennement, c’est déjà beaucoup.

Wilfried – Très bien. C’est parfait. Et en termes de qualité ? Les graisses, en général, ont tendance à stocker les produits chimiques, as-tu des « bon plans » pour se procurer des oméga-3 de qualité ?

Julien – Alors, pour les oméga-3, il y a eu des tests toxicologiques qui ont analysé différents produits, surtout aux États-Unis, pour voir si les concentrations en oméga-3 des gélules étaient proches de ce qu’il y avait sur l’étiquette, s’il y avait des polluants etc. Ce qui a été trouvé, c’est qu’il n’y a pas de produit qui soit manifestement pollué, car lorsque ces graisses sont extraites des poissons, des algues ou d’ailleurs, elle sont filtrées et on enlève une bonne partie de tout ce qui est toxique (PCB, …) et une partie des métaux lourds. Donc, c’est un petit moins pollué de prendre des gélules d’oméga-3 que de manger du poisson. Donc de ce point de vue-là, c’est intéressant, mais ça reste plus cher.

Par contre, chez les produits américains, il y a certaines marques (dont je ne me souviens plus le nom, mais il me semble que c’est une marque assez connue) où les gélules étaient 40 % moins dosées en réalité que ce qui était indiqué sur l’étiquette. Ça fait beaucoup !

Wilfried – C’est énorme !

Julien – Surtout que le prix, lui, n’est pas 40 % moins cher.

Globalement, pour les Oméga-3, je ne connais pas de marque qui soient spécialement supérieures aux autres ou spécialement inférieures aux autres.

Wilfried – Par contre, il faut toujours faire attention aux extractions, notamment l’extraction à froid (comme pour l’huile d’olive) pour ne pas dénaturer les graisses.

Julien – Je n’ai jamais vu de compléments alimentaires d’oméga-3 extraits à chaud. Je ne pense pas que ça existe.

Pourquoi faut-il se complémenter en glycine ?

Wilfried – Autre complément : la glycine. On en parlait dans l’introduction, on ne mange plus les parties entières des animaux et cela peut emmener des carences. Alors, peux-tu nous rappeler rapidement ce qu’est la glycine et l’intérêt que cela a sur la santé ?

Julien – Ah bah non ! Vas-y Wilfried, on va voir si tu as bien suivi…

Wilfried – Tu inverses l’interview ?! 🙂

Julien – Tu a tellement bien expliqué les oméga-6 et oméga-3, je me suis dit que tu vas nous faire un topo sur la glycine !

Wilfried – La glycine (si ma mémoire est bonne) on peut notamment la trouver dans la moelle des os ?

Julien – Oui, mais pas spécialement dans la moelle, mais dans tout ce qui est cartilagineux.

Wilfried – Oui les cartilages. Et cela intervient dans un grand nombre de processus et aujourd’hui, on a plutôt tendance à en manquer dans notre civilisation moderne.

Julien – Alors, pour essayer de compléter ton explication…

Wilfried – Qui était simple… J’avoue elle était simple !

Julien – Quand on mange des produits animaux classiquement (des filets de dindes, du bœuf, etc.), c’est toujours des morceaux de viande choisis et c’est toujours du muscle. Le muscle a une composition particulière en acides aminés (les briques essentielles des protéines) et avec une répartition particulière des acides aminés.

Sauf que dans un être vivant animal (comme l’être humain) la répartition des acides aminés diffère beaucoup suivant le type de tissu. Il y a le tissu musculaire mais il y a aussi d’autres tissus comme la peau, les cartilages, les artères, etc. qui sont en majorité constitués de collagène, qui est une grande protéine. La répartition des acides aminés dans le collagène est très distincte de celle qu’on trouve dans la viande musculaire. Donc si on mange que de la viande musculaire, on n’a pas les mêmes apports en acides aminés que si on mange de la viande musculaire et des tissus cartilagineux et du collagène.

La différence principale, c’est l’apport en glycine, qui est beaucoup plus élevé avec le collagène par rapport à la viande musculaire. Donc, en prenant un complément alimentaire de glycine, on peut espérer compenser ce manque de l’alimentation. On peut arriver aux mêmes effets en prenant aussi du collagène en complément alimentaire.

Wilfried – Tu as des bonnes sources de compléments alimentaires pour la glycine ?

Julien – Vous voulez absolument que je cite des marques ?!

Wilfried – Non, pas spécialement… Mais qu’est-ce qu’il faut éviter alors ?

Julien – Pour la glycine, dans les bonnes marques il y a Cell’innov, Nutrimuscle, SuperPhysique… Et je crois que c’est tout. Lorsque j’ai écrit Paléo Nutrition, ce n’était pas très connu la glycine et il n’y avait que Biovéa qui vendait cela, mais c’était cher.

Wilfried – Pour info, j’en ai commandé chez Nutrimuscle, et c’est très bien.

Julien – Une chose à savoir lorsqu’on prend de la glycine, c’est que c’est un acide aminé gluco-formateur, c’est-à-dire donc qu’il peut faire monter le taux de sucre dans le sang. Donc la glycine ce n’est pas un complément alimentaire qu’il faut prendre à jeun, il faut le prendre en mangeant, sinon il y a une partie qui est gâchée pour faire du sucre.

Le curcuma et la curcumine : nouvelle fontaine de jouvence ou pas ?

Wilfried – Un petit point sur le curcuma et la curcumine (car ça revient souvent !). Parfois on lit que c’est « très bien », toi de ton côté, tu as écrit un article il n’y a pas très longtemps qui dit que les bienfaits ne sont pas si importants que ça. On en ait où aujourd’hui sur ce complément alimentaire ?

Julien – Et bien beaucoup d’idées reçues ! Car en fait, j’ai commencé à prendre du curcuma il y a 5 ans… Il y a 5 ans j’avais 150 ans et aujourd’hui, je n’ai plus que 40 ans, ce qui prouve bien l’effet rajeunissant du curcuma ! Et j’avais un cancer métastasé…

Wilfried – … et tout à disparu !! C’est la molécule qui résout tous les problèmes du monde !

Julien – Plus sérieusement, c’est un peu ce qu’on trouve sur Internet et sur les vidéos du type « santé alternative » où il est indiqué qu’il faut prendre du curcuma car ça tue les cellules cancéreuses, ça bloque la prolifération de la maladie d’Alzheimer… Bref, je ne crois pas qu’il y ait une maladie qui échappe au curcuma.

Le problème de tout cela, c’est que ce sont beaucoup d’études qui sont fait sur des modèles animaux. Des rats par exemple, qui mangent de grandes quantités de curcuma ! C’est un peu comme si on mangeait que ça toute la journée. Ou alors sur des cultures cellulaires qu’on saupoudre de curcumine pour voir ce qu’il se passe. Ce n’est pas comme ça que ça se passe dans la réalité.

C’est très prometteur et très intéressant, mais cela ne se traduit pas aussi facilement dans la vie réelle, sinon les indiens n’auraient aucune maladie !

La problématique « pourquoi le curcuma ne donne pas les effets escomptés ? » est parce qu’il a une très faible biodisponibilité orale chez l’homme.

Wilfried – Fût un temps, on avait dit qu’en mettant du poivre, cela permettait de mieux l’assimiler. Mais finalement, ce n’est pas si miraculeux que ça…

Julien – Le poivre, ça fonctionne. Ça améliore la biodisponibilité, mais très peu. L’effet est un peu supérieur, mais ça ne casse pas trois pattes à un canard ! Au-dessus de l’ajout de poivre, il y a les phospholipides de curcuma qui sont encore un peu plus efficace. Et puis assez proche, Il y a les nanoparticules du curcuma qui sont aussi pas mal. Il y a aura probablement dans le futur d’autres méthodes qui seront mises au point.

Que peut-on en attendre ? Les vertus sont les mêmes que celles que l’on peut lire un peu partout sur Internet, sauf qu’il faut les diviser par 10 dans sa tête quand on les lit, et elles ne sont valable qu’avec du curcuma dont l’absorption est fortement améliorée.

Compléments alimentaires et antivieillissement

Wilfried – Justement, toi qui dit que tu as réussi à rajeunir de 110 ans par rapport à ton âge actuel, est ce qu’il y a des vrais compléments alimentaires antivieillissement ? Est-ce qu’il y en a qui marchent vraiment bien ? Enfin, pas aussi miraculeux ce que ce que tu as fait toi, mais pour le commun des mortels, existe-t-il des compléments alimentaires qui permettent de ralentir les processus du vieillissement ?

Julien – Ça me fait penser à une question qu’on me pose régulièrement « Julien, as-tu déjà entendu parler de l’épitalon ? Qu’est-ce-que tu en penses ? Ce sont des chercheurs russes qui ont mis ça au point ! »

Wilfried – Ha les russes ! Ils sont forts…

Julien – C’est une escroquerie. N’achetez pas ce machin qui ne sert à rien du tout. Il n’existe pas actuellement de substances capables de telles prouesses…

Wilfried – Ça se saurait sinon !

Julien – Je pense. Par contre ce qui me semble prometteur en terme de vieillissement, ce sont tous les compléments alimentaires qu’on appelle « anti-glycation».

La glycation, pour rappeler ce que c’est, est une réaction chimique spontanée qui a lieu lors de la rencontre entre un sucre et une protéine. Notre corps est constitué de protéines (nos tissus, nos artères, …) dans lesquelles circule du sang qui contient du sucre. Donc, forcément, au fil du temps, une réaction se fait entre sucre et protéine et donne comme une « caramélisation » interne : c’est la glycation. Cela contribue fortement au vieillissement.

Wilfried – Mais cela on n’y peut rien, c’est le processus naturel du vivant…

Julien – C’est le processus naturel du vivant mais qui est aggravé, par exemple, si tu manges un plat de pâtes ! C’est un aliment riche en glucide qui passe rapidement dans ton sang. Le sucre sanguin a alors une poussée « anormale », et pendant le temps ou le taux de sucre est plus élevé, la glycation est accélérée. Donc tu fais vieillir tes artères, pendant ce moment, de manière plus importante. Le problème est que les produits de la glycation sont très lentement éliminés de l’organisme humain.

C’est pour cela, en partie, que le vieillissement est un processus inéluctable.

Ce n’est pas en empêchant uniquement la glycation que l’on va empêcher totalement le vieillissement, mais je pense que c’est une thérapie naturelle et intéressante qu’on peut rajouter en plus du changement de mode de vie.

Dans les compléments anti-glycation, il y a la bêta-alanine (qui se prend à la place de la carnosine – voir les explications techniques dans Paléo Nutrition), la benfotiamine (qui est un dérivé de la vitamine B1), etc. Pour les autres, regardez sur Internet en tapant « glycation ».

Wilfried – Donc la fontaine de jouvence, c’est l’anti-glycation !

Julien – Il y un médicament qui est aussi intéressant… Mais c’est un médicament !

Les multiviamines, pour ou contre ? Se valent-ils tous ?

Wilfried – Finalement, est-ce qu’il vaut mieux les prendre ensemble tous ces compléments alimentaires ou plutôt séparément. On voit souvent des multivitamines avec vitamines et minéraux, est-ce qu’il n’y a pas des mauvaises interactions parfois ?

Julien – Ça va dépendre de ce que l’on prend…

Wilfried – Mais est-ce qu’il y a des choses à ne vraiment pas mélanger ? Ou finalement, tout cela est naturel et donc on peut y aller sans soucis ?

Julien – Le problème peut-être au niveau du fer. Si on en manque, il faut prendre une supplémentation en fer. Le fer à une absorption qui est facilement bloquée par le calcium, par le thé vert, par le café et les polyphénols en général. Donc le fer est à prendre pendant un repas où il n’y a pas ces éléments perturbateurs. Normalement, lorsque vous prenez un bon multivitamines, il n’y a pas de fer dedans.

Le fer est un produit à prendre uniquement quand on en manque, donc de manière séparé. Pourquoi ?

Car lorsqu’on trouve du fer est au sein d’un multivitamines et qu’on en a pas besoin, cela participe à avoir un excès de fer dans l’organisme. Le fer est un oxydant et est très réactif lorsqu’il se trouve dans les gélules : il a donc tendance à oxyder tout ce qui se trouve autour de lui et faire « vieillir » le contenu de gélule beaucoup plus vite.

Wilfried – OK, donc les multivitamines tu recommandes ?

Julien – Ça dépend, pas forcément.

Wilfried – Par exemple les « packages » tout fait ? Dans ton livre, tu parles de NuPower qui est un mutivitamines assez connu qui marche bien… Il n’y donc pas de soucis particuliers sur ce type de produits ?

Julien – Oui mais ce n’est pas vraiment un multivitamines / multiminéraux. C’est un multivitamines / multi-oligo-éléments car il n’y a pas de magnésium, pas de calcium…

Wilfried – OK, donc ce sont vraiment les minéraux qui peuvent poser problème (comme le fer, …)

Quels compléments alimentaires pour les plus de 50 ans ?

Wilfried – est-ce qu’il y a des compléments alimentaires à prendre pour les gens de plus de 50 ans ? Et si tu ne devais en citer que 3 ?

Julien – Cela va déjà être les compléments antivieillissement / antiglycation. Mais ça va dépendre beaucoup de l’état de santé, car à 50 ans on commence à avoir des problèmes au niveau de la vision, notamment il y a le risque de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Il y a des bons compléments alimentaires pour cela, notamment tout ce qui est base de lutéine-zéaxanthine, pour la DMLA. Après ça dépend de l’âge, si c’est un homme ou une femme (ménopausée ou non ménopausée), il y a plein de spécificités…

Wilfried – OK, donc il n’y a pas les compléments à prendre au-delà de 50 ans. Ça va dépendre du style de vie et de pas mal de paramètres

Julien – Comme souvent. On aimerait bien qu’il y ait une ordonnance type. Mais à part la vitamine D et la vitamine C…

Quels compléments alimentaires pour les végétariens ?

Wilfried – Et concernant nos amis les végétariens ? Est-ce qu’ils ont des compléments alimentaires à prendre en particulier ? J’entends « végétarien Paléo ».

Julien – Ce sont des choses dont j’avais parlé dans Paléo Nutrition et dans une vidéo que j’ai faite avec Christophe CARRIO « Faut-il arrêter de manger de la viande ? » où on expliquait les modifications biologiques connues liées à l’adoption d’un régime végétarien et à la suppression de la viande.

Notamment, il y a une baisse de l’apport en créatine et en carnitine, qui sont 2 substances que l’on trouve majoritairement dans la viande. Donc c’est bien de prendre de la carnitine et de la créatine lorsqu’on est végétarien. Après, on peut très bien ne pas réagir à la créatine, on a déjà vu des gens qui n’y réagissait pas.

Mais lorsqu’on est végétarien, on a plus de chances de réagir à la créatine car comme on n’en a pas dans l’alimentation et qu’on en produit très peu, souvent, ça donne de bons résultats.

Un autre complément qui est utile lorsqu’on est végétarien, c’est le zinc. Car quand on supprime les viandes et poissons on peut en manquer (mais pas si on mange des œufs, si on est Paléo). Il y a du zinc dans les oléagineux mais la biodisponibilité n’est pas très élevée, on peut donc facilement manquer de zinc.

Puisqu’il faut en citer 3, je dirais : le zinc, la créatine et la carnitine. Pour un végétarien Paléo, c’est la base.

Les compléments alimentaires de Julien VENESSON (et des infos sur le prochain livre)

Wilfried – Dernière question : quels sont les compléments que tu prends de ton côté ?

Julien – Je prends, tous les matins, des pattes de chats bouillies !

Wilfried – Pauvre Akuma !

Julien – Maintenant il n’a plus de pattes. Je lui ai mis des petites roulettes.

Wilfried – Et ça va vite, il n’y que 4 pattes sur un chat.

Julien – Non, mais je ne répondrai pas à cette question, c’est top secret.

Wilfried – C’est confidentiel, c’est le sujet de ton prochain livre.

Julien – Le sujet de mon prochain livre n’a rien à voir avec le sport (enfin, un peu, mais ce n’est pas du tout pour les sportifs), ce n’est pas du tout sur l’alimentation Paléo, ce n’est pas du tout sur un mode alimentaire…

Wilfried – Ce sont des non-indices en fait… On en saura plus prochainement.

Merci Julien pour cet entretien ! On en sait un peu plus sur les compléments alimentaires. Pour plus d’informations, je vous invite à aller vers ton livre « Paléo Nutrition », vers la fin il y a un gros chapitre sur les compléments alimentaires qui est très bien fichu.

Merci Julien, et à très bientôt.

Julien – Salut tout le monde !

Pour en savoir plus, commandez « Paléo Nutrition » sur Amazon.

Paléo Nutrition de Julien Venesson

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A propos de Wilfried

Wilfried
De formation scientifique, Wilfried est auteur, conférencier et dirige le Programme de Coaching Paléo 365. Il a découvert le mode de vie Paléo un peu par hasard puis il a expérimenté ce mode de vie sans grandes convictions. Des soucis de santé qui lui semblaient bénins (allergies saisonnières, rhinites chroniques, acné persistante,…) ont alors totalement disparus. Il a participé à l'écriture du livre "Paléo ! Les 125 recettes faciles et gourmandes de Blandine" et il anime de nombreuses conférences sur l'alimentation Paléo. De nature très active, il pratique le parachutisme sportif, le CrossFit et le Pencak-Silat (self-défense).

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2 commentaires

  1. C’ est en allant sur le site de Mike Geary, que je suis tombée sur le régime paléo. En cherchant, je suis alors arrivée par hasard sur votre page. Je la trouve très intéressante. Je cherche actuellement à perdre du poids suite à un accident cardio vasculaire cérébral et à une fibromyalgie.☺

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